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Le Luxembourg, terre d'accueil pour les médecins étrangers
Luxembourg 2 min. 19.08.2014 Cet article est archivé
Santé

Le Luxembourg, terre d'accueil pour les médecins étrangers

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Le Luxembourg, terre d'accueil pour les médecins étrangers

Photo: Shutterstock
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Le Luxembourg, terre d'accueil pour les médecins étrangers

Le Luxembourg n'aurait pas assez de médecins. Une affirmation qu'a laissé sous-entendre un député et qui ne plaît pas du tout à la ministre de la Santé. Voici son explication.

(Ch.L) - Selon le député Gast Gibéryen (ADR), le pays fait face actuellement à une pénurie de médecins. Une information qu'il a fait parvenir à Lydia Mutsch, ministre de la Santé. "Je précise que je ne partage pas le point de vue de l'honorable député", souligne la ministre, "le nombre de médecins s'installant au Luxembourg augmente de manière constante".

"Ce ne sont que de pures approximations, qui ne se basent que sur des suppositions tout à fait hypothétiques", poursuit-elle.

En 2012, le Luxembourg recensait plus 1.000 spécialistes, un peu plus de 400 généralistes et tout juste 400 dentistes. Plus précisément au 31 décembre 2013, le pays recensait 1.520 médecins spécialisés, 656 généralistes et 561 dentistes. Un nombre relativement satisfaisant selon Lydia Mutsch, compte tenu de la taille du pays.

La ministre souligne également que "la formation de médecin-généraliste, enseignée au Luxembourg depuis une dizaine d'années, connaît un succès incontestable au niveau du nombre de diplômés qui, à quelques exceptions près, s'installent au Luxembourg".

Autre précision: le Luxembourg est une terre d'accueil pour les médecins étrangers. "Ceci est dû au conventionnement automatique des médecins et du système de reconnaissance d'un grand nombre de qualifications professionnelles obtenues au sein de l'UE", explique la ministre de la Santé.

Au niveau de l'âge des médecins-généralistes en activité, on constate que la majorité est âgée entre 55 et 59 ans. Un phénomène lié au fait que "les médecins ne commencent en règle générale qu'au-delà de la trentaine vu la longueur de leurs études", commente Lydia Mutsch, "du coup, ils ne prennent pas forcément leur pension à 65 ans". Au niveau des spécialistes, la moyenne d'âge se situe entre 50 et 54 ans.

La ministre de la Santé conclut sa justification en soulignant qu'il est difficile voire impossible de recenser le nombre d'étudiants en médecine en raison du fait qu'ils ne sont pas tous boursiers et que de ce fait, ils ne sont pas recensés par les autorités publiques.