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Le nouveau poste «un peu fou» de Marc Angel
Luxembourg 3 min. 21.02.2020

Le nouveau poste «un peu fou» de Marc Angel

Marc Angel ne veut pas rester caché à Bruxelles ou à Strasbourg.

Le nouveau poste «un peu fou» de Marc Angel

Marc Angel ne veut pas rester caché à Bruxelles ou à Strasbourg.
Photo: Guy Wolff
Luxembourg 3 min. 21.02.2020

Le nouveau poste «un peu fou» de Marc Angel

Olivier TASCH
Olivier TASCH
Fraîchement arrivé dans l'hémicycle de Strasbourg, Marc Angel (LSAP) livre, ce vendredi, ses premières impressions sur son nouveau mandat. Le député européen doit prendre le pli du jargon européen et espère que l'UE obtiendra les moyens de ses ambitions.

Quand un élu se veut proche des citoyens, il doit soigner sa communication. C'est ainsi que le député européen Marc Angel (LSAP) livrait, ce vendredi, ses premières impressions, 66 jours après son entrée en fonction. Il a pris la relève de son camarade Nicolas Schmit, nommé Commissaire européen à l'Emploi et aux Droits sociaux. 


Luxtimes, Nicolas Schmit citizens dialogue, Foto: Lex Kleren/Luxtimes
«Le Green Deal, un énorme gisement d'emplois»
Invité à un dialogue citoyen, organisé à Belval ce lundi, Nicolas Schmit, le commissaire européen à l'Emploi et aux Droits sociaux a balayé les grands dossiers dont il a hérité. Pour l'ancien ministre LSAP du Travail, le pacte climatique pourrait offrir de nombreux débouchés.

Si la politique européenne est souvent décrite comme une tour d'ivoire, Marc Angel affirme précisément ne pas vouloir «disparaître à Bruxelles ou Strasbourg». Et pour ne pas se faire oublier, le contact avec les citoyens lui semble primordial.

 Tout comme il s'agit aussi de rester le plus proche possible des collègues socialistes. Car Marc Angel aime à le rappeler, il défend avant tout la position de son parti.

Une grosse différence de rythme

Ne pas disparaître cela revient aussi à garder un lien avec les députés nationaux. «La commission parlementaire Affaires étrangères et européennes se réunit le lundi matin cela nous permet de maintenir un lien direct». Ensuite, les députés européens prennent la direction du Parlement européen pour quatre jours de travaux. 

«La principale différence avec un mandat national c'est le rythme», note celui qui a siégé pendant seize ans à la Chambre. «Tout le travail est concentré du lundi au jeudi. Je me retrouve à gérer une équipe de quatre personnes et un site internet. Au début c'est déroutant. C'est même un peu fou, entre les "breakfast meeting" et "working dinner".» Le député doit aussi se familiariser avec le jargon européen qui use et abuse de la langue anglaise. «On n'utilise pas ces termes par snobisme mais parce que c'est le fonctionnement ici. Il faut prendre le pli.»

Le travail de Marc Angel se concentre essentiellement sur les questions traitées au sein des trois commissions parlementaires dont il est membre. Entre affaires sociales, économiques et monétaires ou encore celles qui concernent le marché intérieur. Un travail de concert avec les cinq autres députés luxembourgeois dans le but de «couvrir un maximum de champs politiques pour le Grand-Duché». 

«Slogans vides»

A l'heure où les chefs d'Etat et gouvernement des 27 négocient le budget pour la période 2021-2027, «le Parlement veut faire entendre sa voix», relève Marc Angel. Le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, propose de faire passer le budget à 1,074% du revenu national brut (RNB) de l'UE, soit un montant de 1.095 milliards d'euros.  

La Commission européenne imagine plutôt une enveloppe à 1,1% du RNB. Du côté du Parlement européen, codécisionnaire en la matière, on se montre plus ambitieux avec 1,3% du RNB.  «Sans moyens financiers, on ne peut pas faire grand-chose. Les ambitions du Green new deal, de la transformation numérique ou du renforcement géopolitique de l'UE risquent de rester des slogans vides.»