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Les partis politiques devraient être mieux dotés
Luxembourg 2 min. 11.11.2019

Les partis politiques devraient être mieux dotés

Les partis du pays ont besoin des deniers publics pour fonctionner, une manne qui devrait nettement augmenter.

Les partis politiques devraient être mieux dotés

Les partis du pays ont besoin des deniers publics pour fonctionner, une manne qui devrait nettement augmenter.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 11.11.2019

Les partis politiques devraient être mieux dotés

Si tous les députés de la commission des Institutions semblent d'accord sur la nécessité d'augmenter les dotations accordées aux partis, la question de leur contrôle divise. Explications.

(AA) - Inflation non prise en compte, flou entourant les recettes des partis, besoin de contrôle éthique... Ces trois points ont occupé les débats à la Chambre, vendredi, et poussé les députés à chercher un compromis pour refonder le financement des partis politiques. Des questions cruciales, alors que la confiance en la classe politique souffre d'une nouvelle affaire de possible conflit d'intérêts, qui secoue la ministre Corinne Cahen (DP). 

Au même titre que les entreprises, les partis du pays doivent faire avec l'inflation. Avec une nouvelle hausse de 3,2% prévue en 2019, les dépenses salariales des partis politiques ont augmenté au fil des ans. Pourtant, l'inflation n'entre pas en ligne de compte dans les sommes qui leur sont allouées par l'Etat. Le LSAP et le CSV ont évoqué des augmentations des subsides comprises entre 20 et 30%.  

Les partis politiques dépensent beaucoup d'argent en salaires, comme toutes les autres entreprises du pays.
Les partis politiques dépensent beaucoup d'argent en salaires, comme toutes les autres entreprises du pays.
Photo : Lex Kleren

Autre objet des négociations, la définition de ce qui constitue les recettes des partis. La dotation publique globale d'un parti ne pouvant pas dépasser 75% de ses recettes, les députés ont appelé à une clarification sur le sujet. «Il faut éviter que les partis ne gonflent artificiellement leurs recettes pour décrocher plus de dotations publiques», résumait Alex Bodry (LSAP) à l'issue de la commission.

Principal point d’achoppement, les députés ont évoqué la possibilité de créer une instance éthique chargée de surveiller le financement des partis et «d'émettre des recommandations» aux formations. Une proposition portée notamment par le CSV. Certains députés y étant «très réticents, voire opposés», comme le précise la Chambre des Députés sans citer d'élus, cet organisme ne devrait pas voir le jour à court terme.  

Pour rappel, ce sont actuellement les dispositions de la loi du 21 décembre 2007 portant réglementation du financement des partis politiques qui s'appliquent. Pour toucher le montant forfaitaire de 100.000 euros, les partis doivent présenter des listes complètes aux élections législatives et aux élections européennes. Ils doivent également avoir obtenu au moins deux pourcents du total des suffrages. Le dernier rapport de la Cour des comptes sur le sujet concluait que tous les partis avaient respecté la loi en 2017. 


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