Changer d'édition

Le SNE exige plus de mesures anti-covid dans les écoles
Luxembourg 3 min. 16.10.2020

Le SNE exige plus de mesures anti-covid dans les écoles

Au dernier relevé, 50 enseignants ont été infectés par le covid la semaine dernière.

Le SNE exige plus de mesures anti-covid dans les écoles

Au dernier relevé, 50 enseignants ont été infectés par le covid la semaine dernière.
Photo : AFP
Luxembourg 3 min. 16.10.2020

Le SNE exige plus de mesures anti-covid dans les écoles

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Alors que la ministre de la Santé a reconnu que le milieu scolaire était devenu le deuxième foyer d'infection épidémique, le Syndicat national des enseignants attend qu'un nouveau dispositif de prévention soit instauré.

Si de mars aux vacances d'été, le silence régnait sur les chiffres de contamination covid dans le fondamental et le secondaire, le gouvernement a changé de stratégie depuis la rentrée. Désormais, transparence de rigueur. Et chaque semaine les données sur la progression de l'épidémie à l'école sont communiquées. Seulement, les derniers résultats (83 nouvelles contaminations côté élèves et 50 professeurs touchés) ont ravivé les craintes dans les rangs des 4.000 adhérents du Syndicat national des enseignants.

Et le président du SNE d'indiquer : «En une semaine, l'école ne représente plus 7% des cas mais 12%, il faut s'en préoccuper car cette progression est alarmante». Une pression supplémentaire pour le gouvernement qui, en début de semaine, annonçait ne rien vouloir changer aux mesures sanitaires en place, mais qui, à l'approche du week-end, semble vouloir réagir. Un possible conseil de gouvernement extraordinaire étant désormais dans les hypothèses d'agenda...

Pour ce qui est des écoles, le SNE entend en tout cas que la copie soit revue. «Nous avions proposé des pistes à la rentrée pour assurer la protection de la santé de tous. Nous pensons qu'il est temps pour le ministre de l'Education de les entendre et les mettre en pratique», martèle Patrick Remakel, président du syndicat. Et d'insister sur l'urgence de la demande. 

Ainsi, au pire après les vacances de Toussaint (9 novembre), le SNE plaide pour la «division des groupes d'élèves quand, du fait de l'effectif ou de la petitesse de la salle de cours, il n'est pas possible de faire respecter les règles de distance». Un peu sur le modèle des groupes A et B instaurés à la reprise des cours en mai dernier.

Contrôler la fièvre

Même si la ministre de la Santé a émis des doutes sur l'efficacité des purificateurs d'air, le syndicat affilié à la CGFP demande la mise en place de ce type d'appareil. Cet équipement (version mobile) pourrait prendre place «dans les espaces scolaires où une ventilation ou un échange de flux d'air n'est pas possible».


Le congé pour raisons familiales reprend ses droits
Quatre mois durant, les parents ont été autorisés à s'occuper de leur enfant au-delà du quota de jours accordés par la Caisse nationale de santé. Pour la rentrée, plus question d'appliquer cette dérogation. Sauf en cas de quarantaine, ça tombe bien.

Mesure jusque-là repoussée, le SNE pousse aussi son ministère de tutelle à instaurer une prise de température de toute la population scolaire à l'entrée des établissements. En cas de fièvre, l'enfant ou l'adulte contrôlé serait invité à retourner chez lui, pour un contrôle de son état de santé. Diagnostic pouvant alors entraîner soit un retour dans l'établissement si tout va bien, soit un arrêt maladie ordinaire, soit le déclenchement de l'un ou l'autre des trois scénarios envisagés en cas de test covid positif.

Dans son agenda, le syndicat n'avait pas de rendez-vous prévu avec Claude Meisch (DP) avant novembre. «L'ordre du jour de cette rencontre portait uniquement sur des questions pédagogiques, il faut donc changer ce calendrier et que le ministre nous reçoive vite pour parler de cette situation alarmante tant pour les personnes, que les enfants et leur famille», insiste Patrick Remakel.


Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Qui est monté au front en plein covid?
Le Statec vient de dresser le portait robot des 150.000 salariés qui, au Luxembourg, se sont retrouvés en première ligne quand l'épidémie a débuté. Des femmes principalement, aux contrats précaires le plus souvent.
Wirtschaft, Die Lage in der Luftfrachbranche. Boom nur ein Strohfeuer, LuxairCargo, Luxair, Cargo, Cargolux, Frachtflugzeug, Coronavirus, COVID 19, foto: Chris Karaba/Luxemburger Wort
Comment les enseignants justifient leur paie
Ils sont les mieux payés d'Europe, et alors? Ni les syndicats, ni le ministère de l'Education ne trouvent à redire sur la rémunération des professeurs du Luxembourg. Le salaire correspondant au niveau de vie du pays et au niveau d'études exigé.
A teacher with protective mask speaks to pupils in a classroom in Brequigny high school in Rennes, western France, on September 1, 2020 on the first day of the school year amid the Covid-19 epidemic. - French pupils go back to school on September 1 as schools across Europe open their doors to greet returning pupils this month, nearly six months after the coronavirus outbreak forced them to close and despite rising infection rates across the continent. (Photo by Damien Meyer / AFP)
L'heure du coding a sonné
Le ministre de l'Education nationale a présenté ce lundi le projet «Einfach kodéieren» (coder, tout simplement). Une opération qui vise à introduire progressivement le coding dans les classes luxembourgeoises.
Les trois scénarios en cas de virus en classe
Le ministre de l'Education a présenté le dispositif appliqué si un ou plusieurs élèves sont dépistés positifs au covid-19. Une façon de répondre aux craintes des jeunes, des familles et des enseignants.
Lokales, Claude Miesch besucht Ribeschpont Schule in Dudelingen, Maske, Maskenpflicht, Schule, Covid-19, Corona, Foto: Lex Kleren/Luxemburger Wort