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Les professions médicales ou les filiales du plein-emploi
Luxembourg 4 min. 13.11.2014 Cet article est archivé
Foire de l'étudiant à Luxexpo

Les professions médicales ou les filiales du plein-emploi

Melinda Duarte de l'Association des Infirmiers en pédiatrie au Luxembourg (ALIP): "Il y a un très grand manque d'infirmières en pédiatrie au Luxembourg. C'est une spécialisation de deux années supplémentaires par rapport à la formation d'infirmière".
Foire de l'étudiant à Luxexpo

Les professions médicales ou les filiales du plein-emploi

Melinda Duarte de l'Association des Infirmiers en pédiatrie au Luxembourg (ALIP): "Il y a un très grand manque d'infirmières en pédiatrie au Luxembourg. C'est une spécialisation de deux années supplémentaires par rapport à la formation d'infirmière".
Photo: Maurice Fick
Luxembourg 4 min. 13.11.2014 Cet article est archivé
Foire de l'étudiant à Luxexpo

Les professions médicales ou les filiales du plein-emploi

Les professions médicales sont au centre de la Foire de l'étudiant qui s'achèvera vendredi soir à LuxExpo. Et pour cause: les besoins des employeurs sont énormes au Luxembourg! Mais dans les hôpitaux ne travaillent pas que des médecins et des infirmières. La palette de professions est très large et pas toujours médicale.

Les professions médicales sont au centre de la Foire de l'étudiant qui s'achèvera vendredi soir à LuxExpo. Et pour cause: les besoins des employeurs sont énormes au Luxembourg! Mais dans les hôpitaux ne travaillent pas que des médecins et des infirmières. La palette de professions est très large et pas toujours médicale.

Le message adressé aux étudiants qui sont venus nombreux jeudi à la Foire de l'étudiant à LuxExpo (halls 2 et 3) est limpide et le même à tous les stands: les professions de santé sont demandées au Luxembourg. Les débouchés ne manquent pas. Et ça pourrait bien durer...

«Tous nos étudiants quasiment trouvent facilement un travail et dans toutes les formations que nous proposons. C'est vraiment exceptionnel qu'un étudiant n'en trouve pas», assure Marianne Gillen, directrice du Lycée technique pour professions de santé (LTPS).

«On ne peut pas former autant de diplômés qu'il y en a besoin au Luxembourg», assure même la directrice du LTPS où sont inscrits 1.350 élèves en cette année scolaire 2014-2015. Soit presque 200 élèves de plus que l'année précédente.

A défaut d'infirmières en pédiatrie

Et pour cause: «Nous avons ouvert un maximum de classe d'aide-soignantes cette année car il y a un grand besoin pour cette formation». Même chose pour la formation de l'infirmière: «On prend toujours tous les élèves qui sont dans les conditions de faire des études au Luxembourg», pose la directrice.

Dans certaines spécialisations comme celle de l'infirmière en pédiatrie, il y a même «une très grande pénurie de candidats», assure Mélinda Duarte de l'Association des Infirmiers en pédiatrie au Luxembourg (ALIP).

L'ennui c'est qu'à défaut de trouver des infirmières avec une telle spécialisation en poche -soit deux années d'études supplémentaires par rapport à la formation d'infirmière classique- les employeurs embauchent des infirmières. Mais la pédiatrie «ce sont des soins spécifiques, d'autres maladies et puis un enfant n'est pas un petit adulte», résume Bryan Weis, infirmier en pédiatrie aux soins intensifs au Centre hospitalier du Nord.

Les professions de santé sont au coeur du débat cette année à la Foire de l'étudiant.
Les professions de santé sont au coeur du débat cette année à la Foire de l'étudiant.
Photo: Maurice Fick

«Je ne connais pas un médecin qui soit au chômage!», lance le Dr Gregor Baertz, directeur médical pour les Hôpitaux Robert Schuman, groupe hospitalier qui englobe l'Hôpital Kirchberg, la Clinique Bohler, la ZithaKlinik et la Clinique Sainte-Marie à Esch. Le groupe emploie 2.200 personnes dont 250 médecins en mode libéral.

Le Dr Baertz sait que «la pyramide des âges dans les hôpitaux correspond à celle de la population en général et qu'avec le phénomène des "babyboomers" il y a pas mal de places qui vont se libérer dans les vingt ans à venir». La demande évolue vers le haut pour deux autres raisons: la féminisation de la profession et la recherche d'un meilleur équilibre travail-famille de la part des hommes font qu'on est loin des 70 heures semaine effectuées par les médecins de l'ancienne génération.

A l'échelle du pays, la Fédération des Hôpitaux luxembourgeois (FHL) dénombre 4.171 postes de travail (on parle d'Emplois à temps plein) dont pas moins de 2.780 infirmiers. "C'est un secteur qui n'arrête pas de grandir!", assure Paula Rosa, secrétaire au sein de la FHL. La progression annuelle a été de 6,7% dans le secteur de la santé au Luxembourg entre 1999 et 2009.

«Les étudiants se limitent à voir les hôpitaux comme des lieux où il y a un médecin, une infirmière et un malade...mais il y a une cuisine qui tourne, des gens qui font le nettoyage, la maintenance, la peinture, le travail du serrurier, etc. Un hôpital c'est un tout.», explique Paula Rosa.

En réalité 31% des emplois dans le secteur hospitaliers ne sont pas directement liés aux soins. Il y a les professions liés aux travaux d'entretien mais aussi au travail administratif (19%) c'est-à-dire la comptabilité, la facturation, le contrôle de gestion mais aussi l'accueil des patients et visiteurs.

Maurice Fick


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