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Les «Panama Papers» refont surface au Luxembourg
Luxembourg 2 min. 22.10.2020

Les «Panama Papers» refont surface au Luxembourg

Quatre ans après la fuite de 11,5 millions de documents du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, de nouveaux éléments ont été transmis début septembre par les autorités allemandes à l'administration des contributions directes.

Les «Panama Papers» refont surface au Luxembourg

Quatre ans après la fuite de 11,5 millions de documents du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, de nouveaux éléments ont été transmis début septembre par les autorités allemandes à l'administration des contributions directes.
Photo: Chris Karaba/archive
Luxembourg 2 min. 22.10.2020

Les «Panama Papers» refont surface au Luxembourg

Mises au jour en 2016, les pratiques fiscales de quelque 214.000 sociétés à travers le monde restent d'actualité puisque le ministre des Finances indique, ce jeudi, qu'«une grande quantité» de documents liés au Grand-Duché reçus début septembre sont en cours d'analyse.

Si 11.000 sociétés basées au Luxembourg figurent officiellement parmi les 11,5 millions de documents confidentiels des Panama Papers, ce nombre pourrait croître. Voire celui du nombre de personnes impliquées. Dans une réponse parlementaire laconique publiée jeudi, Pierre Gramegna (DP), ministre des Finances, indique que l'administration des contributions directes (ACD) a reçu «en date du 2 septembre 2020» de la part des autorités allemandes «une grande quantité de documents (...) ayant un lien personnel avec le Luxembourg».


Les habitudes révélées par les Panama Papers persistent chez certaines entreprises du Grand-Duché.
Sur les traces des Panama Papers au Luxembourg
Malgré le renforcement des contrôles et les nombreuses sanctions prononcées par les autorités du pays, certains acteurs impliqués dans le scandale au Grand-Duché continuent de faire des affaires. Grâce à des clients fidèles parfois dans le viseur de la justice française.

Si le locataire de la rue de la Congrégation indique que les éléments communiqués «par voie d'échange spontané» correspondent «notamment à des courriels, des actes de constitution de sociétés offshore, des contrats de fiducie, des résolutions d'actionnaires et des copies de passeports», il se garde bien d'avancer plus d'informations. Et se contente d'indiquer que l'ACD «est en train d'analyser ces documents à des fins d'imposition».

Issues de la fuite de 11,5 millions de documents confidentiels produits par l'ancien cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, les révélations des Panama Papers concernent à ce jour quelque 214.000 entités. Selon les données du Centre américain d'intégrité publique, au moins 150 enquêtes ont été ouvertes dans 79 pays sur de possibles situations d'évasion fiscale ou de blanchiment d'argent. 


Le Luxembourg resserre la vis autour des fiducies
Le projet de loi sur la création d'un registre des fiducies et des trusts a été adopté par les députés. Concrètement ce fichier est censé fournir des informations sur les personnes qui se cachent derrière des montages financiers et juridiques particulièrement compliqués.

Selon les dernières données du consortium international des journalistes d'investigation, le Luxembourg avait récupéré 2,4 millions d'euros, soit une goutte d'eau comparé au 1,2 milliard d'euros obtenus en 2019 au niveau mondial. Interrogé sur les sommes perçues à ce jour, le ministère des Finances n'a pas été en mesure de préciser cette information. Survenues après les LuxLeaks, ces révélations ont notamment abouti à la mise en place de nouvelles infractions comme la «fraude fiscale aggravée» ou l'«escroquerie fiscale», mais aussi d'une réglementation plus stricte. Notamment en ce qui concerne les fiducies

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