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«Le Luxembourg reste et restera un Etat de droit»
Luxembourg 1 3 min. 07.09.2021
Henri Kox

«Le Luxembourg reste et restera un Etat de droit»

Henri Kox, ministre de la Sécurité intérieure, indique mardi qu'un nouveau paquet de mesures pour améliorer la sécurité sera présenté mi-octobre.
Henri Kox

«Le Luxembourg reste et restera un Etat de droit»

Henri Kox, ministre de la Sécurité intérieure, indique mardi qu'un nouveau paquet de mesures pour améliorer la sécurité sera présenté mi-octobre.
Photo: Anouk Antony
Luxembourg 1 3 min. 07.09.2021
Henri Kox

«Le Luxembourg reste et restera un Etat de droit»

Jean-Michel HENNEBERT
Jean-Michel HENNEBERT
Mis une nouvelle fois en demeure par la bourgmestre de la capitale de renforcer «les moyens humains, matériels et légaux» des policiers, le ministre de la Sécurité intérieure réitère mardi sa volonté de lutter contre la criminalité dans le quartier Gare. Mais rappelle que «cela prend du temps».

L'interpellation musclée d'un homme, samedi soir, par des agents de G4S le long de l'avenue de la Gare continue d'alimenter le débat politique. Alors que Lydie Polfer (DP) assurait lundi qu'elle n'entend pas céder «aux provocations de personnes bien connues des services de police», Henri Kox (Déi Gréng) ne veut pas voir sa stratégie sécuritaire remise en question par «un incident qui fait l'objet d'une enquête du parquet».


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Pour l'heure, le ministre de la Sécurité intérieure, interrogé mardi par nos confrères de la Radio 100,7, assure attendre les conclusions des investigations en cours «pour savoir qui a fait quoi, comment et quand». Surtout, il n'entend pas céder à la pression effectuée par la bourgmestre de Luxembourg-Ville qui réclame à cor et à cri  des «moyens humains, matériels et légaux» supplémentaires pour la police. Référence directe à l'installation de nouvelles caméras de surveillance le long de l'avenue de la Gare ou la possibilité d'expulser les dealers ou les toxicomanes présents dans les halls d'immeuble.

Une approche principalement répressive à laquelle n'adhère pas Henri Kox qui réaffirme «l'existence de différents volets» dans les missions des policiers qui comprennent la répression «mais aussi l'aspect social ou les infrastructures en place». Et le ministre d'assurer que les demandes de Lydie Polfer seraient soit objet à controverse, soit déjà en cours. 

«Je lis beaucoup sur les effets de la vidéosurveillance et les résultats sont mitigés», indique le ministre qui assure toutefois dans la foulée que «le Luxembourg reste et restera un Etat de droit où personne ne sera en mesure de faire ce que bon lui semble».  Autrement dit, le locataire du ministère de la Place de l'Europe ne ferme pas totalement la porte à l'extension du dispositif policier à l'avenue de la Gare, «une fois les analyses effectuées».


Die Befugnisse der Wach- und Sicherheitsdienste, auf die verschiedene Gemeinden mittlerweile zurückgreifen, sind im Gesetz von 2002 nicht klar definiert.
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En revanche, la demande de renforcement des effectifs est en cours avec «la présence, dès l'an prochain, d'une partie des élèves policiers sur le terrain autour de la gare centrale pour lutter contre le sentiment d'insécurité» et la poursuite du projet pilote «remise/reprise» destiné à alléger la charge de travail administratif des agents de police et de permettre aux patrouilles en uniforme de rester plus longtemps sur le terrain.

En vigueur depuis le début de l'année, le dispositif, inspiré de ce qui existe en France, aurait déjà permis «de lutter contre le sentiment d'insécurité». Pour le compléter, le ministre assure que la direction de la police travaille également à «l'élaboration d'un plan de sécurité local» qui doit impliquer les différentes communes du pays, mais aussi les services sociaux tels que les street workers ou les maisons de jeune, voire les services d'urbanisme.  Objectif: créer un groupe de travail regroupant tous les acteurs liés à la sécurité.

De son côté, le gouvernement élabore «un nouveau paquet de mesures» après la tenue au cours des derniers mois de deux débats à la Chambre portant sur les volets répressif et préventif. Ce dernier devrait être présenté à la mi-octobre.

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