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Le pays adapte sa loi «aux nouveaux usages»
Luxembourg 2 min. 08.01.2021

Le pays adapte sa loi «aux nouveaux usages»

Pour François Bausch (Déi Gréng), cette nouvelle réforme doit surtout permettre aux différents acteurs d'apporter «la meilleure qualité de service possible.»

Le pays adapte sa loi «aux nouveaux usages»

Pour François Bausch (Déi Gréng), cette nouvelle réforme doit surtout permettre aux différents acteurs d'apporter «la meilleure qualité de service possible.»
Photo: Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 08.01.2021

Le pays adapte sa loi «aux nouveaux usages»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Dans un an, les véhicules de location avec chauffeur (VLC) auront plus facilement droit de cité au Grand-Duché. Une petite révolution dans un secteur réformé pour la dernière fois en 2016. Explication des enjeux avec François Bausch, ministre de la Mobilité.

A compter du 1er janvier 2022, les services de VLC seront encouragés au Luxembourg. Cela fait-il suite à des demandes de la part de sociétés internationales comme Uber?

François Bausch (Déi Gréng) - «Non, pas du tout. Cela est plutôt le résultat des réflexions menées depuis 2016 et la dernière réforme des taxis et surtout le fait que la législation actuelle n'était plus adaptée aux nouveaux usages. C'est pourquoi le nouveau texte prévoit de faire une distinction claire entre le service offert par les taxis et celui proposé par les VLC.


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Attendue avant la fin 2020, la nouvelle réforme du secteur des taxis a été validée ce vendredi en Conseil de gouvernement. Avec comme principale nouveauté l'introduction d'un cadre pour les voitures de location avec chauffeur. Objectif: faire baisser le prix des courses.

Il existe donc deux grandes différences: la première tient dans le fait que le service d'un VLC doit forcément être commandé avant le début de la course, via une application ou toute autre plateforme. La seconde que le prix est fixé avant le départ. Les taxis, eux, peuvent être pris de manière spontanée et le prix final n'est pas connu avant la fin de la course.

Le but affiché de cette nouvelle réforme consiste en la baisse des tarifs pour les consommateurs. C'était aussi le but de la dernière réforme alors que les prix constatés ont en réalité augmenté, de votre propre aveu...

«Le but tient surtout d'avoir la meilleure qualité de service possible et des règles claires pour tous. Ces deux points sont importants. Il se peut d'ailleurs très bien que les prix d'un VLC soient plus chers que ceux d'un taxi, chaque système ayant ses avantages et ses inconvénients. 


Wirtschaft, Lokales, Illustration, Findel, Taxi, Taxis, Abholdienst  Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
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Si la réforme de 2016 avait permis au gouvernement de reprendre la main sur un secteur jusqu'alors opaque, son objectif de réduire la facture pour les usagers n'a pas été atteint. La faute, selon les principaux concernés, aux exigences écologiques imposées par François Bausch.

Il est important également que les deux systèmes aient des règles communes, comme le fait de devoir respecter les conditions liées aux minimums légaux ou à l'affiliation à la Sécurité sociale. Ou bien encore que les chauffeurs de VLC doivent également passer un examen leur permettant d'exercer, comme les chauffeurs de taxi. A terme, je peux d'ailleurs m'imaginer que des sociétés de taxis proposent ces deux services, comme c'est déjà le cas à l'étranger.

La future réforme abolit également certaines dispositions que vous aviez introduites en 2016 pour mieux contrôler le secteur. Notamment les restrictions géographiques ou le plafonnement du nombre de licences. Pourquoi cette volte-face?

«Les restrictions géographiques n'avaient pas de sens sur notre territoire, trop petit pour une telle règle. Désormais, les véhicules pourront circuler partout pour leur apporter une certaine flexibilité. Idem en ce qui concerne le nombre de licences autorisées. 


Taxi
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La profession de chauffeur de taxi met les warnings. L'avancée d'une heure (de minuit à 23h) de la fin de la vie nocturne a porté un coup à l'activité de transports. Le métier connaît ses premières faillites et dénonce un régime de chômage partiel désavantageux pour les conducteurs.

Car pendant le confinement, nous nous sommes rendu compte que les sociétés qui avaient beaucoup de licences ont été contraintes de retirer plusieurs de leurs véhicules de la circulation, faute de demande. Dans le nouveau système, ces sociétés pourront facilement réduire ou augmenter le nombre de licences pour s'adapter et proposer le meilleur service possible.»

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