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Les réactions des politiques luxembourgeois: Brexit: «Ce n'est pas un divorce à l'amiable, ce n'était pas une grande histoire d'amour non plus»
Luxembourg 3 min. 24.06.2016

Les réactions des politiques luxembourgeois: Brexit: «Ce n'est pas un divorce à l'amiable, ce n'était pas une grande histoire d'amour non plus»

Les réactions des politiques luxembourgeois: Brexit: «Ce n'est pas un divorce à l'amiable, ce n'était pas une grande histoire d'amour non plus»

Luxembourg 3 min. 24.06.2016

Les réactions des politiques luxembourgeois: Brexit: «Ce n'est pas un divorce à l'amiable, ce n'était pas une grande histoire d'amour non plus»

Marc VANACKER
Marc VANACKER
«Ce n'est pas possible de demander le divorce et de vouloir rester marié», lance Xavier Bettel. «Le Brexit n'est pas un divorce à l'amiable», prévient Juncker ou encore «Les référendums sont une arme dangereuse », assène Jean Asselborn. Les dernières réactions de la classe politique luxembourgeoise à propos du Brexit.

«Ce n'est pas possible de demander le divorce et de vouloir rester marié», lance Xavier Bettel. «Le Brexit n'est pas un divorce à l'amiable», prévient Juncker ou encore «Les référendums sont une arme dangereuse », assène Jean Asselborn. Les dernières réactions de la classe politique luxembourgeoise à propos du Brexit.

Dans une première réaction après la réunion du conseil de gouvernement ce vendredi, le Premier ministre, Xavier Bettel, a parlé d'une décision qu'il «regrettait mais qu'il fallait respecter. Le challenge consiste maintenant à faire en sorte que l'UE reste attractive. Ne punissant pas ceux qui croient en l'idée européenne.»

«Le vote est tombé. Le peuple britannique a pris la décision et, au fond, veut divorcer. Un divorce dont il faudra voir cette semaine comment il se concrétisera, car ce n'est pas possible de demander le divorce et de vouloir rester marié. Il s'agit de parler au sein de l'EU des prochaines étapes. Elles devront être discutées entre les 27 pays membres», a expliqué le Premier ministre luxembourgeois.

Xavier Bettel a annoncé qu'il ferait une déclaration sur le Brexit, ce jeudi 30 juin 2016 devant la Chambre des députés. En attendant, les relations entre la Grande-Bretagne et le Grand-Duché ne changeront pas, a assuré le Premier ministre.

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne se passera pas comme un "divorce à l'amiable", a mis également en garde le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, en réclamant que Londres dépose "immédiatement" sa demande de quitter l'UE.

"Ce n'est pas un divorce à l'amiable mais après tout ce n'était pas non plus une grande relation amoureuse", a-t-il lâché à l'antenne de la télévision allemande ARD vendredi soir.

"Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement", a-t-il insisté.

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi, après la victoire du Brexit au référendum, qu'il quitterait ses fonctions en octobre et qu'il laisserait à son successeur le soin de négocier la sortie de l'UE de son pays.

Un des favoris à sa succession, l'ex-maire de Londres Boris Johnson, a assuré de son côté que le départ britannique devait se faire "sans précipitation", laissant entendre que les autorités allaient faire traîner les choses le plus longtemps possible.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a jugé "scandaleux" le choix de M. Cameron de ne quitter son poste qu'en octobre, estimant qu'il prenait "tout le continent (européen) en otage".

Ce samedi, Jean Asselborn, participera à la réunion des six pays-fondateurs de l'UE  à Berlin.

"Le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier recevra samedi 25 juin les ministres des Affaires étrangères français (Jean-Marc Ayrault), néerlandais Bert Koenders, italien (Paolo Gentiloni), belge (Didier Reynders) et luxembourgeois (Jean Asselborn) pour des discussions" et un "échange sur les thèmes actuels de la politique européenne", selon un communiqué.

«Les référendums sont une arme dangereuse», a déclaré Jean Asselborn vendredi après la réunion de l'UE des ministres des Affaires étrangères et européennes à Luxembourg.

"Cependant, nous ne pouvons pas rester en état de choc" a averti Asselborn qui convient que les négociations devront commencer dès que possible. "Nous voulons un divorce civilisé", a-t-il précisé.

Pour l'ancienne commissaire européenne et actuelle députée européenne Viviane Reding «un divorce réussi est mieux qu'un mariage raté. Bonne chance à ce nouvel état non-membre de l'UE».


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