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Les cheminots passent la frontière pour se rencontrer
Luxembourg 2 min. 06.04.2017 Cet article est archivé
Suite à la collision de trains

Les cheminots passent la frontière pour se rencontrer

Mylène Bianchy lors d'une interview en décembre 2015.
Suite à la collision de trains

Les cheminots passent la frontière pour se rencontrer

Mylène Bianchy lors d'une interview en décembre 2015.
Archives LW/Christophe Olinger
Luxembourg 2 min. 06.04.2017 Cet article est archivé
Suite à la collision de trains

Les cheminots passent la frontière pour se rencontrer

Anne FOURNEY
Anne FOURNEY
Les cheminots luxembourgeois et français brisent la glace. Le syndicat Syprolux a eu une première entrevue mardi avec des cheminots français à Metz pour échanger des points de vue et ressentis sur l'accident ferroviaire du 14 février.

Lors du dernier déjeuner des «Râleurs du TER» qui s'était déroulé dans les locaux du syndicat de cheminots luxembourgeois Syprolux, la présidente Mylène Bianchy avait exprimé sa déception face à l'attitude des syndicats de cheminots français. Suite à la collision ferroviaire du 14 février qui a coûté la vie à un conducteur de train luxembourgeois, une partie des cheminots français, craignant pour leur sécurité, avaient fait valoir leur droit de retrait après que la circulation des trains avait été rétablie.

Mylène Bianchy avait expliqué qu'en plus du choc dû à l'accident, il avait fallu suppléer au manque de trains et organiser, conjointement avec la SNCF, un service de bus de substitution pour acheminer les voyageurs. Et pas de nouvelle des syndicats de cheminots français, avait-elle déploré.

D'autres rendez-vous vont suivre

Il semble que la glace se brise. Suite à son intervention lors d'un rassemblement à l'ETF (European's Transport Workers Federation, fédération européenne des travailleurs des transports), des représentants du syndicat de cheminots Syprolux ont été invités à rencontrer des membres d'un syndicat français, l'UNSA-ferroviaire (syndicat réformiste).

Le dialogue commence à s'établir car d'autres rendez-vous devraient suivre. «La fermeture d'une voie à Bettembourg avait été mal perçue par les cheminots français», rappelle Mylène Bianchy. «Les cheminots français ont été méfiants. Pour nous c'est incompréhensible, parce que si on remettait la confiance en question au Luxembourg, on ne pourrait plus travailler!»

La rencontre avec l'UNSA s'est déroulée mardi à Metz. «C'était une première rencontre pour parler de l'accident et de la façon dont il a été vécu d'un côté et de l'autre.» Quatre représentants de Syprolux s'y sont rendus… En train bien sûr.

D'autres devraient suivre, au Luxembourg cette fois, avec d'autres syndicats français, à l'automne. Une démarche qui vise à établir le dialogue entre les cheminots de part et d'autre de la frontière.

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