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Les élus face au casse-tête de la rentrée du fondamental
Luxembourg 9 4 min. 11.05.2020 Cet article est archivé

Les élus face au casse-tête de la rentrée du fondamental

Emile Eicher, président de Syvicol (au centre) a révélé les premiers chiffres prévisionnels de fréquentation de l'école fondamentale pour la rentrée du 25 mai 2020.

Les élus face au casse-tête de la rentrée du fondamental

Emile Eicher, président de Syvicol (au centre) a révélé les premiers chiffres prévisionnels de fréquentation de l'école fondamentale pour la rentrée du 25 mai 2020.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 9 4 min. 11.05.2020 Cet article est archivé

Les élus face au casse-tête de la rentrée du fondamental

Maurice FICK
Maurice FICK
Plus que quatorze jours avant la reprise, longtemps décriée, des écoles et des maisons relais. Tout n'est pas encore cadré et les bourgmestres s'inquiètent surtout du manque de personnel, d'espace et de l'organisation du transport des élèves.

(MF avec Diana Hoffmann ) – Aux côtés des bourgmestres en croisade pour l'Europe ce week-end ou des 102 communes en demande de masques de protection, le Syndicat des villes et communes luxembourgeoises (Syvicol), est sur plusieurs fronts depuis que le Luxembourg tente d'endiguer la pandémie liée au coronavirus. Mais celui qui lui donne le plus de fil à retordre est indéniablement l'organisation de la rentrée dans l'enseignement fondamental. 

Au lendemain de la reprise réussie des classes dans les lycées pour les seules terminales, Claude Meisch (DP), ministre de l'Education nationale, a dévoilé l'organisation de l'enseignement fondamental dont le principe premier est de scinder toutes les classes en deux. Un groupe A et un groupe B auront, alternativement une semaine sur deux, cours obligatoire en matinée pour l'un et études surveillées pour l'autre. Mais la mise en musique de la partition ministérielle est un véritable casse-tête chinois pour nombre des 102 communes du pays.

Réuni de manière inédite dans la grande salle du conseil de l'Hôtel de Ville de Luxembourg, le comité du Syvicol a fait le point sur ses actions menées depuis le 8 mars - lui conférant aujourd'hui une nouvelle image et un certain poids sur la scène décisionnelle - mais a bien dû reconnaître que les incertitudes concernant la rentrée du fondamental le 25 mai demeurent nombreuses. 

Un engagement que bourgmestres, échevins et conseillers prennent au sérieux mais qui les inquiète car les questions de personnel, de disponibilité de salles et de moyens de transport des élèves (tout doit être doublé) sont loin d'être réglées partout. Emile Eicher, président de Syvicol, a révélé les premiers chiffres prévisionnels de fréquentation: «Les enquêtes menées auprès des personnes concernées montrent que près de 60 % des élèves ne fréquenteraient que les groupes dits d'apprentissage, c'est-à-dire le groupe A».


Schoul Rentrée 2016-2017 - illustration - Photo : Pierre Matgé
Les communes face à leurs difficiles devoirs
Avant le 25 mai, et la reprise des cours des élèves du fondamental, les 102 communes vont devoir trouver les locaux, les personnels et les moyens de transport permettant la prise en charge des 6.000 jeunes fréquentant les écoles dont elles ont la charge. Un exercice rendu plus complexe encore en raison de l'épidémie.

Seuls 40 % d'entre eux se rendraient également à la maison relais après l'école, bien que la répartition en pourcentage diffère fortement selon les communes et les quartiers. Vice-présidente du Syvicol et bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, a dit «ne pas encore savoir à quoi ressemblera la répartition à Luxembourg mais un plan doit être élaboré avant la fin de cette semaine, qui devra ensuite être voté par le collège des bourgmestre et échevins. Il devra être mis en œuvre en une semaine». 

L'«énorme problème», selon Emile Eicher, demeure le transport des élèves. Les bus ne sont pas disponibles. Il rapporte qu'il n'y a pas de souci pour les élèves des classes A, mais il semble qu'une seconde tournée en bus devra être organisée pour les classes B, étant donné que les élèves des différentes classes ne devront pas se côtoyer. 

Tout indique qu'au moment de la reprise, du personnel pour accompagner les enfants sera nécessaire pour contrôler le respect des mesures de sécurité mais aussi orienter les élèves dans les couloirs. Dans les écoles où cela sera possible, un repas chaud sera proposé au déjeuner. Les cours de récréation devront pouvoir être utilisées pendant les pauses sous la surveillance du personnel enseignant.

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