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Le ministère de la Culture recherche 30.000 m2 de dépôt
Luxembourg 2 min. 29.10.2019 Cet article est archivé

Le ministère de la Culture recherche 30.000 m2 de dépôt

Les trésors sont nombreux dans les collections publiques, mais se pose le problème de leur entreposage et de leur conservation.

Le ministère de la Culture recherche 30.000 m2 de dépôt

Les trésors sont nombreux dans les collections publiques, mais se pose le problème de leur entreposage et de leur conservation.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 2 min. 29.10.2019 Cet article est archivé

Le ministère de la Culture recherche 30.000 m2 de dépôt

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Les instituts culturels du pays manquent d'espaces de stockage pour les œuvres d'art, les archives ou les pièces archéologiques collectionnées depuis des années. Les services de la ministre Sam Tanson sont donc en quête d'un lieu unique pour rassembler ces trésors.

Il y en a partout. Des tableaux, des vieux papiers, des fossiles, des sculptures, des livres, des objets d'art ou d'artisanat, des pièces industrielles, des œuvres, des vêtements, des vieilles pierres comme des jeunes créations. Bref, les musées et autres instituts culturels débordent. Au point que les 18.538 m2 de dépôts actuellement occupés en dehors de leurs propres bâtiments ne leur suffisent plus. Bref, un déménagement s'impose.

Il est vrai qu'obligation est faite de stocker et préserver tout ce patrimoine commun au Grand-Duché. Même si la notion de «collection publique» n'est actuellement pas définie par le droit luxembourgeois, il est clair qu'elle existe déjà de fait. Et que cette collection étouffe, faute de place. Qu'on se rassure: le ministère de la Culture s'est lancé à la recherche d'un nouveau lieu d'hébergement pour l'ensemble de ses biens. Dans une réponse parlementaire, la ministre Sam Tanson (Déi Gréng) l'a assuré au député Marc Bauler (DP) qui l'interrogeait sur le problème.

Dédale de hangars

Les services du ministère ont d'ailleurs déjà procédé à un inventaire des stockages existants pour ces biens culturels. Et là, chacun fait comme il peut. Ainsi, le Musée national d'Histoire et d'Art dispose de locaux propres, mais par ailleurs de deux dépôts. Son cousin d'Histoire naturelle (MNHN) occupe un dépôt à Kehlen pour compléter ses locaux du Grund. Le Centre national de recherches archéologiques a certes investi des locaux à Bertrange, mais disperse ses objets à travers dix sites, dont trois provisoires, tandis que le Mudam dispose de deux dépôts supplémentaires. 

Un dédale de hangars dans tout le pays qui force le ministère de la Culture à reconnaître que «cette dispersion ne saurait être dans l'intérêt d'une bonne conservation, restauration ou circulation des œuvres concernées». Passé ce premier inventaire, une évaluation des espaces nécessaires a donc été entreprise par l'Administration des bâtiments publics. C'est clair: le besoin de surface est criant. En plus des 18.538 m2 actuellement occupés, l'attente porterait déjà sur 13.500 m2 supplémentaires.

Empiler et déplacer 

Alors, voilà une mission pour Sam Tanson et ses services: trouver le bâtiment de 30.000 m2 existant capable d'accueillir l'ensemble des collections en mal d'espace.  Mais il est aussi possible que tout ce capharnaüm ne trouve refuge dans une construction future. Resterait alors à trouver le terrain correspondant à la surface exigée. 

Pour l'heure, aucune date de déménagement n'est encore évoquée. Les Musées et leurs semblables devront encore empiler et déplacer leurs trésors pendant quelques années.


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