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Le Luxembourg recueillera 12 réfugiés mineurs
Luxembourg 8 05.03.2020 Cet article est archivé

Le Luxembourg recueillera 12 réfugiés mineurs

A Mytilène, principale ville de Lesbos. Dans le camp de Moria, sur l'île grecque de la mer Égée, des réfugiés attendent de prendre un ferry direction Athènes.

Le Luxembourg recueillera 12 réfugiés mineurs

A Mytilène, principale ville de Lesbos. Dans le camp de Moria, sur l'île grecque de la mer Égée, des réfugiés attendent de prendre un ferry direction Athènes.
Photo : AFP
Luxembourg 8 05.03.2020 Cet article est archivé

Le Luxembourg recueillera 12 réfugiés mineurs

Maurice FICK
Maurice FICK
«Au XXIe siècle, on ne devrait pas jouer avec la vie des gens qui sont dans la misère», estime Jean Asselborn. Le ministre des Affaires étrangères a annoncé au conseil extraordinaire consacré à la crise migratoire à la frontière gréco-turque que son pays accueillera 12 enfants non accompagnés.

Si «ouvrir les frontières n'est pas une solution» car cela sèmerait notamment «le chaos dans les Balkans», comme Jean Asselborn l'a affirmé pas plus tard que mardi 3 mars, alors il faut soutenir activement la Grèce. Le pays est une nouvelle fois accablé par l'afflux massif de migrants à ses frontières depuis que la Turquie a décidé de les ouvrir à la fin de la semaine passée.

Athènes fait face à la pression mais le chantage d'Ankara, dénoncé par plusieurs dirigeants européens -dont Jean Asselborn- met les 27 Etats membres de l'UE au pied du mur. Au conseil Justice et Affaires intérieures extraordinaire consacré à la situation des réfugiés et migrants à la frontière turco-grecque, mercredi à Bruxelles, les 27 ont discuté des différentes mesures que l'Union européenne pouvait prendre pour améliorer la situation sur le terrain.


Migrants wait next Turkish soldiers as they resumed efforts to enter Europe next to the fences near Pazarkule border gate in Edirne on March 4, 2020. - Migrants and refugees clashed with Greek police on the Turkish border on March 4, 2020, as they resumed efforts to enter Europe, leaving at least one person injured according to AFP correspondents. (Photo by Ozan KOSE / AFP)
Le chantage d'Ankara met les 27 au pied du mur
Visite des dirigeants de l'UE en Grèce et en Turquie, réunion en urgence des ministres mercredi à Bruxelles: les 27 se mobilisent face au chantage d'Ankara qui a décidé de laisser passer les migrants, réveillant le spectre de la crise de 2015.

Le ministre des Affaires européennes luxembourgeois a exprimé sa solidarité avec la Grèce et la Bulgarie et a soutenu l'idée de déployer des effectifs et des moyens supplémentaires. Etant aussi d'avis que «l'Union européenne doit venir en aide à la Grèce», Jean Asselborn a proposé que chaque Etat membre participe à la relocalisation de mineurs non accompagnés pour essayer de résoudre la crise humanitaire sur les îles grecques. 

Pour agir par l'exemple, il a annoncé que «le gouvernement se tient prêt à accueillir dix mineurs non accompagnés». Bien que reconnaissant les efforts de la Turquie en matière d'accueil et d'hébergement d'un grand nombre de réfugiés sur son sol, la décision unilatérale prise par le gouvernement turc d'ouvrir les frontières vers l'Europe «relève du chantage et ferme davantage les portes de l'Union européenne, au lieu de les ouvrir».


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