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Le monde du travail annihilerait l'envie de rire
Luxembourg 2 min. 21.10.2020

Le monde du travail annihilerait l'envie de rire

Pendant la quarantaine d'années que dure la vie professionnelle, le nombre de rires et de sourires serait nettement inférieur à celui enregistré avant et après, selon les conclusions d'une étude menée par l'université américaine de Stanford.

Le monde du travail annihilerait l'envie de rire

Pendant la quarantaine d'années que dure la vie professionnelle, le nombre de rires et de sourires serait nettement inférieur à celui enregistré avant et après, selon les conclusions d'une étude menée par l'université américaine de Stanford.
Photo: Getty Images/Maskot
Luxembourg 2 min. 21.10.2020

Le monde du travail annihilerait l'envie de rire

La fréquence des sourires et des éclats de rire diminuerait fortement à partir de 23 ans, selon une récente étude de l'université de Stanford réalisée auprès de 1,4 million de personnes réparties dans 166 pays. Un âge qui correspond à l'arrivée dans la sphère professionnelle.

(Jmh) - Si un enfant de quatre ans peut rire jusqu'à 300 fois par jour, un quadragénaire parvient à ce même résultat en dix semaines, à en croire les conclusions d'une étude réalisée par deux professeurs de l'université américaine de Stanford. Menée dans 166 pays auprès de 1,4 million de personnes, l'enquête révèle que la fréquence des rires et des sourires diminue à partir de l'âge de 23 ans. Âge moyen d'entrée dans le monde du travail, selon les données recueillies par Jennifer Aaker, professeur de psychologie, et Naomi Bagdonas, chargée de cours à l'université.


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Citées dans The Times, les deux chercheuses estiment que «nous grandissons, nous entrons dans la vie active et nous devenons soudainement 'des personnes sérieuses et importantes'», au point «d'échanger le rire contre des cravates et des pantalons». Autrement dit, «lorsque nous arrivons sur le marché du travail, terminé la rigolade», estiment les auteurs de l'étude puisque les données recueillies indiquent que la courbe du rire ne se réactive qu'à 70 ans, «ce qui laisse 47 années très sérieuses», estiment-elles.

Pourtant, rire ou sourire constituerait un élément indispensable au sein du monde professionnel, puisqu'amenant le cerveau à produire de la dopamine, de la sérotonine ou bien encore de l'endorphine, des substances chimiques qui réduisent le stress. Un constat qui pousse Jennifer Aaker, citée par le quotidien britannique, à estimer que «l'humour est un super-pouvoir très sous-estimé» au sein des entreprises. Idem en ce qui concerne le sens de l'humour, considéré par les conclusions de l'étude, comme déterminant puisque les supérieurs hiérarchiques dotés de cette particularité seraient plus respectés par les membres de leur équipe.


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Au Luxembourg, aucune analyse portant spécifiquement sur cette question n'a été menée, selon le Statec. Si un tableau de bord dédié au «PIBien-être» existe bel et bien, ce dernier ne prend pas en compte la notion de rire ou d'humour. «Car cette notion reste subjective, soumise à la saison où la question a été posée et difficilement quantifiable de manière scientifique», précise un statisticien. L'approche grand-ducale préfère donc se pencher sur les notions négatives, plus facilement enregistrables. A noter ainsi que le niveau de «satisfaction à l'égard de l'existence» s'établit à une moyenne de 7,5 sur échelle allant jusqu'à 10. Un score identique depuis 2016.

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