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Les politiques se vendent-ils bien à la Braderie de Luxembourg ?
Luxembourg 7 3 min. 04.09.2018 Cet article est archivé

Les politiques se vendent-ils bien à la Braderie de Luxembourg ?

Pour les nouveaux électeurs, il n'est pas toujours évident de savoir quel parti propose quoi.

Les politiques se vendent-ils bien à la Braderie de Luxembourg ?

Pour les nouveaux électeurs, il n'est pas toujours évident de savoir quel parti propose quoi.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 7 3 min. 04.09.2018 Cet article est archivé

Les politiques se vendent-ils bien à la Braderie de Luxembourg ?

La Braderie de Luxembourg n'attire pas uniquement les amateurs de bonnes affaires. Les partis politiques, également, profitent de la foule pour faire leur publicité, tandis que le compte à rebours des élections défile. Mais à quel point les politiciens sont-ils proches de la population lors de tels événements ?

La diversité du paysage des partis politiques est parfois déroutante, surtout pour les jeunes qui, pour la première fois de leur vie au cours du mois prochain, devront inscrire une croix sur un bulletin de vote. Quels sont les objectifs inhérents à chaque parti ? La Braderie de Luxembourg-Ville, qui a lieu tous les premiers lundis de septembre, offre une très bonne opportunité d'entrer en contact direct avec les politiques et de s'informer sur les exigences des différents partis.

Mais dans quelle mesure les candidats s'ouvrent-ils lors de tels événements, surtout lorsque des jeunes viennent les questionner sur des questions de logement ou de croissance ? Pour obtenir des réponses à ces questions, moi, Glenn Schwaller, 22 ans et étudiant, ai tenté ma propre expérience.

Je commence par aborder le CSV et sollicite le député Gilles Roth pour répondre à la question suivante: «pourquoi, en tant que jeune adulte, choisir le CSV ?» Les bras croisés, il se réfère d'abord au programme électoral du parti, avant d'accepter d'expliquer certaines de leurs mesures et objectifs. La conversation s'achève après seulement trois minutes, sans jamais réellement s'être avérée instructive. 

C'est au tour des Verts. Stéphanie Empain, qui mène la liste dans le district Nord, est très ouverte. Elle présente son argumentation à propos de la croissance à venir au Luxembourg, bébé sur le dos, assis dans un sac de transport. Elle aimerait assister à la mise en place de conditions de travail plus favorables à la famille, et plus flexibles concernant le travail à domicile. 

Bettel et Schneider prennent leur temps

L'arrivée du Premier ministre Xavier Bettel devant le stand du DP cause beaucoup d'agitation et rendant difficile une discussion politique sérieuse. Mais, après une brève conversation avec le secrétaire général, Claude Lamberty, il est finalement possible de parler au chef du gouvernement, qui organise une séance de questions/réponses.

Xavier Bettel répond à mes questions pendant plusieurs minutes, n'arrêtant pas tant que toutes n'ont pas trouvé réponse, bien que les passants et collègues du parti ne l'interrompent encore et encore. Il en va de même pour les socialistes du LSAP: le vice-Premier ministre Etienne Schneider répond immédiatement à mes interrogations, et en profite pour aborder tous les thèmes de son programme électoral. 

Place aux petits groupes, maintenant. L'ADR, lui aussi, fait fréquemment référence à son programme électoral. Puis s'engage une conversation, au sein de laquelle il est rappelé que le parti représente la seule force conservatrice du pays. 

Une déclaration qui risque de ne pas plaire au petit nouveau, déi Konservativ. Le stand de ce parti est décoré de plusieurs paniers cadeau et jouets, que les enfants peuvent gagner en faisant tourner une roue de la fortune. Derrière, il y a Joé Thein, le fondateur, sérieux et éloquent, bien que ses propos abordent rarement des choses concrètes. 

Il en va de même pour déi Lenk: quand je demande à Jean-Jacques Redondo pourquoi je devrais donner mon vote à la gauche, il me répond en critiquant les autres partis et en appelant à une réorientation de la politique. Il reste, toutefois, à définir comment traduire tout cela concrètement. 

Les Pirates sont les plus bavards

Si la plupart des partis ont planté leur tente rue Philippe II, Sven Clement et le Parti Pirate, quant à eux, se tiennent sur la place d'Armes. Après avoir attendu un instant que la musique alentour se calme, il expose ses intentions politiques.

La conversation dure une demi-heure: c'est la plus longue de la journée. Au lieu de réciter le programme du parti, le candidat parle et discute; il déplore la complexité du site internet de la Chambre, demande que tous les députés aient un bureau des citoyens dans leur circonscription ou leur ville d'origine et cite des exemples étrangers en matière de logement. Dans l'ensemble, le président du parti dégage une apparence très authentique. 

(gs trad. JV)

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