Les étudiants luxembourgeois en appellent à l'Europe
Les étudiants luxembourgeois en appellent à l'Europe
(DH avec Annette Welsch) - A ce jour, le parcours d'un résident luxembourgeois amené à travailler ou étudier à l'étranger apparaît semé d'embûches. Et ce n'est pas le placement du pays sur la liste rouge de la Belgique et la deuxième vague de restrictions imposée par l'Allemagne et la Suisse - qui ont tous deux reclassé le Grand-Duché comme pays à risque - qui va infléchir la tendance.
«L'ACEL ne se réjouit pas de voir les restrictions de voyage se multiplier. Il faudrait une solution européenne, mais les étudiants sont oubliés», s'indigne Sven Bettendorf, le président de l'Association des cercles des étudiants luxembourgeois. Une association qui représente environ 40.000 jeunes, la plupart d'entre eux impactés d'une manière ou d'une autre par la crise sanitaire.
«L'Allemagne est plus particulièrement visée. Elle émet des restrictions sans vraiment définir quelles sont les règles à respecter, notamment par les étudiants étrangers», souligne encore le président de l'ACEL. La Suisse, quant à elle, est aussi montrée du doigt puisqu'«un test négatif n'est pas suffisant», l'étudiant luxembourgeois devant ainsi respecter une quarantaine s'il se rend côté helvète.
Par contre, lors de l'assemblée générale de l'ACEL, son président a salué le régime d'exception trouvé avec la Belgique. En effet, les étudiants y sont exemptés de toute quarantaine à condition de limiter leur déplacement au Luxembourg à moins de 48 heures et de pouvoir présenter une attestation d'inscription.
De bonnes avancées
Mais si la situation des étudiants apparaît pour le moins difficile, Sven Bettendorf a applaudi les efforts du gouvernement, notamment les aides financières accordées, la possibilité de repousser un temps la période d'examen et la distribution de bons pour passer un test covid dans les plus brefs délais. A ce propos, 270 de ces bons ont d'ores et déjà été distribués aux étudiants luxembourgeois inscrits dans une université allemande.
Par ailleurs, l'ACEL s'est aussi félicitée de la résolution de deux problèmes épineux. Le premier, en Autriche, l'association a réussi à faire en sorte que ses adhérents bénéficiant d'une bourse sociale soient exemptés de la redevance audiovisuelle locale. La deuxième, en Allemagne, où les étudiants luxembourgeois ne souhaitant pas réenregistrer leur voiture peuvent obtenir de l'aide et ne plus être accusés d'évasion fiscale.
D'autre part, si l'annulation de la Réunion européenne des étudiants luxembourgeois (REEL) est confirmée, des échanges avec le monde politique auront lieu le 10 octobre. «L'idée européenne n'est pas toujours au premier plan», a encore regretté le président de l'ACEL.
Lors d'une table ronde, sur le thème de l'avenir de Schengen (organisée à Belval), il aura l'occasion de partager le sentiment des étudiants luxembourgeois avec le commissaire européen Nicolas Schmit (LSAP), les eurodéputés Viviane Reding (CSV) et Charles Goerens (DP) ainsi que Karin Basenach, directrice du Centre européen des consommateurs à Luxembourg.
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