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Le parquet se mêle de l'affaire «CSV Frëndeskrees»
Luxembourg 19.03.2021 Cet article est archivé

Le parquet se mêle de l'affaire «CSV Frëndeskrees»

Le parquet se mêle de l'affaire «CSV Frëndeskrees»

Photo: Claude Piscitelli
Luxembourg 19.03.2021 Cet article est archivé

Le parquet se mêle de l'affaire «CSV Frëndeskrees»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Peu de temps après l'annonce officielle, par le CSV, de la démission de Frank Engel, les autorités judiciaires indiquent vendredi après-midi qu'une enquête préliminaire a été lancée. Une perquisition au siège de l'asbl a eu lieu vendredi matin.

Frank Engel devra s'expliquer devant la justice. Dans un communiqué succinct publié vendredi après-midi, le parquet annonce qu'il procédera à «une enquête préliminaire» suite à la dénonciation de faits «en lien avec un contrat de travail entre le 'CSV Frëndeskrees' et Frank Engel». Dans ce cadre, «une perquisition a eu lieu vendredi matin» au siège de l'asbl, indique le parquet.


Frank Engel jette finalement l'éponge
Mis au pilori par les propres membres de son parti, le président du CSV a annoncé vendredi qu'il quittait son poste. Il sera remplacé par les deux vice-présidentes Elisabeth Margue et Stéphanie Weydert.

Cette annonce intervient quelques minutes après l'annonce, par le CSV, de la démission de celui qui était, encore vendredi matin en conférence de presse, pour défendre son poste. Ce dernier y annonçait notamment sa volonté de ne pas quitter ses fonctions avant le congrès national des chrétiens-sociaux, le 24 avril prochain. Dans son communiqué, le CSV indique que «le comité exécutif national (...) a provisoirement transféré les fonctions et les pouvoirs du président du parti aux deux vice-présidentes, Elisabeth Margue et Stéphanie Weydert.»


Contacto , ITV Frank Engel , Präsident CSV , Foto:Guy Jallay/Luxemburger Wort
Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher»
Suspecté d'abus de biens sociaux, le président du CSV s'est défendu, mercredi, de toutes les accusations qui pèsent contre lui. Et estime que le contrat qu'il a signé avec l'asbl «CSV Frëndeskrees» n'a rien d'illégal.

Pour rappel, cette enquête préliminaire fait suite au signalement effectué par plusieurs députés CSV quant à l'existence d'un contrat, d'une durée de sept mois, entre celui qui aura présidé le principal parti politique du Luxembourg entre 2019 et 2021 et l'asbl  'CSV Frëndeskrees'. Au cœur du conflit, le versement d'un salaire de 40.000 euros en échange d'un travail de recherche de donateurs notamment qui n'aurait pas été réalisé. De son côté, Frank Engel assure «ne rien avoir à se reprocher» et assure qu'une clause du contrat prévoyait le remboursement intégral en cas d'échec de la mission confiée.

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