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Le virus ne s'est pas échappé de Schrassig
Luxembourg 2 min. 23.11.2021
Covid en prison

Le virus ne s'est pas échappé de Schrassig

Pour l'heure, les gardiens ne sont pas soumis au CovidCheck en prenant leur poste.
Covid en prison

Le virus ne s'est pas échappé de Schrassig

Pour l'heure, les gardiens ne sont pas soumis au CovidCheck en prenant leur poste.
Photo : AFP
Luxembourg 2 min. 23.11.2021
Covid en prison

Le virus ne s'est pas échappé de Schrassig

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Pas question pour les autorités d'alléger le dispositif de prévention covid au centre pénitentiaire de Luxembourg avant le 7 décembre. Vingt-trois détenus sont toujours positifs au virus.

Le 8 novembre, ce ne devait être que pour deux semaines. Mais force est de constater pour l'administration pénitentiaire que la «quatrième vague» virale a bien réussi à passer murailles et miradors de la prison de Contern et à s'installer dans l'établissement. Aussi, mardi, choix a été annoncé de prolonger pour deux semaines supplémentaires les mesures instaurées pour éviter que le covid ne fasse plus d'infections de couloirs en cellules. 


Gefängnis - Prison - gefangenschaft - strafvollzug - Schrassig - Gefangener  - prisonnier-Détenu - Uhaft - u-haft -  Foto: Pierre Matgé/Luxemburger Wort
Plus de voleurs que de violeurs derrière les barreaux
Ils (et elles) sont un peu plus d'un demi-millier à séjourner en prison au Luxembourg actuellement. Et la ministre de la Justice vient de détailler les infractions qui avaient mené ces condamnés en cellule.

Jusqu'au 7 décembre, les activités demandant l’intervention de personnes externes restent annulées. Quant aux mouvements internes, ils poursuivront à être limités «au strict minimum». Cependant, pas question d'interrompre les possibilités de visites. Mais une jauge de deux visiteurs par détenu (enfant inclus) et un entretien derrière une séparation en plexiglas seront imposés.

«Surveillée de manière continue», la situation pourrait entraîner de nouvelles prises de décision de la part des autorités. Sachant qu'actuellement, 60 détenus ont été placés en quarantaine et 23 détenus restent positifs au covid. Il y a 15 jours, on parlait de 8 prisonniers testés positifs pour 100 mis en quarantaine.

Mais pour l'asbl Eran, eraus... an elo, la situation actuelle est le fruit de plusieurs dysfonctionnements dans la gestion de la crise sanitaire au sein de la prison. Ainsi, s'interroge-t-elle sur ce qui a pu être entrepris après la première campagne (peu fructueuse) de vaccination entamée en mai dernier. Seulement un tiers des détenus avaient alors accepté l'injection anti-covid proposée. Par la voix de son président, Christian Richartz, l'association demande à ce qu'un suivi de cette vaccination soit vite proposé, y compris jumelé à une campagne de meilleure communication sur les bénéfices/risques des sérums.


D'ici un an, le pays comptera une prison de plus
Au 1er janvier prochain, l'administration pénitentiaire recevra les clés de la nouvelle maison d'arrêt de Sanem. Les premiers occupants ne sont attendus en cellule que pour l'automne 2022.

Par ailleurs, l'association pointe du doigt que les détenus ne disposent pas de suffisamment de masques pour se protéger. Tout comme le gel hydroalcoolique, recommandé comme geste barrière, n'est pas non plus le produit le plus disponible au quotidien, semble-t-il.

Enfin, après le refus de l'administration pénitentiaire d'imposer le CovidCheck à ses personnels, Eran, eraus... an elo s'interroge : pourquoi n'imposer ce contrôle sanitaire qu'aux seuls familles et amis visitant les prisonniers et non pas aux surveillants les fréquentant au quotidien. 

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