Les réfugiés de la Méditerranée sur le sol luxembourgeois
Les réfugiés de la Méditerranée sur le sol luxembourgeois
(MF) – Tandis que ces jours-ci les yeux sont tournés vers la Manche, où les traversées de migrants vers l'Angleterre sont en forte augmentation, le ministre de l'Immigration et de l'Asile, Jean Asselborn (LSAP) dresse un rapide bilan des efforts consentis par le Luxembourg pour accueillir des réfugiés qui ont traversé la Méditerranée.
Depuis 2018, «41 personnes sont arrivées au Luxembourg. Ces personnes se trouvaient sur le MV Lifeline, l'Aquarius, le Sea-Watch 3, l'Alan Kurdi et le Cigala Fulgosi», résume le ministre dans sa réponse au député Fernand Kartheiser (ADR), soucieux de faire un point sur le nombre et l'origine des personnes secourues en Méditerranée qui se trouvent effectivement déjà sur le sol luxembourgeois.
Parmi ces 41 personnes, tous sont des hommes excepté une femme et un enfant. Ils sont, pour dix-sept d'entre eux originaires du Soudan -arrivés au Findel à la mi-juillet- sept viennent d’Érythrée, six de Somalie, quatre du Nigeria et sept de divers pays. En arrivant au Luxembourg, ils ont le statut de demandeur d'asile et ne bénéficient d'aucun traitement de faveur mais entrent dans la procédure normale pour demander l'asile. Seuls deux d'entre eux ont obtenu jusqu'ici la protection internationale. Pour les autres, la procédure est en cours.
Plus grande solidarité souhaitée
Comme pour le récent sauvetage des 104 migrants qui se trouvaient à bord de l'Eleonore, le «Luxembourg est, à côté de la France, de l'Allemagne, le Portugal et l'Irlande , parmi les pays qui ont continuellement participé» à l'accueil de migrants qui débarquent aux portes de l'Europe sur des bateaux.
Jean Asselborn qui plaide inlassablement pour une plus grande solidarité de tous les pays européens en la matière, cite dans un deuxième temps aussi la Belgique, l'Espagne, la Finlande, les Pays-Bas, la Lituanie, la Bulgarie, la Roumanie et la Slovénie.
Le ministre luxembourgeois souhaiterait que l'Europe se dote d'un quota minimal de prise en charge de migrants par pays. «Cela évitera cette gestion ridicule, bateau après bateau, qui ne nous honore pas.»
