Changer d'édition

Les centres pour femmes en détresse sont pleins
Luxembourg 3 min. 23.03.2022 Cet article est archivé
De longues listes d'attente

Les centres pour femmes en détresse sont pleins

Le Luxembourg dispose d’un réseau de partenaires qui gèrent des structures d’accueil assurant l’hébergement et la prise en charge de femmes ayant subi des violences domestiques.
De longues listes d'attente

Les centres pour femmes en détresse sont pleins

Le Luxembourg dispose d’un réseau de partenaires qui gèrent des structures d’accueil assurant l’hébergement et la prise en charge de femmes ayant subi des violences domestiques.
Photo: DPA
Luxembourg 3 min. 23.03.2022 Cet article est archivé
De longues listes d'attente

Les centres pour femmes en détresse sont pleins

Simon MARTIN
Simon MARTIN
Les listes d'attente s'allongent pour les femmes victimes de violence domestique. Taina Bofferding, ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes, tempère.

Les statistiques font froid dans la dos. En 2020, il y a eu au total 1.640 affaires entrées au Parquet pour les infractions liées à la violence domestique. En 2019, ce chiffre grimpait même à 1.692 affaires. S'il faut noter que les victimes de ces affaires peuvent être autant des femmes que des hommes, les femmes représentent dans une grande partie des cas les victimes. 


online.fr, Sam Tanson, Frauenrechte Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
«L'inégalité entre les femmes et les hommes me révolte»
La ministre de la Justice et de la Culture Sam Tanson se livre sur son combat pour la cause féministe et sur les progrès déjà réalisés au Luxembourg.

C'est dans ce contexte que des structures existent pour accueillir ces personnes victimes de violence domestique. On parle notamment du centre d’accueil pour femmes en détresse. Là, ces dernières, qu'elles soient avec ou sans enfants, sont accueillies en urgence et hébergées. Une aide spécialisée sous forme d’un accompagnement social, psychologique, juridique et/ou éducatif adapté à leurs besoins individuels est prévu.

Ces structures sont donc en quelque sorte une bouffée d'oxygène pour ces femmes. Toutefois, les centres sont confrontés à une très forte demande. Un constat souligné par la députée Chantal Gary (déi Gréng) au détour d'une question parlementaire adressée à la ministre de l'Égalité entre les femmes et les hommes Taina Bofferding (LSAP).

Toujours une réalité

Cette dernière, consciente du fait que la violence domestique reste une réalité quotidienne au Luxembourg, a rappelé que la mise à disposition de logements est un pilier essentiel de la lutte contre ce fléau. «Le Luxembourg dispose à cette fin d’un réseau de partenaires qui gèrent des structures d’accueil assurant l’hébergement et la prise en charge psychosociale de femmes ayant subi des violences domestiques. Actuellement, il existe sept centres d’accueil classiques pour femmes en détresse gérés par des gestionnaires du ministère de l’Egalité entre les femmes et les hommes (MEGA): le «Fraenhaus» et la «Macou» de Femmes en Détresse a.s.b.l., le «Foyer Sud» du Conseil national des femmes luxembourgeoises, le «Foyer pour femmes en détresse» de la Fondation Pro Familia ainsi que le «Eeschweiler Haus», le «Foyer Paula» et le «Foyer Sichem» de la Fondation maison de la porte ouverte», a détaillé la ministre dans sa réponse parlementaire. 


Politik, Taina Bofferding, Reform des Gemeindegesetzes/Stand der Dinge Foto: Luxemburger Wort/Anouk Antony
«Ce n'est pas accessoire de s'occuper de l'égalité»
A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, Taina Bofferding a souligné sur RTL que les stéréotypes envers les femmes avaient encore la vie dure et que la société devait davantage se battre pour plus d'égalité.

Ces structures disposent d’un total de 166 lits. Une capacité qui n'a pas augmenté depuis 2020. Malheureusement, à en croire la ministre, les centres d'accueil pour femmes en détresse sont littéralement pleins. En effet, en moyenne, pas moins de 48 femmes sont en attente d’une place dans un centre d’accueil classique. «Je tiens toutefois à souligner que nos gestionnaires disposent d’un côté de chambres d’urgence et que mon ministère est, d’un autre côté, disposé à financer des chambres d’hôtel afin de loger temporairement des femmes ayant besoin d’une prise en charge urgente», tempère la ministre.

Des logements de deuxième phase


ACHTUNG: SPERRFRIST 7. MÄRZ 11:00 UHR. ACHTUNG: BITTE BEACHTEN SIE DIE SPERRFRIST: 07.03.2022 UM 11:00 UHR !! - ARCHIV - 13.07.2021, Berlin: ILLUSTRATION - Eine Frau steht in ihrer Wohnung an einem Fenster. (gestellte Szene - zu dpa: «Die Corona-Pandemie macht Frauen unglücklicher als Männer») Foto: Fabian Sommer/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
La pandémie a détérioré les conditions de vie des femmes
Selon une enquête de l'ONU Femmes publié en novembre 2021, quelque 45% de ces femmes dans 13 pays étudiés disent avoir été victimes, ou connaître une femme, qui a été victime de violences depuis le début de la pandémie.

Outre la prise en charge dans des centres d’accueil classiques, les gestionnaires du MEGA gèrent également des logements de deuxième phase qui peuvent accueillir des usagères plus autonomes suite à leur départ d’un centre d’accueil. Ces structures permettent à la fois de désengorger les centres d’accueil et de préparer les femmes logées à une vie autonome. «En raison de la pénurie de logements sociaux disponibles et malgré les efforts constants de nos gestionnaires d’élargir leur contingent de logements sociaux, les séjours dans nos structures deviennent plus longs, une évolution qui a aussi un impact sur la rotation dans nos structures. Consciente de cette situation, je soutiens les gestionnaires dans leur volonté de mettre à disposition de nouveaux logements, surtout des logements de deuxième phase, en coopération avec des propriétaires privés, des communes et des acteurs du secteur public», assure Taina Bofferding.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

D'ici 2023, l'appareil devrait faire son entrée dans l'arsenal préventif mis en place au Luxembourg. Chaque jour dans le pays, la police intervient à deux ou trois reprises pour cause de violences domestiques.
Violences domestiques
Croix-Rouge et ministère de l'Egalité entendent promouvoir le rôle du Riicht Eraus. Un point d'accueil et d'écoute y compris pour celles et ceux qui craindraient d'éventuels débordements dans leur foyer en raison d'un climat de colère.
Eine Frau versucht, Spuren häuslicher Gewalt zu verbergen, indem sie eine medizinische Maske trägt. Das Konzept steigender häuslicher Gewalt während der Quarantäne COVID-19.