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Les débats avancent sur le coût de la santé mentale
Luxembourg 2 min. 19.04.2021

Les débats avancent sur le coût de la santé mentale

Pour la CNS comme Fapsylux, il y a urgence au vu des conséquences de la pandémie sur la santé mentale, notamment des salariés.

Les débats avancent sur le coût de la santé mentale

Pour la CNS comme Fapsylux, il y a urgence au vu des conséquences de la pandémie sur la santé mentale, notamment des salariés.
Photo: Reuters
Luxembourg 2 min. 19.04.2021

Les débats avancent sur le coût de la santé mentale

Marie DEDEBAN
Marie DEDEBAN
Si les négociations sont toujours en cours, la CNS et les représentants des psychothérapeutes semblent avoir franchi un premier cap vers le remboursement des psychothérapies. Dans un premier temps, seuls les patients «entre 18 et 60 ans» seraient concernés.

En raison de la pandémie et de ses conséquences sur le bien-être des résidents, le gouvernement luxembourgeois a fait de la santé mentale une priorité politique. La prise en charge des thérapies par la caisse nationale de santé (CNS) est notamment un des points à trancher, mais il semblerait que ce remboursement soit en bonne voie. Christian Oberlé, président de la CNS, a en effet déclaré ce lundi sur RTL s'être entendu sur «deux étapes» avec la fédération des associations représentantes des psychothérapeutes (Fapsylux).


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Le coût de la santé mentale encore sujet à débats
Au terme de deux semaines de négociations, le remboursement des psychothérapies est encore loin d'être acté. Si la caisse nationale de santé estime être parvenue à un accord, les représentants de la profession démentent et menacent même de boycotter la prochaine réunion.

Selon lui, une prise en charge des séances serait ainsi envisagée dans un premier temps pour les patients « entre 18 et 60 ans». Le président de la CNS précise que la mesure «n'est pas figée dans le temps», cette catégorie d'âge pourrait donc très bien être réduite ou élargie à l'avenir. Il a également laissé entendre que les deux parties s'étaient accordées sur une «deuxième étape», sans en dire davantage.

De son côté, la Fapsylux ne confirme ni ne dément l'information. Delphine Prüm, sa présidente, revendique simplement le fait que «toute personne assurée» confrontée à un trouble mental puisse «bénéficier de soins de qualité, remboursés par la CNS».

Si elle vient à être approuvée par les deux partis, cette mesure pourrait être une avancée dans les négociations. Initiés depuis la mi-mars suite à un règlement grand-ducal, les débats s'étaient envenimés le 1er avril après la publication d'un communiqué de la CNS. Celle-ci s'y félicitait de la tournure des discussions et de leur aboutissement à la mise en place d'un «programme expérimental» de deux ans. Une information aussitôt démentie par Delphine Prüm.


Bras de fer autour du prix de la santé mentale
Publié en février, un règlement grand-ducal doit amener la Caisse nationale de santé (CNS) et les professionnels à relancer la question du financement des séances de psychothérapie. Pour la Fapsylux, fédération du secteur, cette prise en charge reste encore loin d'être actée.

En revanche, la CNS et la fédération des psychothérapeutes se sont toujours accordées sur «l'urgence» à trouver un terrain d'entente compte tenu de la crise sanitaire. La pandémie a en effet engendré une détérioration de la santé mentale, notamment chez les personnes actives. Au Grand-Duché, la dépression menace ainsi un salarié sur trois.

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