Le secteur non conventionné qui compte près d'un millier d'emplois a été malmené par la crise sanitaire.
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Les structures d'accueil pour jeunes enfants n'ont accès ni au chômage partiel, ni aux aides spécifiques d'Etat. De quoi mettre en péril plusieurs établissements privés, selon leur fédération (FELSEA).
Les structures d'accueil pour jeunes enfants n'ont accès ni au chômage partiel, ni aux aides spécifiques d'Etat. De quoi mettre en péril plusieurs établissements privés, selon leur fédération (FELSEA).
«Au bord du gouffre.» C'est par ces mots qu'Arthur Carvas évoque l'état de plusieurs crèches et foyers d'accueil privés luxembourgeois. Et c'est avec crainte que le président de la Fédération luxembourgeoise des services d'éducation et d'accueil pour Enfants (FELSEA) envisage l'avenir de plusieurs établissements. «Alors je ne comprends pas pourquoi notre ministre de tutelle (celui de l'Education, de l'Enfance et de la Jeunesse) ne veut pas nous recevoir. Depuis décembre, nous avons sollicité des rendez-vous avec Claude Meisch (DP).» Quatre demandes, aucune réponse.
Un silence qui, à la longue, devient plus que crispant : irritant, inquiétant. «Jusqu'à présent, dans cette crise, nos adhérents (200 structures pouvant accueillir plus de 12.000 enfants) ont répondu sans faillir aux souhaits du ministère. Semaine A, semaine B, nouvelles normes sanitaires, limitation de la fréquentation, restriction des seuils d'accueil, tout a été respecté», constate le responsable. Mais le covid et ses conséquences ont sérieusement fait tanguer des «sociétés qui, sans cela, se porteraient à merveille».
Il a fallu subir les arrêts d'activité liés à la mise en place du confinement. Trouver de nouveaux personnels (qualifiés) pour pallier les défections des salariés qui, infectés, cas contact ou devant s'occuper de leur progéniture, ne pouvaient rester en poste. Réinventer son mode de fonctionnement au quotidien, non seulement au gré des changements de ligne de conduite sanitaire mais aussi selon le nombre de bambins accueillis.
Nous nous retrouvons face à un mur
Arthur Carvas, président de la FELSEA
«Entre la crainte d'une contamination ou à cause du déploiement du congé pour raison familiale, de nombreuses familles ne nous ont plus confié leur enfant ou alors moins longtemps». Là encore, les crèches et foyers privés ont joué le jeu, modifiant les contrats pour le confort des parents.
Mais au final, certaines structures n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Car même si le nombre d'enfants a significativement baissé, certaines dépenses sont restées incompressibles. «Et maintenant que l'on demande du soutien, nous nous retrouvons face à un mur». «Une politique de l'autruche» qui, selon la Felsea, pourrait rapidement avoir de graves conséquences pour le millier d'employés spécialisés dans la prise en charge des tout-petits.
Du côté du ministère de la Jeunesse, voilà des mois que l'affaire est entendue. Aucun soutien exceptionnel en vue. Juste le versement toujours maintenu de la part de l'Etat pour les chèques-service accueil. «Autrement dit, ce qui était une allocation familiale est devenue une aide d'urgence aux yeux du gouvernement», souligne avec rage Arthur Carvas.
Le désarroi des gestionnaires de crèches et foyers est d'autant plus fort que, selon le niveau de rémunération des parents, cette part s'avère fortement variable. De 6 euros par heure de garde à... presque rien pour les jeunes dont les parents gagnent le mieux leur vie. «Du coup, selon les villes, les quartiers ou les familles qui fréquentent telle crèche ou tel foyer non conventionnés le versement de l'Etat est totalement différent alors que nous assumons les mêmes frais financiers.» Une disparité qui a fini par peser lourd sur certaines comptabilités.
Au terme d'un premier trimestre 2021 de silence du ministère de tutelle, Arthur Carvas avoue son découragement. «Je ne comprends pas: Claude Meisch n'a rien à craindre de nous. On ne vient pas lui réclamer de quoi s'enrichir, pas un cent de plus que ce qui est nécessaire pour passer ce cap difficile. Car si demain plusieurs crèches ou foyers privés doivent mettre la clef sous la porte, il ne faudra pas venir se plaindre à la reprise qu'il y a encore moins de capacité d'accueil pour les tout jeunes ou que les qualifications viennent à manquer».
