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Les deux-roues électriques en pleine accélération
Luxembourg 4 min. 08.08.2019

Les deux-roues électriques en pleine accélération

910 demandes d'aide de la part de nouveaux possesseurs de bicyclette à assistance électrique ont été enregistrées de janvier à juin 2019.

Les deux-roues électriques en pleine accélération

910 demandes d'aide de la part de nouveaux possesseurs de bicyclette à assistance électrique ont été enregistrées de janvier à juin 2019.
Photo: Pierre Matgé
Luxembourg 4 min. 08.08.2019

Les deux-roues électriques en pleine accélération

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Ce premier semestre, il s'est déjà vendu plus de cyclomoteurs électriques que sur tout 2018. L'aide de l'Etat pour l'achat de pareil véhicule ou d'un vélo, une moto ou un quadricycle n'est pas étrangère à ce succès.

«Avec l'abattement fiscal, les clients étaient dans le flou. Ils hésitaient encore. Là, avec la nouvelle prime, 99% de ceux qui viennent nous voir savent clairement à combien ils ont droit et ça facilite les choses.» En l'occurence les affaires, car Daniel Mendez - responsable du magasin de cycles Arnold Kontz à Luxembourg - constate bien que «la vente des engins électriques décolle». 

Les chiffres dévoilés, fin juillet 2019, par les ministres de l'Environnement et de la Mobilité trahissent cette même envolée. Côté voitures, les immatriculations hybrides et 100% électriques ont dépassé les 2.200 modèles, l'an passé. Et déjà pour les six premiers mois de 2019, le chiffre approche les 1.975 modèles.  


L'État vous aide à passer à l'électromobilité
Chaque nouveau propriétaire d'une voiture, d'un vélo ou d'un deux-roues électrique ou hybride peut désormais prétendre à toucher la nouvelle prime d'incitation. Le fichier de demande vient d'être mis en ligne. Bonne nouvelle pour le porte-monnaie et l'environnement.

A s'attarder sur le cas des pedelec 25, les conséquences de l'incitation instaurée depuis le début de l'année sont tout autant bénéfiques sur les ventes. Pour ce seul premier semestre, 910 demandes d'aide de la part de nouveaux possesseurs de bicyclette à assistance électrique ont été enregistrées. Résultat: plus de 323.000 euros de prime ont ainsi été reversés.

Pour mémoire, le nouveau dispositif accorde 300 euros maximum (25% du prix hors taxes) à tout nouveau possesseur d'un pedelec25, depuis le 1er janvier 2019.

Un changement d'usage

Pour Daniel Mendez, cette prime «ne constitue pas le facteur déclenchant» de l'achat. Au fil des rencontres avec ses clients, le spécialiste a plutôt fait le constat qu'elle favorisait «une montée en gamme». Avec cette nouvelle approche, les particuliers venus en boutique choisir leur future monture profitent de la somme promise pour choisir un modèle mieux équipé ou à l'autonomie plus longue.

En quelques années, le vendeur a aussi vu la clientèle viser des modèles de vélos électriques «à caractère plus utilitaires que loisirs». Désormais, de nombreux acheteurs souhaitent disposer d'un «outil de déplacement». Soit pour se rendre au travail, soit pour aller chercher leurs enfants à l'école ou la crèche. Cette fois, la prime pousse à retenir un équipement tantôt plus confortable, tantôt plus véloce.

 Le respect de l'environnement conditionne l'achat de nouveaux véhicules 

Le coup de boost de l'aide à l'électromobilité, d'abord via la déduction fiscale et maintenant par la prime, n'a pas seulement fait plaisir aux cyclistes. La mesure a aussi accéléré la mise en circulation des cyclos, motos et autres quadricycles électriques. Des véhicules légers, sans émission de CO2, moins énergivores choisis plus facilement dans un contexte où le respect de l'environnement conditionne l'achat de nouveaux véhicules moins, ou pas, polluants.

Les gens qui repartent avec un scooter électrique, par exemple, savent eux qu'ils bénéficient de 500 euros de bonus. Cette somme est clairement «un encouragement pour une acquisition tout de même plus coûteuse qu'une bicyclette à assistance électrique», témoigne Daniel Mendez.

Chez Ujet aussi, la prime gouvernementale a fait son effet. L'unique fabricant luxembourgeois de scooters électriques se dit d'ailleurs satisfait du subside accordé à ses clients potentiels. A peine la firme avait-elle débuté la commercialisation de ses premiers modèles, sortis de l'usine de Foetz, qu'elle a perçu «l'intérêt de se situer dans un environnement propice à la mobilité non polluante», note le directeur marketing Thierry Montange.

Car si les subsides de l'État font office de carburant pour faire avancer la cause de l'électromobilité, le vaste plan guidant l'action gouvernementale constitue tout autant un facilitateur pour la commercialisation de nouveaux moyens de déplacement en mode électrique.

Cela passe aussi bien par l'agrandissement du réseau de pistes cyclables (plus de 630 km actuellement et 430 km à venir) que par la multiplication des points de recharge (800 bornes d'ici 2020) ou l'offre croissante en Vel'Oh dans la capitale et ses environs. 

 


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