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Le «Programme mammographie» perd de son attrait
Luxembourg 2 min. 03.10.2022
Prévention

Le «Programme mammographie» perd de son attrait

Le programme permet de détecter, en moyenne, six cas sur 1.000 participantes.
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Le «Programme mammographie» perd de son attrait

Le programme permet de détecter, en moyenne, six cas sur 1.000 participantes.
Photo: dpa
Luxembourg 2 min. 03.10.2022
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Le «Programme mammographie» perd de son attrait

Anne-Sophie DE NANTEUIL
Anne-Sophie DE NANTEUIL
En ce mois d'«octobre rose», le ministère de la Santé lance sa campagne de sensibilisation contre le cancer du sein et rappelle l'importance de se faire dépister.

Comme chaque année en octobre, le Grand-Duché se pare de rose. Objectif: sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein. Car si la maladie se soigne bien lorsqu'elle est prise à temps, elle peut aussi s'avérer mortelle. Au Luxembourg, elle constitue d'ailleurs la principale cause de décès chez les femmes de 50 à 70 ans, rappelle le ministère de la Santé qui lance, ce lundi, son «Programme mammographie». 

La campagne, qui fête cette année ses 30 ans d'existence, vise à «inciter la population à risque à se faire dépister». Plus concrètement, toutes les femmes entre 50 à 70 ans, résidentes au Grand-Duché et affiliées au système de sécurité sociale du pays, sont invitées «tous les 23 mois» à effectuer une mammographie dans un des centres de dépistage agréés. 


Hors programme de dépistage, les délais s'allongent avant d'avoir rendez-vous.
Jusqu'à un an et demi d'attente pour une mammographie
Si les temps d'attente pour une mammographie se sont considérablement réduits dans certains hôpitaux, ce n'est pas le cas partout au Luxembourg.

Au total, près de 33.000 invitations sont ainsi envoyées en moyenne chaque année. Quelque 18.000 effectuent alors l'examen, soit moins d'une femme sur deux. Mais si toutes les concernées ne répondent pas à l'appel, le programme permettrait néanmoins de détecter, en moyenne, six cas sur 1.000 participantes, précise la porte-parole du ministère 

Bien que l'initiative ait donc «déjà prouvé son efficacité», elle fait néanmoins face «à une recul de participation», regrette Paulette Lenert (LSAP). Parmi les causes possibles, «la crainte de la douleur liée à l'examen, le manque de connaissance du programme ou de son fonctionnement», avance Dora Da Costa, porte-parole du ministère de la Santé. Pourtant, un dépistage régulier permettrait de «sauver des vies», rappelle la ministre.

En outre, en dehors des campagnes de dépistage, le temps d'attente pour effectuer une mammographie peut s'avérer long, très long. Jusqu'à un an et demi pour un rendez-vous au CHL. Pour rappel, 500 nouveaux cas de cancer du sein sont détectés chaque année au Luxembourg.  

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Saviez-vous qu'environ 85% des personnes parviennent à guérir de la maladie? Dans le cadre d'Octobre rose, mois de la sensibilisation et de la prévention du cancer du sein, le Dr. Caroline Duhem, médecin directeur du pôle Kriibszentrum au CHL, explique les risques de cette maladie.
Pour la ministre de la Santé, si le cancer reste la première cause de décès au Luxembourg, près de la moitié seraient évitables avec un mode de consommation plus sain. En cause notamment, la consommation d'alcool et de tabac.
Le Programme mammographie fête ses 25 ans
Depuis 1992, le ministère de la Santé organise le dépistage du cancer du sein par mammographie. Chaque année 18.000 femmes se font dépister. La mortalité due au cancer du sein est en recul.
Un dépistage précoce du cancer du sein est important pour les femmes qui ont entre 50 et 70 ans. La Caisse nationale de Santé vient de lancer sa campagne. 26.000 femmes sont concernées. 450 femmes ont un cancer du sein chaque année, tous âges confondus.
Entre 50 et 70 ans, le dépistage doit être systématique tous les deux ans.