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Le privé bien dans son assiette
Luxembourg 2 min. 02.09.2020 Cet article est archivé

Le privé bien dans son assiette

A en croire Claude Meisch, «la qualité et l'offre des plats sont similaires dans tous les établissements exploités par Restopolis»

Le privé bien dans son assiette

A en croire Claude Meisch, «la qualité et l'offre des plats sont similaires dans tous les établissements exploités par Restopolis»
Photo: Chris Karaba
Luxembourg 2 min. 02.09.2020 Cet article est archivé

Le privé bien dans son assiette

Jean-François COLIN
Jean-François COLIN
Sur les 76 établissements gérés par Restopolis au pays, 66 fonctionnent avec du personnel de sociétés sous-traitantes. Une manne financière importante, puisque de 2005 à 2019, le nombre de repas distribués a connu une explosion de 230%.

A moins de deux semaines d'une rentrée scolaire qui s'annonce unique en son genre, la question du statut des cantines est arrivée sur le bureau du ministre de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse (MENJE). Si depuis le début, la gestion de la restauration scolaire et universitaire incombe au prestataire de services Restopolis, elle s'opère en mode mixte.

A savoir qu'à l'heure actuelle, 66 des 76 établissements sont exploités en «régie privée», c'est-à-dire avec du personnel privé. Les dix autres sont gérés en «régie directe», avec du personnel de l'État. Les deux régies fonctionnant sous la tutelle de Restopolis, qui définit toutes les procédures, normes et standards y relatifs.

Dans une réponse parlementaire formulée ce mercredi, Claude Meisch (DP), le ministre de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse certifie que «la qualité et l'offre des plats sont similaires dans tous les établissements exploités par Restopolis», et ce, «qu'il s'agisse d'un site de la régie directe ou de la régie privée.» Pour Claude Meisch, il est donc clair que «le recours à des prestataires privés n'impacte aucunement la qualité des plats et des prestations.»

Le ministre DP ajoute que «Restopolis travaille actuellement en sous-traitance avec trois sociétés: Dussmann Catering, äResto et Les Internats Jacques Broquart.» Interrogé par David Wagner (Déi Lénk), Claude Meisch évoque la fréquentation exponentielle des restaurants scolaires et universitaires.

Ainsi, alors que 813.807 repas ont été distribués en 2005, ce sont pas moins de 2.682.531 qui ont été cuisinés en 2019, soit une croissance fameuse de 230%. Cette donnée correspond à une moyenne de 15.200 plats servis par jour d'ouverture, à l'attention de 70.000 clients parmi les 153.011 élèves et étudiants de la population scolaire et universitaire globale.  

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