Changer d'édition

Les syndicats enseignants poursuivent «le combat»
Luxembourg 02.02.2021 Cet article est archivé

Les syndicats enseignants poursuivent «le combat»

Pour le SEW/OGBL et l'Apess, la lutte contre la privatisation de l'enseignement public doit se poursuivre, l'accord sur les postes de direction des lycées n'étant que la partie émergée de l'iceberg.

Les syndicats enseignants poursuivent «le combat»

Pour le SEW/OGBL et l'Apess, la lutte contre la privatisation de l'enseignement public doit se poursuivre, l'accord sur les postes de direction des lycées n'étant que la partie émergée de l'iceberg.
Photo: Anouk Antony/archive
Luxembourg 02.02.2021 Cet article est archivé

Les syndicats enseignants poursuivent «le combat»

Bien que le ministère de l'Education nationale et la CGFP aient conclu, mardi, un accord sur l'accès des non-fonctionnaires aux postes de direction des lycées, le SEW/OGBL et l'Apess entendent poursuivre leur lutte contre «la privatisation sournoise de l'enseignement public».

(Jmh) - Si l'accord signé mardi entre Claude Meisch (DP) et la CGFP garantissant que les lycées spécialisés ne pourront pas être dirigés par des personnels issus du secteur privé constitue une victoire, «le combat» contre «la privatisation sournoise de l'enseignement public» ne ferait que commencer. Ou du moins s'annonce pour durer, à en croire le SEW/OGBL et l'Apess. Dans un communiqué publié mardi, les deux syndicats enseignants indiquent vouloir «maintenir la pression sur le ministre Meisch» pour maintenir «un enseignement public de qualité».


Politik, Lizeum, lycée de garçons,  Visite von Xavier Bettel und Claude Meisch, Gespräch mit einer Klasse 7ième und 4ième Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Débat à venir sur l'avenir de l'école publique
La commission des Pétitions a validé, mercredi, la tenue d'un échange public sur le projet de loi n°7662 déposé par le ministre de l'Education nationale. Un texte qui entend élargir les conditions d'accès pour la direction des lycées spécialisés. Près de 4.900 personnes s'y opposent.

Car si les deux entités «se réjouissent» du pas de côté effectué par le gouvernement, elles estiment que ce sujet «ne peut se concentrer sur la seule course aux postes de direction». Comprenez que les syndicats entendent s'opposer aux «méthodes du new public management dans l'enseignement public», à «la mise en concurrence des lycées» ou bien aux «entretiens d'évaluation et abolition des comités de professeurs». 


Politik, Lizeum, lycée de garçons,  Visite von Xavier Bettel und Claude Meisch, Gespräch mit einer Klasse 7ième und 4ième Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Copie à revoir pour le ministre de l'Education
Claude Meisch demandera aux députés de ne pas se prononcer sur le projet de loi 7662 qu'il soutenait. Face à la fronde syndicale, le ministre retire ce texte suggérant le recrutement de personnels issus du privé à la tête de lycées publics.

Autant de pratiques, associées aux «public private partnership et outsourcing de certaines activités scolaires à de grandes multinationales du secteur éducatif» ou à la mise en place d'«école-usine considérant le jeune comme une ressource humaine qui doit être rendue profitable», jugées contreproductives sur le moyen et le long terme. Raison pour laquelle le SEW/OGBL et l'Apess assurent qu'ils «agiront en conséquence». Une vision également partagée par déi Lénk qui dénonce notamment le fait que «l’école est devenue l’antichambre d’un marché du travail féroce et avide de chair à canon».

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Au retour des vacances de Pâques, les autotests seront généralisés dans toutes les classes du pays, a annoncé ce jeudi Claude Meisch. Avec l'espoir d'apporter «encore plus de sécurité», mais surtout de retrouver «un peu de normalité».
ARCHIV - 08.04.2021, Niedersachsen, Hannover: ILLUSTRATION - Ein Corona-Selbsttest, fotografiert mit neben dem Etui eines Grundschülers. In zahlreichen Bundesländern geht der Unterricht nach den Osterferien mit einer Corona-Testpflicht weiter. Ohne negatives Testergebnis ist der Besuch des Unterrichts nicht möglich. (zu dpa «Corona-Test vor dem Frühstück - Für Schulkinder gelten neue Regeln») Foto: Julian Stratenschulte/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
Au lendemain d'un accord avec le CGFP, les députés se sont exprimés au sujet de la privatisation rampante du système éducatif public. Mais de son côté, le ministre de l'Education s'est voulu rassurant, affirmant n'avoir aucune intention en ce sens.
La commission des Pétitions a validé, mercredi, la tenue d'un échange public sur le projet de loi n°7662 déposé par le ministre de l'Education nationale. Un texte qui entend élargir les conditions d'accès pour la direction des lycées spécialisés. Près de 4.900 personnes s'y opposent.
Politik, Lizeum, lycée de garçons,  Visite von Xavier Bettel und Claude Meisch, Gespräch mit einer Klasse 7ième und 4ième Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Claude Meisch demandera aux députés de ne pas se prononcer sur le projet de loi 7662 qu'il soutenait. Face à la fronde syndicale, le ministre retire ce texte suggérant le recrutement de personnels issus du privé à la tête de lycées publics.
Politik, Lizeum, lycée de garçons,  Visite von Xavier Bettel und Claude Meisch, Gespräch mit einer Klasse 7ième und 4ième Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Si jusqu'à présent seuls des fonctionnaires pouvaient postuler à des fonctions de direction dans les lycées luxembourgeois, le gouvernement envisage d'étendre le recrutement au privé. De quoi énerver les syndicats du secteur enseignant.
Lokales, Corona, Rentree für  die Schüler des  Lycée Hubert Clement, Minister Claude Meisch, Direktor Jean Theis, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort