Le Sud va se peupler de 20.000 nouveaux habitants
Le Sud va se peupler de 20.000 nouveaux habitants
Contraint par ses 2.586 km2, le Grand-Duché se voit dans l'obligation de réorganiser son aménagement du territoire. Corollaire de son rôle de moteur économique de la Grande Région, le pays enregistre une pression démographique de plus en plus forte qui se traduit par l'arrivée, chaque année, de quelque 11.000 nouveaux résidents. Soit l'équivalent de la création annuelle d'une commune de la taille de Bettembourg.
Une pression démographique qui touche Luxembourg-ville et sa périphérie, épicentre de l'activité économique du pays, mais pas seulement. Les communes du sud du pays connaissent également, depuis plus d'une décennie, des transformations profondes. Un phénomène qui n'est pas près de s'arrêter, conformément à la stratégie de développement du territoire mise en place depuis le début des années 2000. Et accélérée, en 2015, par l'acquisition par l'Etat d'anciennes friches industrielles auprès d'ArcelorMittal.
Entre Pétange et Dudelange, ce ne sont ainsi pas moins de neuf sites qui sont promis à une renaissance, principalement au travers de la création de nouveaux logements. Des projets d'envergure pris en main, dans la majorité des cas, par l'Etat qui doivent aboutir à une réorganisation profonde du territoire. Car si les terrains qui se verront transformés ne représentent que quelques dizaines d'hectares, ils sont d'ores et déjà pensés comme devant être intégrés dans l'organisation générale du pays.
Les 20.000 nouveaux habitants attendus dans le sud du pays d'ici 2040 bénéficieront donc non seulement d'infrastructures adaptées aux nouveaux quartiers amenés à sortir de terre, tels que le futur quartier de «L'Alzette» à Esch-Schifflange ou le «Neischmelz» à Dudelange, mais de connexions facilitées vers l'ensemble du territoire. Sans oublier la création d'emplois nouveaux au sein de l'ancien bassin minier, afin de ne pas transformer cet espace «en cité dortoir de la capitale», selon l'expression de Claude Turmes (Déi Gréng), ministre de l'Aménagement du territoire.
Pour ce faire, le locataire du ministère de la place de l'Europe compte sur le développement du campus de l'Uni comme centre de recherche appliqué ou bien encore l'industrie créative, dont le fer de lance se situe au 1535°, à Differdange. Pour mener à bien cette transition, l'Etat entend s'inspirer de la transformation en cours à Belval.
Entamée en 2000, la métamorphose de l'ancien site sidérurgique a permis la mise en place de structures abritant quotidiennement quelque 10.000 salariés actifs aussi bien dans le commerce, le secteur bancaire ou les structures de recherche mais aussi 5.700 étudiants. Et les changements ne sont pas encore près de s'arrêter, puisqu'Agora, établissement public en charge de la réhabilitation du site, prévoit de poursuivre ce développement.
Que ce soit par la création de nouvelles surfaces de bureau, de commerces ou bien encore de logements, à l'image du projet Omnia Tower et ses 106 appartements ou de celle des Cappelli Towers, futur ensemble immobilier de 52 mètres de hauteur. Autant d'exemples de transformations qui devraient servir dans le cadre de la constitution de la future métropole transfrontalière qui doit unir, d'ici à l'horizon 2030, l'espace compris entre Mondercange, côté luxembourgeois, et Boulange, côté français. Une zone qui devrait compter quelque 135.000 personnes à cet horizon, soit 35% de plus qu'actuellement.
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