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Les «Keeseminnen» ne résisteront pas
Luxembourg 2 min. 10.09.2020 Cet article est archivé

Les «Keeseminnen» ne résisteront pas

Les bâtiments industriels disparaîtront au profit du projet d'urbanisation des «Rout Lëns» («Lentille Terres Rouges»).

Les «Keeseminnen» ne résisteront pas

Les bâtiments industriels disparaîtront au profit du projet d'urbanisation des «Rout Lëns» («Lentille Terres Rouges»).
Photo: Guy Wolff
Luxembourg 2 min. 10.09.2020 Cet article est archivé

Les «Keeseminnen» ne résisteront pas

Si certains bâtiments des friches industrielles des Lentille Terre Rouges seront protégés, tous n'échapperont pas à la démolition prévue dans le cadre du projet d'urbanisation «Rout Lëns». Une information confirmée mercredi par la ministre de la Culture.

(ASdN) - La verdict est tombé. Jusque-là menacés de démolition, les anciens accumulateurs à minerai d'Esch-sur-Alzette seront bel et bien détruits, confirme Sam Tanson (déi Gréng) dans une réponse parlementaire publiée mercredi. Malgré les nombreuses discussions et protestations des habitants, les «Keeseminnen» ne bénéficieront donc pas de la protection accordée à d'autres bâtiments de l'ancien site sidérurgique de la Métropole de Fer qui accueillera le projet d'urbanisation «Rout Lëns» («Lentille Terres Rouges», ndlr) à l'horizon 2024.


Etwa 15 Personen waren trotz Pandemie dem Aufruf der Vereinigung für Industriekultur CNCI gefolgt.
Des irréductibles contre la destruction du «Keeseminnen»
Sur la friche industrielle Lentille Terres Rouges d'Esch-sur-Alzette, un énorme bâtiment industriel baptisé Keeseminnen, est en cours de démolition. Malgré la crise sanitaire des citoyens protestent... en vain.

Ces témoins du passé du site sidérurgique eschois de 1907 ont pourtant pu bénéficier du soutien de la ministre de la Culture Sam Tanson (déi Gréng). Face aux députés, celle qui fait de la conservation du patrimoine son cheval de bataille précise ainsi avoir «entrepris des démarches» auprès de la commune d’Esch-sur-Alzette, des propriétaires et promoteur du site. 

Car pour être épargnés par les bulldozers, plusieurs conditions sont à remplir. Parmi elles, l'authenticité, l'histoire de l'architecture ou encore l'histoire technique, industrielle et artisanale du bâtiment. Pourtant, bien que «certains des critères peuvent s’appliquer», les échanges lancés par la ministre avec la commune d’Esch-sur-Alzette, les propriétaires et le promoteur n'ont mené qu'à des «réponses négatives».


Lokales, Häuser unter Denkmalschutz, Abriss, rue Mühlenbach, place d'Eich Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Conserver le patrimoine architectural à tout prix
Alors que l'urbanisation bat son plein, les défenseurs du bâti ancien tirent la sonnette d'alarme afin d'éviter toute démolition massive et irrémédiable. Si la pétition remporte un franc succès, cet engouement n'est pas au goût de tous, y voyant un autre aspect : celui des coûts engendrés.

La ministre admet donc avoir pris la décision de «ne pas entamer de procédure de classement», une décision qui aurait également été prise «dans un souci de sécurité juridique pour les parties concernées», justifie-t-elle. La question du classement des anciens accumulateurs à minerai n’aurait d'ailleurs jamais figuré à l’ordre du jour. 

Tous les bâtiments de l'ancien site industriel ne subissent toutefois pas le même sort. Plusieurs d'entre eux seront intégrés au projet, tels que la rangée des ateliers mécaniques, la centrale des tribunes ou encore le poste d’aiguillage.

Les portails seront conservés et installés ailleurs dans le futur quartier durable.
Les portails seront conservés et installés ailleurs dans le futur quartier durable.
Photo: Guy Wolff


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