Les trains vers la France accusent plus de retards que les autres
Les trains vers la France accusent plus de retards que les autres
Lorsqu'un train accuse trop de retard, il est parfois supprimé, sur une partie du parcours ou totalement, indique le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch (Déi Gréng), dans une réponse parlementaire. «Il n'existe pas de seuil fixe pour le retard à partir duquel un train est supprimé. Cette décision est prise au cas par cas en tenant compte de la situation spécifique.
La ponctualité moyenne des trains au Luxembourg s'élève à 94,09% au départ et à 90,84% à l'arrivée, en 2017. Seuls les retards supérieurs à six minutes sont pris en compte, selon les normes de la Commission européenne.
Cependant, les retards et suppressions varient en fonction des tranches horaires. Ils sont plus fréquents lors des heures de pointe.
Les trains vers la France sont les plus mauvais élèves. Ce sont aussi les lignes les plus chargées de voyageurs. La ligne 90 (Nancy - Metz - Luxembourg) est la pire élève avec 8,2% de suppressions (partielles ou totales) de trains en 2017, 11,1% pour le premier trimestre 2018, lors des heures de pointe matinales. Le soir, ce taux était de 8,6% en 2017 et s'élève à 11,2% pour le premier semestre 2018. En dehors des heures les plus chargées, les suppressions s'élevaient à 7,3% en 2017 et 12,4% au premier semestre 2018.
La ligne 70 (Luxembourg - Pétange - Rodange - Longwy) accuse elle aussi un taux de suppression plus élevé que la moyenne des autres lignes. Des statistiques qui s'expliquent par «des grèves répétées sur le réseau français [qui] ont fortement impacté les suppressions sur les lignes 70 et 90», poursuit le ministre dans sa réponse à la question parlementaire des députés André Bauler et Max Hahn (DP). Il insiste sur le fait qu'outre les désagréments liés aux grèves, le nombre de suppressions partielles ou totales est passé de 3.822 à 3.246 entre 2017 et 2018.
«Le retard moyen par train a diminué de 2,3 minutes en 2017 à 2,0 minutes en 2018», souligne le ministre qui précise aussi que «la ponctualité moyenne des trains ÇFL s’est améliorée sur le premier semestre 2018 avec 92,2% contre 90,8% en 2017».
«Avec en moyenne 1.000 trains par jour, le réseau fonctionne en heure de pointe au maximum de sa capacité, avec des cadences soutenues», rappelle François Bausch. Le moindre incident qui survient, a fortiori pendant des tranches horaires chargées, a des répercussions qui prennent rapidement de l'importance sur le réseau.

