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Le lycée fête ses trente ans ce week-end: Le Vauban «est en pleine forme!»
Luxembourg 5 min. 07.11.2014 Cet article est archivé

Le lycée fête ses trente ans ce week-end: Le Vauban «est en pleine forme!»

Michel Hiebel: "Le grand message est que nous voulons aussi faire passer des valeurs. C'est ce qui manque le plus dans le monde qui nous entoure"

Le lycée fête ses trente ans ce week-end: Le Vauban «est en pleine forme!»

Michel Hiebel: "Le grand message est que nous voulons aussi faire passer des valeurs. C'est ce qui manque le plus dans le monde qui nous entoure"
Photo: Anouk_Antony
Luxembourg 5 min. 07.11.2014 Cet article est archivé

Le lycée fête ses trente ans ce week-end: Le Vauban «est en pleine forme!»

Le Lycée français Vauban souffle ses trente bougies ce week-end. Qui l'a initité? Comment se porte le trentenaire? Et quels sont ses projets? Michel Hiebel, le proviseur, nous répond.

Le Lycée français Vauban souffle ses trente bougies ce week-end. Qui l'a initité? Comment se porte le trentenaire? Et quels sont ses projets? Michel Hiebel, le proviseur, nous répond.

Le Lycée Vauban est né il y a trente ans. Racontez-nous...

«Il y a trente ans, un groupe d'expatriés français qui avait des enfants scolarisés à l'Ecole française de Walferdange a voulu donner une suite à cette scolarisation. Ils ont eu un projet un peu fou: créer un collège pour y scolariser les enfants de l'école primaire de Walferdange. Au départ il y avait quatre ou cinq parents! Finalement, le mardi 16 septembre 1984, il y avait 8 professeurs et 14 élèves de 6e devant la porte de l'ancienne Ecole européenne, le bâtiment qui abrite aujourd'hui l'Institut national des langues, boulevard de la Foire à Luxembourg.

Les premiers élèves du collège ont grandi et arrivés en 3e, il y a eu une pause d'un an avant que n'ouvre le Lycée français au Limpertsberg à la Rentrée scolaire 1989. Le collège devient lycée avec l'ouverture d'une classe de seconde dans des containers qui se trouvaient de l'autre côté de l'avenue Joseph Sax.

Les élèves mangeaient alors au Lycée Michel Lucius et au Lycée technique du Centre. En 1990, il y avait environ 140 élèves répartis en sept classes (de la 6e à la 1ère). En 1991, pour la première fois, des élèves du Vauban, passent leur bac. Le développement des effectifs a ensuite été très linéaire. Il n'y a jamais eu de baisse, ni de pause.

Durant tout ce temps, il y a une personne qui a plus particulièrement suivi le lycée et qui le suit toujours, c'est Henri de Crouy-Chanel. Il est encore présent aujourd'hui à tous les conseils d'administration. Il est toujours aussi actif, donne son temps, son avis pour faire avancer le lycée et est très écouté. Toujours en tant que bénévole et parent d'élève».

De quelle manière le trentenaire soufflera-t-il ses bougies?

«Comme pour tout anniversaire, il y aura évidemment un gâteau! Ce vendredi soir près de 350 convives participeront à la séance académique pour célébrer les 30 ans du lycée en présence des personnalités qui ont fondé le lycée comme Henri de Cruy-Chanel, Efrem Rovinalti ou Benoît Marzloss et des personnalités locales, tout comme le ministre de l'Education nationale et Lydie Polfer, bourgmestre de la Ville de Luxembourg.

C'est le moment pour chacun de s'exprimer et de faire un bilan d'étape. Mais aussi de remercier ceux qui nous ont aider  jusqu'ici et pour la suite, parce que le but c'est bien d'avancer. Un moment partagé avec la communauté luxembourgeoise et française.

Les lycéens sont aussi associés à cet anniversaire. Ils ont participé en début d'année à un concours de dessin pour développer le logo de l'anniversaire qui figure depuis sur tous le courriers. Samedi soir à 19 heures, ce sont eux qui animeront le spectacle-familles sous forme de cabaret à la salle victor Hugo où sont attendues 700 personnes. Pas moins de 70 élèves monteront sur scène pour présenter "Starlights". Comme nous n'avions pas assez de place pour les répétitions, nous avons travaillé avec l'Ecole Privée Fieldgen à Luxembourg.»

Comment se porte le trentenaire aujourd'hui?

«C'est un établissement qui est en pleine forme! Il est en expansion continue, tant par ses effectifs (le lycée accueille aujourd'hui 1.150 élèves et 140 adultes dont 114 professeurs) que par les changements qui s'y opèrent. Nous regardons notre manière de fonctionner pour nous adapter au futur: les élèves changent, la société change,... aujourd'hui enseigner ce n'est plus seulement faire passer des savoirs et des compétences.

Le grand message est que nous voulons aussi faire passer des valeurs. C'est ce qui manque le plus dans le monde qui nous entoure. Et aucune machine, aucun programme ne pourra faire ce travail dans cet esprit. Mais cela se fera grâce à l'enseignement. L'enjeu du lycée est de grandir tout en gardant un esprit de famille avec des valeurs de famille».

Le trentenaire a-t-il des projets d'avenir?

«Evidemment! Le lycée déménagera vers le Ban de Gasperich où va être naître un Campus francophone. S'appellera-t-il encore Vauban? C'est possible mais ce n'est pas sûr... Normalement l'ouverture du campus est prévu pour la Rentrée 2017-2018. Ce campus francophone rassemblera tout  l'enseignement francophone à Luxembourg.

Ce qui est intéressant pour nous c'est d'avoir cette continuité pédagogique: nous verrons des élèves arriver en maternelle qui nous quitterons en terminale. Nous pourrons surtout clairement afficher à tout le monde les mêmes objectifs avec une direction unique. Cela signifie que nous pourrons donner la ligne de conduite que nous souhaitons et faire passer beaucoup plus de choses qu'à l'heure actuelle. Actuellement l'enseignement francophone se fait sur différents sites et nous avons chacun nos fonctionnements.

Nous travaillons déjà en conseil de cycle commun sur les mêmes objectifs et les mêmes priorités. Nous travaillons sur le harcèlement à l'école ou l'enseignement des langues par exemple. Des chantiers sont en cours dans différents domaines. Tout ce qui est fait actuellement en organisation, formation des professeurs, etc. est déjà fait en fonction de Gasperich. Nous devons arriver sur le site de Gasperich avec une solidité dans la manière dont on va appréhender les difficultés».

Propos recueillis par Maurice Fick


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