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Le «Superbag» pour contrer le plastique
Luxembourg 2 min. 24.06.2019 Cet article est archivé

Le «Superbag» pour contrer le plastique

Le «Superbag» pour contrer le plastique

Photo: Pierre Matgé
Luxembourg 2 min. 24.06.2019 Cet article est archivé

Le «Superbag» pour contrer le plastique

Sophie HERMES
Sophie HERMES
42 millions de sacs plastiques légers ont été utilisés dans les rayons fruits et légumes du pays en 2018. Le «Superbag», en vente depuis ce mardi dans les magasins, est destiné à réduire cette consommation excessive du plastique.

Traduction: Sophie Wiessler

Depuis le début de l'année, les sacs plastiques ne peuvent plus être remis gratuitement aux clients. Seuls les sacs en plastique dits légers, tels que ceux proposés dans le rayon fruits et légumes des supermarchés par exemple, constituent une exception à cette règle.

Mais c'est précisément ce type d'emballage qui devrait maintenant faire face à la concurrence, avec le «Superbag», un sac en nylon, transparent, réutilisable.

«Avec ce produit, nous voulons changer les mentalités et contribuer à réduire la consommation de plastique», explique Claude Turping, directeur de Valorlux, qui a développé le concept en collaboration avec la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC) et l'Environment Agency. 

Lavable et remplaçable

Le «Superbag» peut contenir des fruits et légumes mais aussi des fruits secs.
Le «Superbag» peut contenir des fruits et légumes mais aussi des fruits secs.
Photo: Pierre Matgé

L'idée est simple et basée sur le concept d'Öko-Tut, qui a remplacé de nombreux sacs jetables au Luxembourg depuis environ 15 ans. Les clients peuvent acheter ces sacs en nylon dans l'une des succursales participantes et y emballer leurs fruits et légumes ainsi que d'autres produits en vrac - tels que des noix ou des fruits secs - à l'infini.

Le Superbag est beaucoup plus solide que les sacs légers. Il peut supporter un poids allant jusqu'à quatre kilos. Cette force, combinée à sa capacité, permet aux consommateurs d'emballer plusieurs types de fruits et légumes dans un seul sac. Les étiquettes de prix peuvent être attachées à une languette sur le côté du sachet.

Il peut également être échangé contre un nouveau - le modèle défectueux sera recyclé - et lavé en machine, jusqu'à 30 degrés.

170 tonnes de plastique

Bien que certains supermarchés offrent à leurs clients des alternatives aux sacs plastiques depuis un certain temps déjà, le «Superbag» figure dans une campagne nationale, visant à changer le comportement des consommateurs.

A l'image de l'épicerie bio sans emballage «Ouni», qui cartonne depuis plus de deux ans et va ouvrir un nouveau local dans le sud du pays.


Ouni Buttek,Einkaufen ohne Verpackung.Foto:Gerry Huberty
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L'objectif est d'économiser environ 90% d'emballages plastiques, soit environ 170 tonnes. Selon les chiffres de Valorlux, rien que l'année dernière, environ 42 millions de sacs plastiques légers - l'équivalent de 189 tonnes - ont été utilisés.

Les initiateurs de ce projet sont conscients que tout le monde doit s'allier pour que cette opération réussisse. «Il est important que les concessionnaires et les clients participent», affirme Claude Bizjak, directeur adjoint de la SIC.

5.000 exemplaires

Dans une première phase, 5.000 superbags seront mis en circulation. En fonction de la participation, le nombre sera ensuite ajusté. Les «Superbag» seront livrés de Belgique au Luxembourg, mais fabriqués en Chine. «Il n'y a actuellement aucun producteur pour ce produit en Europe», regrette Claude Turping. 

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