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Les jeunes Luxembourgeois ne lâchent plus leur téléphone
Luxembourg 4 min. 08.02.2022 Cet article est archivé
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Les jeunes Luxembourgeois ne lâchent plus leur téléphone

Plus de 40% des enfants qui résident au Luxembourg sont déjà propriétaires d'un smartphone avant l'âge de 12 ans.
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Les jeunes Luxembourgeois ne lâchent plus leur téléphone

Plus de 40% des enfants qui résident au Luxembourg sont déjà propriétaires d'un smartphone avant l'âge de 12 ans.
Photo: Shutterstock
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Les jeunes Luxembourgeois ne lâchent plus leur téléphone

Laura BANNIER
Laura BANNIER
A l'âge de 12 ans, ils sont 80% à posséder un smartphone. Les jeunes résidents luxembourgeois sont accros à leur téléphone portable, et passent en moyenne trois heures par jour à le consulter, selon un rapport.

Ordinateurs, tablettes, consoles ou encore téléphones portables, tout a été passé au crible. C'est la première fois que l'on analyse l'utilisation des écrans par les jeunes résidents luxembourgeois. Ces derniers sont au coeur d'un rapport paru ce mardi, visant à suivre l'évolution et les risques liés aux utilisations des nouvelles technologies.


(FILES) In this file photo illustration, a person looks at a smart phone with a Facebook App logo displayed on the background, on August 17, 2021, in Arlington, Virginia. - Facebook on October 8, 2021 said some users were having problems accessing its services, just days after a massive outage. "We�re aware that some people and businesses are having trouble accessing Facebook products," a spokesperson told AFP. (Photo by OLIVIER DOULIERY / AFP)
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Combinant deux études, l'une du côté des parents, l'autre de celui des enfants, ce rapport réalisé par BEE SECURE, est sans appel: (presque) tous les jeunes âgés entre 17 et 30 ans résidant au Luxembourg sont propriétaires d'un smartphone. Ils sont en effet 99% à être équipés, et ne comptent pas les heures qu'ils passent rivés sur ce petit écran noir, puisque 97% d'entre eux affirment l'utiliser quotidiennement. Même constat pour leurs cadets, les adolescents âgés entre 12 et 16 ans, qui sont tout autant à utiliser leur téléphone tous les jours.

C'est à l'âge de 12 ans, justement, que le téléphone portable devient un outil indispensable aux enfants qui s'apprêtent à faire leur rentrée dans l'enseignement secondaire. En effet, 80% des résidents luxembourgeois âgés de 12 ans sont propriétaires d'un smartphone. Et 40% ont même reçu leur premier téléphone avant d'atteindre cet âge. L'âge minimal auquel un enfant obtient son premier téléphone portable évoqué par le rapport est 6 ans.

La durée d'utilisation des écrans varie également selon l'âge des répondants. Ainsi, si la très grande majorité des 3 à 11 ans utilisent leur smartphone et leur tablette pendant moins d'une heure par jour en semaine, les 12-16 ans sont 45% à utiliser leur portable plus de trois heures par jour en semaine. Un chiffre qui passe même à 59% le weekend. De leur côté, les 17 à 30 ans sont 52% à passer plus de trois heures par jour les yeux rivés sur leur téléphone en semaine, et 69% le weekend. Des chiffres en adéquation avec les autres études internationales menées sur le sujet, note le rapport de BEE SECURE.

YouTube en haut

Autre facteur qui différencie les groupes d'âge: l'objectif de leur utilisation d'un smartphone. Si les 3 à 11 ans emploient principalement l'objet pour jouer, regarder une vidéo ou écouter de la musique, leurs aînés accordent davantage de temps à la communication avec leurs proches, les réseaux sociaux et à la simple action de téléphoner. 

Ainsi, YouTube est l'application la plus mentionnée par les parents d'utilisateurs de smartphones. Elle est la première chez les 3 à 11 ans, suivie par Netflix et WhatsApp. Les 12-16 ans ont une préférence pour WhatsApp, suivie de YouTube et Snapchat, tandis que les 17-30 ans sont accros à Instagram, suivie par Facebook et YouTube. Lorsqu'elle est posée aux enfants directement, cette question obtient cependant une réponse différente. Ainsi, les 11.333 élèves âgés de 8 à 18 ans interrogés par BEE SECURE lors de l'année scolaire 2020-2021 ont indiqué utiliser plus fréquemment TikTok. L'application de partage de vidéos est ensuite suivie de Snapchat et YouTube.


11.01.2021, Schleswig-Holstein, Kiel: Eine Schülerin einer 12. Klasse schreibt während einer Unterrichtsstunde an der Max-Planck-Schule auf ihrem Tablet. Seit heute gelten auch in Schleswig-Holstein strengere Maßnahmen zur Eindämmung des Coronavirus. Dazu gehört unter anderen die Einschränkung des Schulunterrichts, Präsenzunterricht ist in Schleswig-Holstein nur für Abschlussjahrgänge vorgesehen. Foto: Gregor Fischer/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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Au-delà de s'intéresser à l'utilisation de ces nouvelles technologies, ce rapport de 45 pages s'est également penché sur les principaux risques liés à l'usage des smartphones et autres écrans. Parents et enfants ont ainsi évoqué le temps d'écran, l'utilisation excessive, la désinformation, les contenus haineux ou violents, le cyberharcèlement, la cybercriminalité ou encore les contenus non adaptés à l'âge comme dangers liés à l'emploi d'internet.

Les parents répondant à cette étude estiment que les enfants âgés de 3 à 16 ans sont principalement exposés au risque de «passer trop de temps en ligne». Pour les 17 à 30 ans, qui sont pourtant ceux qui passent le plus de temps sur leur téléphone, ce danger n'apparaît pas dans les risques les plus cités. Pour cette catégorie d'âge, la désinformation et les «fake news» constituent les risques auxquels ils se sentent les plus exposés. Parmi eux, 61% indiquent avoir déjà regardé des vidéos mettant en scène des gens maltraités, 23% avouent que des vidéos ou des photos d'eux ont été diffusées sans leur autorisation, tandis que 10% affirment avoir été cyberharcelés au moins une fois.

Ayant pour but d'informer les acteurs œuvrant pour une utilisation plus sûre d'internet par les enfants et les adolescents, un rapport sera désormais publié annuellement par BEE SECURE.

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