Changer d'édition

Le manque de décharges préoccupe la Chambre
Luxembourg 3 min. 11.02.2022 Cet article est archivé
Secteur de la construction

Le manque de décharges préoccupe la Chambre

Après deux ans seulement, la décharge de déchets de construction de Strassen était remplie. Les matériaux livrés se composent à 95% de terre excavée et à 5% de gravats.
Secteur de la construction

Le manque de décharges préoccupe la Chambre

Après deux ans seulement, la décharge de déchets de construction de Strassen était remplie. Les matériaux livrés se composent à 95% de terre excavée et à 5% de gravats.
Photo: Guy Jallay
Luxembourg 3 min. 11.02.2022 Cet article est archivé
Secteur de la construction

Le manque de décharges préoccupe la Chambre

Chaque canton du pays devrait avoir au moins un site de déchargement pour les gravats. Or, ce n'est pas le cas. La ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng) reste vague.

(MKa avec Marco Meng) - «Si nous voulons une politique ambitieuse en matière de logement et d'infrastructures, nous avons également besoin d'infrastructures régionales pour le stockage des terres», a déclaré jeudi la Fédération des artisans sur Twitter, peu avant que le problème ne soit débattu à la Chambre des députés.

Au Luxembourg, les décharges pour les terres excavées sont rares - bien trop peu pour l'activité de construction dans le pays et avec un temps d'accès bien trop long pour les camions, critiquent les entreprises de construction. Selon les études, le pays a besoin de 15 décharges, mais seules huit sont actuellement en service. Chaque jour, le Grand-Duché produit environ 30.000 tonnes de déblais, alors qu'il n'existe des capacités de stockage que pour environ 20.000 tonnes.

Les entreprises de construction ne savent plus quoi faire des gravats, qui sont avant tout de la terre naturelle. Depuis que le volume de décharge autorisé à Sassenheim a été considérablement réduit, les camions doivent se rendre plus au nord et utilisent désormais principalement la décharge de Colmar-Berg - la plus grande du pays - où jusqu'à 10.000 tonnes de terre s'ajoutent désormais chaque jour. Si aucune solution n'est trouvée rapidement, les premiers chantiers devront bientôt être fermés et les employés qui y travaillent mis au chômage partiel, dit-on dans le secteur.


31.05.2005. Decharge Muertendall. Foto:Tessy Hansen 3
Le futur de la gestion des déchets préoccupe
Et si, dès 2030, la décharge de Muertendall ne pouvait plus accueillir de déchets ménagers? Le ministère de l'Environnement l'envisage, le Syndicat intercommunal pour la gestion des déchets ménagers et encombrants de la région Est (Sigre) s'en inquiète.

Le député CSV Jean-Paul Schaaf a voulu savoir ce qui est fait pour résoudre ce problème. Selon le règlement grand-ducal, chaque région du pays doit avoir au moins une décharge, ce qui n'est pas le cas actuellement. Il a fait remarquer que la durée restante de six ans dont dispose Colmar-Berg est réduite de moitié par la ruée actuelle. Huit nouvelles décharges seraient au moins nécessaires pour que les entreprises puissent planifier à long terme. La majeure partie des déchets provient de projets de construction publics.

Trouver de nouvelles surfaces est la tâche des exploitants de décharges privées, mais c'est une tâche complexe. «Où en sommes-nous? Où en sommes-nous?» voulait savoir le député.

Carole Dieschbourg ne donne pas de date

«C'est un problème qui existe depuis des décennies», a déclaré la ministre de l'Environnement Carole Dieschbourg (Déi Gréng). «Tout le monde doit faire le chemin ensemble pour résoudre le problème.» La ministre a rappelé que le règlement avait été simplifié l'année dernière et que le ministère de l'Environnement avait un rôle de coordination entre les communes et les entreprises.

«La régionalité est un élément important pour ne pas devoir aller loin», a déclaré la ministre. Mais il faut également tenir compte de critères tels que l'impact sur les personnes, le trafic, la nature et la protection des eaux. Avec le nouveau règlement, les quantités de déchets de construction seraient relevées tous les trois mois, mais tous les acteurs n'auraient pas encore transmis les chiffres de 2021. Près de Differdange, il y a sept décharges et en février 2020, un comité a été convoqué avec toutes les parties concernées afin d'obtenir une vue d'ensemble et de résoudre le problème.

Dès que la procédure commodo pour l'autorisation d'exploitation, l'autorisation pour l'eau et l'autorisation pour la protection de la nature sera terminée, il sera possible d'agrandir la décharge de quelques millions de mètres cubes et de l'utiliser pendant dix ans. Le thème à l'avenir doit être «d'éviter les déblais de terre», selon Madame Dieschbourg.

Suivez-nous sur Facebook, Twitter et abonnez-vous à notre newsletter de 17h.


Sur le même sujet

Le secteur de la construction apparaît parfois démuni lorsqu'il s'agit de stocker les plus de 7,5 millions de tonnes de gravats produites chaque année. Un problème qui pourrait nuire à la vitesse d'exécution des grands chantiers
In Luxemburg herrscht seit Jahren ein ungebrochener Bauboom: In den Bauschuttdeponien wie hier in Colmar-Berg herrscht Hochbetrieb.
Carole Dieschbourg, la ministre de l’Environnement, a réaffirmé la volonté du gouvernement. Il n'y aura pas d’autorisation de nouveaux dépôts de matières sidérurgiques ou inertes sur le site avant le terme des évaluations des incidences sur l'environnement.
Lokales,Déponie Crassier Differdange, Arbed,Arcelor. Foto: Gerry Huberty/Luxemburger Wort
Désormais, le ministère de l'Environnement, ArcelorMittal et les représentants des communes de Sanem et Differdange se retrouveront au moins tous les quatre mois pour évoquer le site potentiellement source de pollutions.