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Les cours de soutien scolaire déjà décriés
Luxembourg 3 min. 10.07.2020

Les cours de soutien scolaire déjà décriés

Les enseignants auraient à déterminer quels seraient les huit enfants de leur classe à bénéficier du soutien scolaire.

Les cours de soutien scolaire déjà décriés

Les enseignants auraient à déterminer quels seraient les huit enfants de leur classe à bénéficier du soutien scolaire.
Photo : Guy Jallay
Luxembourg 3 min. 10.07.2020

Les cours de soutien scolaire déjà décriés

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le ministre de l'Education souhaite que les élèves en difficulté, au fondamental et dans les lycées, puissent bénéficier d'un rattrapage scolaire avant la rentrée. Ce sera sans les enseignants du SEW-OGBL.

Décidément, le ministre de l'Education et les enseignants ne passeront pas leurs récréations ensemble. La proposition d'organiser, du 31 août au 11 septembre, des cours de soutien aux écoliers et lycéens n'ayant pu bénéficier de tous les apprentissages durant ces derniers mois, constitue maintenant un sujet de dispute entre les deux parties. Après avoir reproché à Claude Meisch (DP) de ne pas suffisamment tenir compte de leurs avis durant cette crise sanitaire, les syndicats enseignants crient maintenant au droit aux vacances et, surtout, à la nécessité d'organiser un soutien pour l'ensemble du fondamental et durant toute l'année scolaire à venir.

Sur le papier, la proposition ministérielle est pourtant louable. Que des jeunes soient retenus dans chacune des classes du fondamental et au lycée pour bénéficier d'un soutien scolaire, une semaine durant, avant la reprise des classes n'a rien de choquant. Les parents pouvant même signaler les difficultés de leur enfant pour qu'il intègre le dispositif. Il est vrai que de nombreux écoliers n'ont pu tirer profit des semaines passées à suivre plus ou moins les leçons dispensées à distance. Ainsi, chaque maître désignerait deux groupes de quatre élèves qui pourraient bénéficier, à raison de deux heures de classe par jour, d'une remise à niveau. Le tout gratuitement, bien entendu.

Pour Patrick Arendt, président du SEW-OGBL, la mesure «répond plus à des fins populistes que pédagogiques». Et de reprocher au ministre, à cinq jours des vacances, d'annoncer la mesure sans qu'elle n'ait préalablement reçu l'aval des principaux intéressés : les enseignants eux-mêmes. «Nous refusons donc. Mais nous avions proposé que soient mises en place, durant toute l'année scolaire 2020-2021, des heures de soutien. Et pas seulement pour quelques enfants, mais bien destinées à l'ensemble des effectifs». La proposition a été rejetée par le ministère. Celui-ci comptant sur quelques titulaires volontaires et au recours à des étudiants pour mettre en place ces deux semaines de rattrapage. 


ARCHIV - 07.03.2019, Niedersachsen, Gehrden: Schüler einer 5. Klasse lernen mit iPads im Englischunterricht an der Oberschule Gehrden in der Region Hannover. Niedersachsens Kultusminister Tonne (SPD) übergibt am 17.01.2020 in Helmstedt die ersten Bewilligungsbescheide aus dem Digitalpakt Schule. Foto: Julian Stratenschulte/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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Car, a-t-il bien été précisé, aucun chargé de cours ne sera obligé de participer à ces cours. «Il faut donner aux jeunes la chance de rattraper ce qu'ils ont manqué. Nous avons constaté de grandes différences selon le contexte familial. Le covid-19 ne doit pas être un handicap pour les enfants. D'où les mesures prises pendant la période estivale qui seront suivies d'autres à la rentrée», a de son côté insisté Claude Meisch, vendredi en conférence de presse.

Trois semaines avant la rentrée de septembre, le ministère de l'Education devrait également mettre en ligne des dossiers thématiques par matière essentielle. Ceux-ci auraient pour but d'aider les familles et les écoliers à réviser et préparer de leur côté la reprise des classes, le 14 septembre prochain. 

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