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«Le Nutriscore pourrait faire évoluer les mentalités»
Luxembourg 1 3 min. 10.03.2021 Cet article est archivé
Alimentation

«Le Nutriscore pourrait faire évoluer les mentalités»

Non obligatoire pour les producteurs, la mise en place du Nutriscore devrait permettre de lutter contre l'obésité, phénomène qui touche 15% de la population résidente.
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«Le Nutriscore pourrait faire évoluer les mentalités»

Non obligatoire pour les producteurs, la mise en place du Nutriscore devrait permettre de lutter contre l'obésité, phénomène qui touche 15% de la population résidente.
Photo: AFP
Luxembourg 1 3 min. 10.03.2021 Cet article est archivé
Alimentation

«Le Nutriscore pourrait faire évoluer les mentalités»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Destiné à permettre aux consommateurs de comparer la valeur nutritionnelle des produits, le dispositif déjà en vigueur en Allemagne, en Belgique et en France deviendra bientôt réalité au Luxembourg. Avec comme ambition, notamment, de lutter contre l'obésité.

Mis au point par la France en 2017 avant de conquérir la Belgique en 2019 et l'Allemagne en 2020, la règlementation autorisant le Nutriscore au Luxembourg a été adoptée en mai 2021. Destiné à permettre aux consommateurs de comparer la valeur nutritionnelle des produits industriels mis en vente, le dispositif doit répondre à différents objectifs. Explications avec Jeannette Muller, conseillère au ministère de la Protection des consommateurs.


19.10.10 cactus mersch wiedereroeffnung, ,  bio lebensmittel, photo: Marc Wilwert
Le Luxembourg en pleine réflexion sur le Nutriscore
Le ministère de la Protection des consommateurs poursuit ses consultations dans le but d'introduire un système renseignant les consommateurs sur la qualité des aliments. Pas facile de s'y retrouver entre différents systèmes qui divisent actuellement l'Europe.

L'arrivée annoncée du Nutriscore correspond-elle à la mise en place d'une politique de santé publique ou au fait que le pays se retrouve dépendant, pour son approvisionnement, de pays qui appliquent déjà ce système?

Jeannette Muller - «Le Luxembourg est effectivement un marché très ouvert, raison pour laquelle plein de produits affichant le Nutriscore sont disponibles sur notre marché. Mais le ministère s'intéresse à ce sujet depuis la fin 2019 afin de donner la possibilité aux consommateurs luxembourgeois de pouvoir comparer la valeur nutritionnelle des produits qu'ils ont peut-être l'habitude d'acheter. Et de permettre aux entreprises nationales de l'implémenter sur leurs produits. Avec en toile de fond la lutte contre l'obésité, qui se situe dans la moyenne européenne.

Vous pensez que ce code couleur et ces lettres vont avoir un réel impact sur cette question?

«C'est difficile à dire, mais tous les éléments sont bons pour contrecarrer ce phénomène. Il ne sera certainement pas l'élément unique, mais nous comptons profiter de sa mise en place pour attirer l'attention du consommateur sur les recommandations nutritionnelles et la nécessité de faire attention à son alimentation. Un point important dans le cadre de la politique de santé publique.

Quels sont les bénéfices concrets attendus de ce dispositif et ses inconvénients?

«Outre la comparaison de produits d'une même catégorie pour déterminer celui qui dispose de la meilleure qualité nutritionnelle, le système synthétise, via un algorithme, les tableaux de déclaration nutritionnelle qui comprennent tous les éléments, mais qui sont difficiles à interpréter pour le consommateur. Cela permet de guider vers des aliments plus 'sains'. Pour les inconvénients, il faut savoir que le système exclut les additifs ainsi que les édulcorants et ne tient pas non plus compte du degré de transformation des produits...

Comment comptez-vous contrecarrer ces lacunes?

«Nous allons informer les consommateurs en leur expliquant notamment que les produits qui ne disposent pas du Nutriscore ne sont pas nécessairement plus mauvais, vu que le système est facultatif. La communication reprendra notamment le guide mis en place par Santé publique France qui reprend toutes ces questions techniques.

Les vidéo 360 ne sont pas supportées. Voir la vidéo 360 dans l'app Youtube.

Paulette Lenert, ministre de la Protection des consommateurs, avait annoncé l'introduction du Nutriscore «aux alentours de Pâques». Quand cela va-t-il se concrétiser?

«C'est imminent. Dès que le règlement grand-ducal sera en place, les entreprises pourront mettre sur le marché des produits dotés de ce système. Cela pourrait leur permettre de réfléchir quant aux recettes utilisées et éventuellement de les adapter. On a vu pendant la pandémie que les consommateurs étaient attentifs aux produits locaux, c'est pourquoi je pense que ce dispositif pourrait faire évoluer les mentalités.

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