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Le patronat prêt à retrouver la tripartite
Luxembourg 2 min. 20.11.2019

Le patronat prêt à retrouver la tripartite

Nicolas Buck, «patron des patrons» reste ferme : «Il faut revoir les modalités de travail du Comité permanent du travail et de l'emploi».

Le patronat prêt à retrouver la tripartite

Nicolas Buck, «patron des patrons» reste ferme : «Il faut revoir les modalités de travail du Comité permanent du travail et de l'emploi».
Photo : Gerry Huberty
Luxembourg 2 min. 20.11.2019

Le patronat prêt à retrouver la tripartite

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Au lendemain de la grande mobilisation qui a réuni près de 1.500 personnes à l'appel de l'OGBL, du LCGB et de la CGFP, le président de l'UEL affirme qu'il sera bien présent au prochain Comité permanent du travail et de l'emploi, le 2 décembre.

Les syndicats ont donné de la voix, mardi soir. Nicolas Buck adopte, lui, un ton posé en ce mercredi. Il n'est visiblement pas question pour le président de l'Union des entreprises luxembourgeoises d'attiser le conflit couvant depuis septembre. Cette rupture qui a porté OGBL, LCGB et CGFP à s'unir pour réclamer haut et fort «le maintien du dialogue social à la luxembourgeoise». 

Et le représentant de l'UEL d'affirmer: «Oui, nous allons retrouver ceux que nous considérons comme des partenaires sociaux à l'occasion de la prochaine rencontre du Comité permanent du travail et de l'emploi (CPTE).» Voilà donc reformée la tripartite invitée par le gouvernement. Comme si de rien n'était, ou presque, Nicolas Buck indique que le CPTE reste bien l'instance adéquate pour discuter des questions majeures, «marché du travail, Adem, ITM et autres».


Politik, CGFP, LCGB, OGBL Protestkundgebung, Boycott Patronal du Dialogue Social, Wolff Romain, Patrick Dury et André Roeltgen   Foto: Anouk Antony/Luxemburger Wort
Démonstration de force réussie
OGBL, LCGB et CGFP ont réussi à unir leurs forces, mardi soir. Plus de 1.500 personnes se sont rassemblées pour marquer leur opposition au souhait patronal d'abandonner le Comité permanent du travail et de l'emploi, et plus largement remettre en cause le dialogue social.

 «Mais je ne veux pas me retrouver dans une discussion à seule vocation politique», poursuit le représentant de l'UEL qui préfère toujours parler de dialogue plutôt que de négociations. Une nuance que lui reprochent les syndicats. Voilà donc qui promet de belles retrouvailles pour le rendez-vous du 2 décembre. 

Accusé de «vandalisme social» par le président du LCGB, Nicolas Buck ne bronche pas. Droit dans ses bottes de représentant des organisations et chambres professionnelles patronales, lui préfère évoquer un problème d'interprétation de sa position. 

Ce sont aussi les sociétés qui profitent de la paix sociale

Romain Wolff, président de la CGFP

Il confirme qu'il souhaite que la tripartite, incluant le gouvernement et le ministre du Travail Dans Kersch (LSAP), trouve d'autres méthodes de travail. Lesquelles? «Je verrai avec les intéressés», avance seulement la voix de l'Union des entreprises. Là encore, gare à ne pas brusquer des syndicats désormais sûrs de leur capacité à mobiliser.

«Il faudrait juste que l'UEL comprenne que ce sont, aussi, les sociétés qui profitent de la paix sociale», lançait mardi soir Romain Wolff, au nom de la CGFP. Pas certain que la hache de guerre ne soit définitivement enterrée, même après l'annonce de la venue de Nicolas Buck aux côtés des interlocuteurs sociaux. 


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