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Le patronat salue «un échange constructif»
Luxembourg 2 min. 10.06.2020 Cet article est archivé

Le patronat salue «un échange constructif»

Est-ce que le signe adressé par Dan Kersch signifie que la tripartite aura bien lieu? On peut le croire.

Le patronat salue «un échange constructif»

Est-ce que le signe adressé par Dan Kersch signifie que la tripartite aura bien lieu? On peut le croire.
Photo : Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 10.06.2020 Cet article est archivé

Le patronat salue «un échange constructif»

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
L'Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) a apprécié l'entrevue accordée par Xavier Bettel et sept de ses ministres mercredi matin. Même si rien ne presse encore à ses yeux, l'organisation patronale se dit prête à participer à une tripartite.

Les syndicats salariés d'abord, les représentants du patronat ensuite : tel était le menu du petit-déjeuner, ce mercredi matin, pour le Premier ministre. Et visiblement, Xavier Bettel (DP) a réussi son coup. Car aussi bien l'OGBL, le LCGB et la CGFP que l'Union des entreprises sont ressortis «satisfaits» de ce rendez-vous. Les astres semblent donc alignés pour que la prochaine tripartite puisse être menée sans autre tension que la situation économique du pays.

Et sur ce point, Jean-Paul Olinger se montre mesuré. Même après avoir reçu moult détails et chiffres de la part des ministres présents à la rencontre de Senningen, le directeur de l'UEL tempère celle (Nora Back) et ceux (Patrick Dury et Romain Wolf) qui souhaitent ardemment une tripartite rapide. «Cela ne fait même pas trois mois que cette crise inédite a débuté. On n'en sait pas encore toutes les conséquences exactes, décider de mesures trop tôt pourrait s'avérer contre-productif», estime-t-il.


Une potentielle tripartite «pas avant la mi-juillet»
Demandée avec insistance par les syndicats, la rencontre entre partenaires sociaux et gouvernement pour trouver des solutions à la sortie de crise n'a pas encore reçu l'aval du gouvernement. Pour Dan Kersch, ministre du Travail, l'option serait possible, mais une fois l'état de crise passé, indique-t-il mardi.

Heureux d'avoir eu «un échange constructif» avec une bonne partie du gouvernement, les représentants de l'UEL rappellent que «sur les anciennes crises, c'est toujours avec un décalage que l'impact réel se fait ressentir». Aussi, si tripartite il doit y avoir mi-juillet, comme cela se confirmera sans doute mercredi soir dans l'intervention de Xavier Bettel, pas de problème. Ce mois d'attente ne sera pas trop long pour mieux analyser les choses, et mesurer les effets réels des différents dispositifs décidés. 

«Et puis l'économie du Luxembourg est très ouverte. Il faut aussi voir ce qui se passe chez nos voisins et dans le monde pour envisager de prendre de nouvelles voies», note Jean-Paul Olinger. D'ici là, l'UEL n'attend d'ailleurs rien de plus du gouvernement. L'organisation patronale entend plutôt regarder attentivement comment réagissent ses membres, comment se portent leurs carnets de commandes, comment ils quittent ou non le dispositif de chômage partiel, que dit leur trésorerie. «La tripartite ne sera utile qu'une fois cette analyse faite», rappelle le directeur. A bon entendeur...

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