Changer d'édition

Les «Jonk» font bloc pour la liberté de s'informer
Seules les grosses plateformes web pourraient appliquer l'article 13.

Les «Jonk» font bloc pour la liberté de s'informer

Illustration: Getty Images
Seules les grosses plateformes web pourraient appliquer l'article 13.
Luxembourg 15.03.2019

Les «Jonk» font bloc pour la liberté de s'informer

Les jeunes des partis politiques luxembourgeois interpellent les eurodéputés sur une directive européenne qui mettrait en péril l'accès à une pluralité culturelle sur internet.

(AF) - L'article 13, directive européenne concernant une réforme du droit d'auteur, fait réagir à leur tour les jeunes engagés du pays. Les Jonk Gréng, CSV, Demokraten et Sozialisten du Luxembourg ont diffusé ensemble un communiqué pour faire part de leur opposition à ce projet de loi.

Celle-ci prévoit que les plateformes de téléchargement puissent intervenir en matière de droit d'auteur lorsqu'un utilisateur veut publier ou utiliser des contenus. Autrement dit, étant donné la quantité de données téléchargées quotidiennement sur le web, la seule possibilité serait d'automatiser en utilisant un programme de filtrage afin d'intervenir en amont sur la protection des droits d'auteur. Par conséquent, seules les grosses plateformes telles que Facebook, Youtube, Instagram et consorts pourraient se permettre une telle pratique.

Ce projet de loi a déjà fait réagir au Luxembourg via Bee Secure qui a publié un article à ce sujet en décembre.

Les jeunes mettent en garde les eurodéputés sur cette démarche qui ne pourrait être mise en oeuvre que par les grosses plateformes, qui en ont les moyens. Et craignent les débordements d'une «caisse noire» qui «laisse trop peu de marge de manoeuvre» et dont le raisonnement serait «mieux vaut trop censurer que pas assez». 

Ils rappellent qu'Internet permet de «s'informer, s'exprimer et échanger les uns avec les autres», que c'est aussi un endroit où les «artistes, journalistes, écrivains, professionnels ou pas, ont la possibilité de partager leurs travaux». Cette directive met en péril la liberté de s'informer, car le risque, dénoncent-ils, est d'avoir accès à moins de contenus.