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Le Luxembourg manque de bras pour faire l'école aux réfugiés
Luxembourg 3 min. 29.03.2022 Cet article est archivé
Guerre en Ukraine

Le Luxembourg manque de bras pour faire l'école aux réfugiés

Au moins 1.500 enfants venus d'Ukraine en âge d'être scolarisés se trouvent actuellement sur le territoire luxembourgeois, selon Claude Meisch.
Guerre en Ukraine

Le Luxembourg manque de bras pour faire l'école aux réfugiés

Au moins 1.500 enfants venus d'Ukraine en âge d'être scolarisés se trouvent actuellement sur le territoire luxembourgeois, selon Claude Meisch.
Photo d'illustration: AFP
Luxembourg 3 min. 29.03.2022 Cet article est archivé
Guerre en Ukraine

Le Luxembourg manque de bras pour faire l'école aux réfugiés

Laura BANNIER
Laura BANNIER
Pour faire face à l'afflux massif de réfugiés venus d'Ukraine, le ministère de l'Education nationale prévoit l'embauche de nouveaux professeurs.

Ils sont 900 à avoir été répertoriés officiellement par le ministère de l'Education nationale. Les enfants réfugiés d'Ukraine en âge d'être scolarisés pourraient en réalité être bien plus nombreux au Luxembourg.  «Vu le grand nombre de personnes qui ne se sont pas encore déclarées auprès des autorités, nous devons partir du principe qu'au moins 1.500 enfants en âge de scolarité se trouvent sur le territoire du Grand-Duché et ce nombre a tendance à augmenter», a ainsi estimé Claude Meisch (DP), ministre de l'Education.


Ukrainian evacuees walk at the Ukrainian-Romanian border in Siret, northern Romania, on March 16, 2022. - More than three million people have fled Ukraine since the start of the invasion, the UN migration agency IOM says. Around half are minors, says the UN children's agency. (Photo by Armend NIMANI / AFP)
Une offre de scolarisation adaptée aux élèves ukrainiens
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Aux défis logistiques posés par l'accueil du flux massif des réfugiés fuyant la guerre en Ukraine, s'ajoute celui de l'obligation scolaire. Mais pour faire l'école à ces nombreux nouveaux élèves, des besoins accrus d'enseignants se font ressentir. Afin de recruter ces nouveaux professeurs, Claude Meisch a informé ce lundi les députés de la Commission de l'éducation du dépôt d'un projet de loi visant l'embauche d'enseignants supplémentaires.

Publié sur le site de la Chambre des députés, le rapport de cette réunion détaille un aménagement des conditions d'accès au métier, afin de pouvoir recruter suffisamment de personnel. Ainsi, les cinq années d'expériences professionnelles ne sont plus nécessaires pour les candidats, qui doivent tout de même justifier d'un niveau B2 dans l'une des trois langues du pays, et d'un accès préalable à des fonctions d'enseignant. Une fois recrutées, ces personnes feront partie du pool des remplaçants et seront affectées aux écoles internationales, nationales ou au régime fondamental.

80 médiateurs interculturels

Les parents des élèves réfugiés ukrainiens pourront décider d'inscrire leurs enfants dans le système scolaire national, ou dans l'une des écoles internationales publiques, qui disposent de sections anglophones. Le ministre de l'Education a tout de même souligné que les écoles luxembourgeoises seront dans l'incapacité d'enseigner le programme ukrainien, tandis que les cours en ligne actuellement proposés par les autorités ukrainiennes ne pourraient être comptabilisés dans le cadre de la scolarité obligatoire de l'élève au Luxembourg.


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Mais le manque d'enseignants n'est pas le seul challenge soulevé par l'arrivée massive de nouveaux écoliers. Ainsi, le projet de loi, qui doit être soumis au vote des députés lors de la séance plénière du jeudi 31 mars, prévoit également le recrutement de 80 médiateurs interculturels ukrainiens. Ces personnes auront pour objectif de faciliter l'intégration des élèves réfugiés en faisant l'intermédiaire entre les nouveaux arrivants et le système scolaire. Ces adaptations au régime de recrutement entreraient en vigueur jusqu'au 31 décembre 2022.

D'autres problèmes restent pour le moment sans réponse, déplore le rapport. Ainsi, les besoins de personnel de garderie supplémentaire, ou de locaux additionnels pour pouvoir y accueillir de nouvelles salles de classe n'ont pas été solutionnés. Pour rappel, 3.870 demandes de protection temporaire avaient été déposées au Luxembourg, en date du 28 mars. La protection temporaire a été accordée dans 765 cas, alors qu'environ 70 à 80 demandes sont actuellement traitées chaque jour. 

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