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Les soignants appellent à une minute de silence
Luxembourg 2 min. 24.11.2021
Ce jeudi

Les soignants appellent à une minute de silence

Depuis vingt mois, les soignants sont en première ligne dans la lutte contre l'épidémie et ses conséquences sur leurs patients.
Ce jeudi

Les soignants appellent à une minute de silence

Depuis vingt mois, les soignants sont en première ligne dans la lutte contre l'épidémie et ses conséquences sur leurs patients.
Photo : dpa
Luxembourg 2 min. 24.11.2021
Ce jeudi

Les soignants appellent à une minute de silence

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Face au déni montant sur la réalité de l'épidémie, un mouvement initié par des personnels médicaux veut dénoncer l'aveuglement de certains sur les risques pour la santé publique mais aussi la fatigue des équipes hospitalières. Une minute de silence sera organisée ce jeudi 25 novembre.

Depuis quelque temps, la parole sur l'épidémie covid au Luxembourg a été accaparée par les chercheurs, par les politiques, par les opposants aux mesures sanitaires. Et les soignants? Eux font face à la nouvelle dynamique d'un virus qui, aujourd'hui, concerne 3.445 personnes au Luxembourg dont une cinquantaine prises en charge dans les hôpitaux. Ces soignants ont décidé qu'il était temps de se faire entendre. Leur moyen, paradoxe, une minute de silence.


Dans la tête des soignants
Alors qu’une nouvelle vague d’infections au covid remet la pression sur les hôpitaux, rencontre avec cinq personnels d’une unité de réanimation du CHEM. Entre abnégation, doute et lassitude après 20 mois de pandémie.

Applaudis au début de la crise, les soignants sont maintenant un peu oubliés dans les pensées des uns et des autres. Pourtant, ce sont encore et toujours eux qui sont en première ligne. Faisant face à nouveau à la remontée des cas (et donc des malades à soigner), face à la mort, face à ces interventions qu'il faut décaler, face aux théories du complot. D'où cette volonté de s'arrêter, ce 25 novembre, et descendre dehors, devant les hôpitaux et établissements de santé, pour exprimer fatigue, manque de considération et refus des analyses qui réfuteraient la réalité du virus.

D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que les initiateurs de ce mouvement réunis autour du Dr Marco Klopp, anesthésiste aux Hôpitaux Robert-Schuman, veulent d'ores et déjà reconduire cette minute de silence tous les 15 jours. Pile le rythme choisi par les contestataires (anti-vax, anti-masques, anti-gestes barrières et autres) qui participent aux marches blanches et silencieuses. «On veut mettre au pilori la désinformation ciblée», vise clairement Marco Klopp. Et le soignant de rappeler : «Le virus tue et les vaccins sont une arme efficace contre l'évolution redoutée de la maladie grave». 


Medical workers of the COVID-19 intensive care unit (ICU) at the Santo Stefano hospital in Prato, near Florence, Tuscany, wearing their PPE (personal protective equipment) with photos of themselves printed and their name written on it, are pictured while tending to a patient on December 17, 2020 at the hospital in Prato. - Doctors and nurses in the ICU of Santo Stefano hospital wear protective gear with their real face pictured on it  to be recognized by patients and reassure them. (Photo by Alberto PIZZOLI / AFP)
Une minute de silence pour les victimes du covid
La pétition demandant cet hommage national a reçu suffisamment de signatures pour que les députés luxembourgeois se penchent sur la question.

Pour mémoire, il y a un an, l'idée d'une minute de silence à la mémoire des victimes du SARS-CoV2 mais aussi de celles et ceux qui avaient pris soin d'elles avait été décidée. Un temps de recueillement qui avait pris forme en juin, à l'occasion de la Fête nationale. L'action est la même cette fois encore, mais pas forcément les revendications derrière. Les quatre grands groupes hospitaliers ont déjà fait savoir qu'ils prendraient part à cette initiative baptisée #yeswecare.

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La minute de silence des blouses blanches - Hôpital Kirchberg
photo: Steve Eastwood
La hausse du nombre de patients soignés dans les services de réanimation du CHEM ne laisse pas indifférents les personnels. Des soignants qui se retrouvent le plus souvent au chevet de personnes non vaccinées.