Changer d'édition

Les abattoirs luxembourgeois sous bonne garde
Luxembourg 29.06.2020

Les abattoirs luxembourgeois sous bonne garde

Déjà habitués à des règles sanitaires strictes, les abattoirs les ont juste adaptées pour éviter la circulation du coronavirus.

Les abattoirs luxembourgeois sous bonne garde

Déjà habitués à des règles sanitaires strictes, les abattoirs les ont juste adaptées pour éviter la circulation du coronavirus.
Photo : Shutterstock
Luxembourg 29.06.2020

Les abattoirs luxembourgeois sous bonne garde

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Alors qu'en France, aux Etats-Unis et en Allemagne, des clusters de covid-19 ont été repérés dans des abattoirs, le ministre de l'Agriculture se veut rassurant sur les installations luxembourgeoises. Le virus n'a pas encore atteint les bouchers d'Ettelbruck et Wecker.

1.300 employés d'un abattoir de Rhénanie du Nord-Westphalie testés positifs au covid-19. Plus de 5.000 aux Etats-Unis. Des cas de contamination à grande échelle entre salariés d'abattoirs bretons. La semaine dernière, l'actualité a multiplié les exemples que les lieux d'abattage des animaux pouvaient constituer des foyers épidémiologiques. Du coup, apprendre de Romain Schneider (LSAP) que seuls cinq personnels administratifs des deux abattoirs en service dans le pays avait été dépistés positifs au covid-19 constituerait -presque- une bonne nouvelle.

En réponse à une question parlementaire du député Pirate Marc Goergen le ministre de l'Agriculture a ainsi été formel : aucun personnel traitant la viande n'a pour l'heure été contaminé. Et de rappeler au passage qu'il n'existait actuellement pas de preuve scientifique permettant de dire que le virus pouvait se transmettre de l'alimentation à l'homme. Deuxième ouf de soulagement.


De la paille est chargée sur un tracteur le 27 juillet 2011 à Bray-sur-Seine, en Seine-et-Marne où une caravane de 60 tracteurs se ravitaille. Les agriculteurs de l'Ain vont y trouver, après un périple de plus de 300 kilomètres, 1.000 tonnes de paille à rapporter dans leurs élevages affectés par la sécheresse en mai dernier, dans le cadre d'un "convoi de solidarité". AFP PHOTO / JEFF PACHOUD
Cinq millions d’euros pour soutenir l'agriculture
Romain Schneider a présenté ce mardi son plan de relance pour le secteur. La pandémie du covid-19 n'a épargné personne et certaines filières souffrent de la crise. Le paquet de mesures pour le secteur agricole fait la part belle au local et au bio.

Déjà habitués au respect de règles sanitaires strictes (désinfection notamment), les abattoirs d'Ettelbruck et Cobolux à Wecker ont toutefois adopté de nouveaux modes de fonctionnement du début à la fin de la chaîne de production. A commencer par le port du masque obligatoire désormais pour les bouchers. En cas de contamination avérée, comme pour tout autre salarié, le personnel positif sera invité à suivre une mise en quarantaine à son domicile. Et cela qu'il soit résident ou originaire de la Grande Région comme c'est le plus souvent le cas.

Reste que l'apparition de clusters sur différents abattoirs de la planète pose question aux scientifiques. Certes, il était déjà connu que le virus appréciait plus particulièrement le froid et l'humidité, mais la seule hypothèse de contamination d'homme à homme par postillon semble être mise à mal. Ainsi se pourrait-il que le virus, déjà responsable de 110 décès au Luxembourg, puisse circuler via de fines gouttelettes dispersées du malade vers les autres par les systèmes de ventilation.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Les agriculteurs traversent une drôle de saison
Si les productions agricoles luxembourgeoises ne souffrent pas directement de l'épidémie de covid-19, le ministère de l'Agriculture avance avec prudence. Surveillant autant les difficultés des vignerons à écouler leurs bouteilles que certains prix de denrées à la baisse.
Fleckvieh cows await transportion by a cattle carrier in Altheim near the southern Bavarian town of Landshut November 16, 2006. Around 5,500 Fleckvieh breeding cattle will be exported from Bavaria to Moscow.  REUTERS/Michaela Rehle     (GERMANY)
L'avenir de l'abattoir de Bastogne assuré
En acceptant vendredi l'offre de reprise de la société Swaegers, Idélux offre une nouvelle vie au site. Les activités devraient reprendre durant le premier trimestre 2020.
BSE2
Objectif 100% «bio» en 2050
Après une parenthèse au ministère des Sports de 2013 à 2018, Romain Schneider (LSAP) a fait son retour à l'Agriculture. La réorientation vers le «bio» et les accords de libre-échange entre l'UE et le Mercosur sont au centre de ses préoccupations.
Sommerinterview Romain Schneider, Minister Landwirtschaft, Weinbau, soziale Sicherheit, Foto: Guy Wolff/Luxemburger Wort
Viande avariée: le Luxembourg n'est pas concerné
La Pologne annonçait il y a quelques jours que de la viande avariée avait été exportée dans plusieurs pays de l'Union européenne; le gouvernement luxembourgeois assure que le Grand-Duché n'en fait pas partie.
(FILES) In this file photo taken on November 19, 2015 cow carcasses are dipslayed at the meat pavilion of the Rungis international food market in Rungis. - Poland exported nearly three tons of beef from illegally slaughtered cattle to ten of its EU partners, the country's chief veterinarian said on January 31, 2019, after a TV report showed sick cows being butchered for food. (Photo by ADRIEN MORLENT / AFP)
Emo sur le gril
Les boucheries Emo et leur maison-mère, Cobolux ont une nouvelle fois entrepris de se réinventer. Le directeur général, Paul Faltz, désosse la stratégie.
Dans ses magasins revisités depuis 2016, l'accent est mis sur le produit de qualité. A la gare, le "coin" snack a réalisé 75% du chiffre d'affaires