Changer d'édition

Les hôpitaux rebasculent en phase 3
Luxembourg 3 min. 08.01.2021

Les hôpitaux rebasculent en phase 3

Du 28 décembre au 3 janvier, 103 hospitalisations en soins normaux et 32 en soins intensifs de patients covid ont été confirmées (contre 135 et 37 la semaine précédente). De quoi assouplir les restrictions hospitalières.

Les hôpitaux rebasculent en phase 3

Du 28 décembre au 3 janvier, 103 hospitalisations en soins normaux et 32 en soins intensifs de patients covid ont été confirmées (contre 135 et 37 la semaine précédente). De quoi assouplir les restrictions hospitalières.
Photo : AFP
Luxembourg 3 min. 08.01.2021

Les hôpitaux rebasculent en phase 3

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Depuis mardi, le plan hospitalier a basculé un cran en-dessous de ce qu'il était. De quoi permettre la reprogrammation de certaines prises en charge médicales repoussées depuis la mi-novembre.

17 novembre 2020/5 janvier 2021: ces huit dernières semaines, les hôpitaux luxembourgeois ont vécu en phase 4. Un niveau jamais atteint depuis l'instauration de ce que les centres hospitaliers désignent comme leur «tableau de montée en charge». Une période inédite dans l'histoire sanitaire du pays où, face à la vague d'hospitalisations covid, il a fallu déprogrammer la plupart des actes chirurgicaux et la prise en compte de certaines pathologies.


CORONADO, CALIFORNIA - DECEMBER 14: (EDITORIAL USE ONLY) Registered nurse Jenni Knapmiller dons personal protective equipment (PPE) as she prepares to care for a COVID-19 patient in the COVID unit at Sharp Coronado Hospital on December 14, 2020 in Coronado, California. According to state figures, Southern California, which includes San Diego County, currently has only 1.7 percent of its ICU (Intensive Care Unit) bed capacity remaining amid a spike in COVID-19 cases and hospitalizations. Sharp HealthCare is the largest health system in San Diego County and is currently treating approximately 400 COVID-19 patients in its four acute hospitals.   Mario Tama/Getty Images/AFP
== FOR NEWSPAPERS, INTERNET, TELCOS & TELEVISION USE ONLY ==
Le SOS des hôpitaux luxembourgeois
Afin de ne pas mettre en péril les premiers signes de ralentissement de l'épidémie et soulager les équipes soignantes, la Fédération des hôpitaux en appelle aux habitants. Et de réclamer un «comportement responsable» pour ces fêtes.

Depuis mardi, la phase 3 est le nouveau régime auquel s'astreignent les quatre centres hospitaliers du pays. La décision a été validée par la cellule de crise du ministère de la Santé, et marque le retour à un mode de fonctionnement que le Luxembourg avait déjà traversé, entre le 27 octobre et le 17 novembre dernier cette fois. «Ce qui explique la bascule? D'abord la diminution du rythme des infections», indique Sylvain Vitali, secrétaire général de la Fédération des hôpitaux. Un indicateur qui a permis aux hôpitaux d'estimer qu'ils pouvaient descendre d'un niveau leur degré de restrictions d'activité.

Car moins de nouveaux cas feront forcément moins de malades à occuper des lits en soins normaux ou intensifs dans les jours à venir. «Fort de l'expérience des mois passés, on arrive maintenant à avoir des prospectives sur ce qui peut survenir, au moins pour la partie des entrées à l'hôpital», indique le ministère de la Santé. Des services qui, au vu des dernières statistiques, planifiaient même un possible retour à la phase 2 vers la mi-janvier ou le 20 du mois. Mais le virus a habitué les acteurs de la santé a se montrer prudents, alors mieux vaut attendre.

En attendant, «il appartient à chaque centre hospitalier de décider quelle activité, il reprend et avec quelle intensité», poursuit Sylvain Vitali. Aucun plan général par spécialité ne s'applique au niveau national, et du ChdN d'Ettelbruck à Emile-Mayrisch à Esch en passant par le CHL dans la capitale, chacun garde son autonomie d'action. «En tout cas, en phase 3, plus d'actes chirurgicaux peuvent être entrepris et moins de déprogrammations sont à prévoir». Un plus pour la santé générale.