La psychologue Pascale Engel de Abreu a participé à l'étude Covid Kids, étudiant l'impact de la crise sanitaire sur les plus jeunes. Une étude réalisée entre mai et juillet 2020 mais qui devrait, selon elle, être prolongée afin de mieux connaître les répercussions psychologiques chez les enfants.
La levée partielle du confinement décidée fin mai ne s'est pas déroulée que dans les crèches. Les 518 gardiennes à domicile ont dû réorganiser l'accueil des enfants, mais avec des moyens différents de ceux des structures dédiées.
A partir du 16 juillet, oubliées les restrictions en vigueur depuis fin mai. L'accueil des tout-petits pourra à nouveau se faire à effectif complet. Un soulagement pour les structures qui restent toutefois inquiètes sur leur devenir.
Dès le début des vacances scolaires, le 16 juillet, les crèches pourront accueillir autant d'enfants qu'avant la crise. Par contre, à partir de la même date, plus de congés pour raisons familiales pour les parents des tout-petits.
Elles aussi rouvriront leurs portes lundi 25 mai. Mais pour les structures d'accueil des tout-petits, il a fallu revoir l'organisation de A à Z. A commencer par la limitation à 5 enfants par pièce d'activité et dortoir
Une vingtaine de nouvelles structures d'accueil pour tout-petits se voient, chaque année, délivrer le précieux agrément du ministère de l'Enfance et de la Jeunesse. Et si le chiffre ne fait qu'augmenter, le mérite en revient plus à des initiatives privées qu'aux communes ou asbl.
A priori, ils veulent vous porter assistance. Mais derrière ces appelants depuis un numéro au préfixe irlandais (+353) se cache en fait une vaste opération de piratage d'ordinateurs. Et cela se passe maintenant, au Luxembourg.
Il n'avait pas pu avoir lieu l'an dernier (covid oblige), mais le Speedmarathon 2021 a encore permis à la police de constater que les automobilistes restaient peu respectueux des limitations de vitesse.
En redéfinissant les critères en vigueur permettant la reprise de l'activité de l'Horeca, la douzième version de la loi covid cherche à mettre fin à toute ambiguïté. Et donc à mettre fin à certaines pratiques jugées douteuses sur le plan sanitaire.
Présentant ce jeudi les résultats des Épreuves standardisées, Claude Meisch (DP) a relevé que le niveau des élèves a été peu impacté par le covid. En revanche, les inégalités déjà existantes ont été exacerbées, notamment dans la maîtrise des langues.
Oui, même à l'heure de mettre au monde un enfant, une protection buccale s'impose pour la maman et les personnels aidant au travail. Même à l'heure de transmettre la vie, le virus reste bel et bien une menace.
A priori, ils veulent vous porter assistance. Mais derrière ces appelants depuis un numéro au préfixe irlandais (+353) se cache en fait une vaste opération de piratage d'ordinateurs. Et cela se passe maintenant, au Luxembourg.
Il n'avait pas pu avoir lieu l'an dernier (covid oblige), mais le Speedmarathon 2021 a encore permis à la police de constater que les automobilistes restaient peu respectueux des limitations de vitesse.
En redéfinissant les critères en vigueur permettant la reprise de l'activité de l'Horeca, la douzième version de la loi covid cherche à mettre fin à toute ambiguïté. Et donc à mettre fin à certaines pratiques jugées douteuses sur le plan sanitaire.
Luxembourg
par
Jean-Michel HENNEBERT
3 min.23.04.2021
Présentant ce jeudi les résultats des Épreuves standardisées, Claude Meisch (DP) a relevé que le niveau des élèves a été peu impacté par le covid. En revanche, les inégalités déjà existantes ont été exacerbées, notamment dans la maîtrise des langues.
Oui, même à l'heure de mettre au monde un enfant, une protection buccale s'impose pour la maman et les personnels aidant au travail. Même à l'heure de transmettre la vie, le virus reste bel et bien une menace.