Les dons affluent pour lutter contre le covid-19
Les dons affluent pour lutter contre le covid-19
En attendant que les promesses de vaccin prennent corps, le coronavirus poursuit son expansion à rythme lent dans un Luxembourg qui tente de retrouver une vie normale. Si tous les yeux sont davantage rivés vers les indicateurs économiques, la reprise du commerce et bientôt la réouverture des cafés et restaurants, le besoin de contrer le virus et de répondre à des situations d'urgence sociale est palpable.
Créée il y a six semaines, en pleine crise sanitaire, la Fondation covid-19, en est quotidiennement le témoin. La nouvelle entité avait «été créée en réponse à une demande émanant des entreprises qui avaient contacté la Fondation Luxembourg pour voir comment contribuer utilement», rappelle Tonika Hirdman. Et depuis, assure la directrice de la Fondation de Luxembourg, «ça n'a pas cessé. Les donateurs continuent de se manifester et nous recevons toujours des demandes d'entreprises mais aussi de personnes privées».
A ce jour, la Fondation covid-19 «a déjà reçu des engagements pour près de 500.000 euros et d'autres engagements sont en cours», assure Tonika Hirdman. Rappelons que l'engagement minimum d'une entreprise est de 10.000 euros et celui des personnes privées de 2.500 euros. Ces dernières représentent pour l'instant près de 20% des donateurs. Si la plupart des sociétés sont issues de la place financière, de grandes entreprises manufacturières luxembourgeoises ont aussi fait des dons. Tout comme des fondations.
Les sommes collectées ont déjà permis de financer à 100% plusieurs projets dans les secteurs de la santé, de la recherche scientifique et du social. A commencer par le projet «Tyvek 600+», du nom du tissu résistant au covid-19 fabriqué par DuPont à Contern. Lancée par la Fondation des Hôpitaux Robert Schuman, l'initiative visait initialement à produire 200 combinaisons de protection pour le personnel de soin, chaque jour, pendant trois mois.
La mobilisation a été telle qu'«après quelques semaines, l'atelier Eva Ferranti a augmenté sa capacité de production à 500 combinaisons quotidiennement. Soit 10.000 par mois», résume Tonika Hirdman. Toutes ces combinaisons sont aujourd'hui créées et produites entièrement au Grand-Duché.
Parmi les projets de recherches qui verront le jour grâce aux dons versés, un projet de l'université a aussi déjà trouvé l'intégralité de son financement. Un dons de 25.000 euros de la société Cinven permettra «d'étudier scientifiquement combien de temps le coronavirus reste sur les différents matériaux dont nous nous servons tous les jours», explique la directrice de la Fondation covid-19.
De la même manière, un seul donateur, la fondation Lombard Odier, du nom de la banque genevoise, a financé d'une traite le projet d'achat d'une camionnette frigorifique de l'asbl Stëmm vun der Strooss (55.000 euros). Un outil de travail indispensable pour que l'association -qui continue de venir en aide aux plus démunis en période de crise- puisse transporter les repas désormais servis à l'extérieur.
Deux autres projets sont aussi bouclés. Celui porté par la Croix-Rouge pour rompre l'isolement des personnes âgées via des tablettes numériques et celui initié par Médecins du Monde pour renforcer deux centres de santé accueillant des personnes sans aucune couverture sociale. «Preuve qu'avec des moyens modestes, on peut faire de grandes choses en faveur de populations vulnérables», assure Tonika Hirdman.
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