Changer d'édition

Les débats publics devront être mieux encadrés
Luxembourg 3 min. 14.01.2022
Pétitions

Les débats publics devront être mieux encadrés

La présidente de la Commission des pétitions Nancy Arendt regrette que les experts aient monopolisé la parole et n'aient pas répondu aux questions.
Pétitions

Les débats publics devront être mieux encadrés

La présidente de la Commission des pétitions Nancy Arendt regrette que les experts aient monopolisé la parole et n'aient pas répondu aux questions.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 3 min. 14.01.2022
Pétitions

Les débats publics devront être mieux encadrés

Thomas BERTHOL
Thomas BERTHOL
Les pétitionnaires doivent être les principaux interlocuteurs lors des débats publics, selon les représentants de la Commission des pétitions. Les experts ne doivent plus dominer le temps de parole.

Un débat qui a tourné à la «déroute». Le vice-président de la Commission des pétitions Marc Hansen (Déi Gréng) se doutait que le débat organisé le 12 janvier autour de la pétition contre l'introduction d'une vaccination obligatoire  allait être «compliqué» . D'autant plus en voyant le nom du Pr Luc Montagnier, contesté par le milieu scientifique malgré son prix Nobel. «Dire que le covid n'est qu'une petite grippe est inacceptable», dénonce le député, rappelant au passage qu'il est pharmacien de profession.


Politik, Petition, Impfung, Gespräch mit Christelle Pizzirulli, Luc Montagnier, Alexandra Henrion-Caude, Romain Blum, Karima Rouizi, Cécile Paulus, Alexandra Carrière-Thomas, Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
Des experts controversés au micro de la Chambre
Le débat public organisé, mercredi, autour de la vaccination anti-covid a permis à plusieurs médecins et professeurs à la renommée internationale de s'exprimer. Des spécialistes dont les récentes prises de position leur ont valu bien des reproches de leurs pairs.

Marc Hansen regrette avant tout que, lors de ce débat, des thèses ont été développées qui n'avaient rien à voir avec les pétitions ou encore avec le Luxembourg. «Le débat public à la Chambre doit permettre aux pétitionnaires de présenter leur texte», rappelle le député écologiste. Ce dernier déplore que les pétitionnaires aient très peu parlé, laissant le monopole de la parole aux experts qui n'ont pas répondu aux questions des députés. «Avant la pandémie, les personnes n'étaient jamais encadrées par des experts», remarque la présidente de la Commission des pétitions Nancy Arendt (CSV). Elle rappelle que le pétitionnaire est censé être «le porte-parole principal» lors du débat. Il peut toutefois être accompagné de cinq autres personnes: « Ça peut être pour un soutien moral, quelqu'un qui a plus de facilité de s'exprimer ou un expert». 

En ce qui concerne la présence de ces soutiens, il n'y a «pas de règles ou de validation», précise la présidente. Nancy Arendt explique que lors de la prochaine réunion prévue le 19 janvier, la Commission des pétitions abordera le dernier débat. Comme Marc Hansen, elle considère qu'un meilleur encadrement est nécessaire. Parmi les solutions envisagées, elle propose notamment que les pétitionnaires soient principalement accompagnés par des signataires de la pétition.

Pour Nancy Arendt, il importe surtout de savoir comment mieux ajuster le temps de parole et pas d'interdire la présence de certaines personnes: «La faute très grave à ne pas commettre, c'est de dire qui peut s'exprimer.» Si des adaptations sont nécessaires pour mieux réguler le débat, la présidente Nancy Arendt appelle à surtout préserver cet outil démocratique. «Lors des 18 derniers débats que j'ai présidés, il n'y a jamais eu de gros problèmes.» Pour elle, ils permettent d'échanger, de faire entendre les soucis de la population ou encore de faire changer les mesures du gouvernement.

Pour rappel, le texte initié par Christelle Pizzirulli contre l'introduction d'une vaccination obligatoire avait recueilli 11.456 soutiens. Il se classe ainsi à la cinquième place des pétitions récoltant le plus de signatures. Ce qui montre bien que les interrogations d'une partie de la population à ce sujet sont encore nombreuses, alors que les députés vont débattre à leur tour dans les prochains jours sur l'application d'une telle mesure. 

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

La Cour suprême des Etats-Unis a bloqué la décision de Joe Biden d'imposer le vaccin anti-covid dans les entreprises de plus de 100 salariés. Mais les personnels publics du secteur des soins devront s'y soumettre.
Passé le 3 janvier, le taux d'incidence du virus a bondi de 195% parmi les 0-14 ans. De quoi sérieusement bousculer le fonctionnement scolaire en ce début de deuxième trimestre.
ARCHIV - 08.07.2020, Baden-Württemberg, Marbach am Neckar: Eine Mund-Nasen-Bedeckung liegt während einer Unterrichtsstunde einer fünften Klasse des Friedrich-Schiller Gymnasiums neben einem Mäppchen und Schulbüchern auf einem Schultisch. (zu dpa «Coronavirus - Masken an Schulen») Foto: Marijan Murat/dpa +++ dpa-Bildfunk +++