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Les trois accidents ferroviaires ne sont pas comparables
La gare de triage de Bettembourg.

Les trois accidents ferroviaires ne sont pas comparables

Photo: Marc Wilwert
La gare de triage de Bettembourg.
Luxembourg 2 min. 06.12.2018

Les trois accidents ferroviaires ne sont pas comparables

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
Le 16 octobre, une collision s'est produite dans la gare de triage de Bettembourg. Cet accident n'est pas comparable avec celui du 14 février 2017 qui avait fait un mort, ni avec celui de 2006, qui avait tué six personnes, affirme le ministre Bausch, arguments à l'appui.

«Le 16 octobre, un accident ferroviaire s'est produit à la gare de triage à Bettembourg, au même endroit où s’était produit l’accident mortel du 14 février 2017 et dans le même secteur que l’accident dramatique ayant fait 6 morts à Zoufftgen, le 11 octobre 2006»: le député David Wagner a interpellé le ministre François Bausch sur les causes de cet accident du 16 octobre. 

«Les trois accidents évoqués dans la question parlementaire ne peuvent absolument pas être comparés», souligne le ministre dans sa réponse parlementaire. La collision survenue le 16 octobre entre une locomotive de la SNCB à l'arrêt et deux wagons chargés de poutres métalliques à la gare de triage de Bettembourg fait l'objet d'une enquête. 

L'accident du 14 février 2017, qui avait fait un mort, et celui de 2006, où six personnes avaient péri, se sont produits sur un tronçon où la vitesse pour le transport de voyageurs est autorisée à 140 km/h, poursuit François Bausch. Il s'agit du même secteur géographique, mais pas du même endroit précisément.

Les wagons auraient heurté la locomotive à vitesse très réduite

«L’accident du 16 octobre 2018 s’est déroulé dans le faisceau de débranchement de l’installation de triage, sur la voie 201, en gare de Bettembourg-marchandises. Sur cette partie de l’infrastructure ferroviaire, réservée au triage par gravité de wagons et à la formation de trains de marchandises, la vitesse maximale autorisée est de 40 km/h pour les trains et de 30 km/h pour les mouvements de manoeuvre. L’infrastructure n’est pas en interaction avec la ligne principale entre Bettembourg-Thionville sur laquelle circulent les trains voyageurs», assure François Bausch, qui rappelle au passage le sens des responsabilités des CFL et leur souci de sécurité permanent avant de tempérer: «Cependant, comme pour toute activité industrielle, malgré toutes les mesures de précautions et de limitation des risques pris, un fond de risque résiduel subsiste.» 

Informée de l'accident, l'Administration des enquêtes techniques (AET) devra décider, selon les éléments à sa connaissance, s'il y a lieu de transmettre aux CFL des recommandations sur la sécurité. «Contrairement à l’assertion selon laquelle le Luxembourg autorise le départ d’un train sur les voies quand des manoeuvres de triage de wagons sont effectuées alors que la France ferait le contraire, il échet de préciser que la situation au Luxembourg et en France est identique. Le règlement général d’exploitation technique, en vigueur sur le réseau ferré luxembourgeois, interdit également le triage dans ces conditions», rectifie le ministre. 


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