Si le nombre de malades covid occupant un lit en soins intensifs ou normaux constitue le second indicateur observé, le «plan» qui détaille les différentes phases tient compte d'autres facteurs. Comme le nombre de personnels disponibles et même l'état de fatigue des soignants et de l'ensemble des salariés travaillant au service des patients infectés par le coronavirus ou souffrant d'autres pathologies. «Ce passage en phase 3 offre une bouffée d'air à l'ensemble des professionnels de santé en stress-tests depuis de longs mois», salue Sylvain Vitali.


Lok ,Osten , Grevenmacher , Schulrentree nach Coronakrise im Fondamental/ Grundschule , Sars-CoV-2 , Covid-19 , Corona , Schule , Kinder , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Les enfants plus touchés par la variante du covid?
Apparue en novembre au Royaume-Uni, la nouvelle forme du virus possède «une incidence plus élevée» parmi les plus jeunes, selon les experts britanniques. Mais il n'est «pas possible de dire si cela est une vraie caractéristique intrinsèque», estime mercredi la direction de la Santé.

En raison du masque, la bouche est obscurcie et les enfants n'entendent pas la voix de l'éducateur ou de l'enseignant aussi clairement que sans masque. De ce point de vue, l'éducation non formelle des jeunes enfants (crèches) n'impose aucune obligation de masque au personnel s'occupant des enfants. Cependant, avec l'augmentation du nombre d'infections, un envoi a été émis, selon lequel le masque est fortement recommandé pour le personnel de la crèche. Dans le même temps, il est souligné que le responsable doit recourir à des masques transparents, notamment pour permettre aux enfants de ressentir à tout moment les expressions faciales du personnel. Ad 3) Les étudiants handicapés sont souvent exonérés de l'obligation de masque sur la base des certificats de leur médecin respectif. Une baisse de pression salutaire mais que menace quotidiennement une reprise des infections. Effet des fêtes, évolution de la nouvelle souche britannique, impact de la levée des restrictions (dans le commerce, les sports ou l'éducation), rien n'est moins certain que l'évolution sanitaire dans les jours à venir.  

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

L'OMS appelle l'Europe à «faire plus» face au virus
L'organisme basé à Genève a appelé jeudi les pays d'Europe à prendre davantage de mesures face à «une situation alarmante» en raison de la circulation d'une nouvelle variante plus contagieuse du coronavirus. A l'opposé des dernières décisions du Luxembourg.
A pedestrian wearing a face mask or covering due to the COVID-19 pandemic, walks past a shop, temporarily closed down due to current coronavirus restrictions, in Shrewsbury, western England on January 6, 2021, on the second day of Britain's national lockdown to combat the spread of COVID-19. - England went back into full lockdown as Europe battled Wednesday to stem a rising tide of coronavirus cases, and the United States logged its worst daily death toll of the pandemic. (Photo by Paul ELLIS / AFP)
Des soignants «à la limite de leurs capacités»
Considérés lors de la première vague de covid-19 comme des «héros», les personnels soignants poursuivent leur travail, jour après jour, depuis huit mois. Un marathon qui commence à peser sur le moral des troupes. Notamment au sein du service de soins intensifs du CHL.
Les hôpitaux passent en phase 4
Pour répondre aux besoins en lits et personnels pour la prise en charge des patients covid, les centres hospitaliers doivent reporter le plus d'opérations ou de prises en charge non essentielles.
Medical personnel attend a Covid-19 patient at the intensive care unit of the clinic of Occitanie in Muret, near Toulouse, southern France on November 16, 2020. - Government officials have indicated they hope to ease the lockdown from next month if the health crisis eases, in particular for hospitals dealing with a surge in intensive care patients. (Photo by Lionel BONAVENTURE / AFP)