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Le président de la République à la Résidence de France: Ce que Hollande a dit aux Français du Luxembourg
Luxembourg 10 3 min. 06.03.2015 Cet article est archivé

Le président de la République à la Résidence de France: Ce que Hollande a dit aux Français du Luxembourg

Luxembourg 10 3 min. 06.03.2015 Cet article est archivé

Le président de la République à la Résidence de France: Ce que Hollande a dit aux Français du Luxembourg

Etape obligatoire de cette visite officielle: la Résidence de l'ambassade de France et les Français du Luxembourg auxquels François Hollande a rendu hommage.

PAR VIRGINIE ORLANDI

Etape obligatoire de cette visite officielle: la Résidence de l'ambassade de France et les Français du Luxembourg auxquels François Hollande a rendu hommage.

"Vous représentez la France dans divers domaines privés, culturels ou industriels et vous êtes notre succès ici, c'est pour cette raison qu'il y a une telle relation de confiance entre la France et le Luxembourg. Vous êtes les Français du Luxembourg", a déclaré François Hollande devant un parterre d'une centaine de personnes réunies à la Résidence de l'ambassade de France à l'occasion de sa venue.

Et c'est sous les applaudissements d'une foule heureuse, même si elle l'a attendu près de deux heures, que le chef de l'Etat a conclu son discours avant de prendre un véritable bain de foule parmi les iPhone et autre Samsung passant de main en main pour avoir un souvenir avec François Hollande.

Et le président de la République n'est pas avare de son temps: il serre les mains et échange quelques mots avec différentes personnes, se prête au jeu des photos.

Dans son discours, il l'a dit: il est fier des Français du Luxembourg, de leur engagement, de leur volonté de promouvoir la France et ses valeurs, la langue française, la francophonie. Mais il n'oublie pas les frontaliers: "Vous êtes 40.000 Français au Luxembourg mais tous les jours, 80.000 frontaliers viennent exercer ici leur savoir-faire et je veux également les saluer".

Dans l'après-midi, François Hollande s'est rendu à Belval et a découvert le site de l'université: "6.000 étudiants fréquentent les lieux", explique-t-il, " dont 800 sont de nationalité française. La langue française a toute sa place au Luxembourg et d'ailleurs ses dirigeants œuvrent pour la préserver et la promouvoir", poursuit-il en se tournant vers Xavier Bettel qui acquiesce.

Mettre un terme aux clichés

Le chef de l'Etat semble ensuite accéder à une demande de ce dernier: "On m'a demandé de mettre un terme aux clichés", reprend-il en regardant le Premier ministre luxembourgeois, "Le Luxembourg n'est pas le pays de la fiscalité et des tax ruling, c'est un grand pays industriel. La France et le Luxembourg ne doivent pas perdre la confiance qu'ils ont l'un pour l'autre. J'ai d'ailleurs été personnellement très touché par les témoignages d'amitié du Grand-Duché au moment des attentats en France".

Le meilleur, pas le pire

Le souvenir des attentats de janvier et le massacre de Charlie Hebdo fige quelque peu l'assemblée qui semble tendre alors encore plus l'oreille: "Je me souviens que le 11 janvier dernier, lors de la marche républicaine, le Luxembourg était à nos côtés comme 4 millions de Français", poursuit le président de la République, "Nous partageons les mêmes valeurs et je remercie Xavier Bettel d'avoir été là. Si nous sommes aimés, c'est parce que nous donnons le meilleur, pas le pire".

Un petit voisin à surveiller

Mais le chef de l'Etat reprend vite sur un ton plus léger en rendant hommage au Luxembourg: "Chaque fois que nous faisons quelque chose de bien en France, le Luxembourg est à nos côtés. Il va falloir surveiller car ce pays est souvent plus novateur que nous pour certaines choses, mais nous en parlerons une autre fois", conclut-il en souriant.

Les Français dans la rue

Les Français du Luxembourg n'étaient pas que dans les salons cossus de la Résidence de l'ambassadeur, de nombreuses personnes ont attendu François Hollande dans la rue le long des barrières de sécurité, rue Notre-Dame et le long de la devanture de l'hôtel Cravat.

Et à l'arrivée comme au départ du chef de l'Etat, les flashs des smartphones ont crépité.




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