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Le Luxembourg était lui aussi présent: Près de 2000 personnes sur la place de la Constitution
Luxembourg 13 8 min. 12.01.2015

Le Luxembourg était lui aussi présent: Près de 2000 personnes sur la place de la Constitution

Alors que le monde entier se rassemble ce dimanche en hommage des 17 personnes tuées cette semaine par trois jihadistes français, le Luxembourg était, lui aussi, sur les rangs. Près de 2000 personnes se sont rassemblées place de la Constitution.

(rar - VO) Alors que le monde entier se rassemble ce dimanche en hommage des 17 personnes tuées cette semaine par trois jihadistes français, le Luxembourg était, lui aussi, sur les rangs. Près de 2000 personnes se sont rassemblées place de la Constitution.

La grande-duchesse Maria Teresa, Félix Braz, Carole Dieschburg ou encore Viviane Reding ont pris part à cet élan de solidarité qui s'est tenu en plein cœur de la ville de Luxembourg ce dimanche après-midi.

Alors que "Paris est aujourd'hui la capitale du monde", le Luxembourg se rassemble aux pieds de la Gëlle Fra pour témoigner son soutien au regard de l'épreuve que traverse actuellement la France. 

Plus d'une centaine de personnes dont plusieurs parents avec leurs enfants, étaient présents dès 15 heures sur la place de la Constitution munis de pancartes sur lesquelles était noté "je suis Charlie", "Ech sin Charlie" ou encore de stylos. Le drapeau tricolore et le Roude Léiw ont claqué au vent dans un même élan au son de  la "Marseillaise" et du "Heemecht".

Marseillaise, drapeaux français et "We are Charlie" dans le monde

Marseillaise à Madrid, drapeau français à Londres, "ensemble contre la haine" à Bruxelles et des pancartes "We are Charlie" à Washington: des dizaines de milliers de personnes dans le monde ont exprimé dimanche leur solidarité avec la France, meurtrie par des attentats.

A Montréal, 25.000 personnes ont marché derrière le maire de la ville Denis Coderre et le consul général de France Bruno Clerc, bravant le froid. Dans la foule des drapeaux canadiens, français et québecois et des affichettes "JeSuisCharlie".

Près de 2.000 personnes ont manifesté à Quebec où une affiche géante marqué du slogan planétaire "Je suis Charlie" avait été accrochée sur le bâtiment historique du Parlement québécois.

Le Canada a lui-même été touché en octobre par deux attaques menées par des jeunes radicalisés aux idées islamistes.

A Bruxelles, quelque 20.000 personnes ont marché, sous le slogan "Ensemble contre la haine". "Nous disons notre attachement à la liberté de pensée et d'expression, dans le respect des autres, c'est très important", a commenté le dessinateur belge vedette Philippe Geluck, dans le cortège.

Même mot d'ordre à Vienne ("Ensemble contre le terrorisme"), où 12.000 personnes ont défilé à l'appel du gouvernement autrichien et des communautés religieuses.

A Berlin, 18.000 personnes avaient fait le déplacement devant l'ambassade de France. Beaucoup étaient venus en famille et arboraient des pancartes "Berlin ist Charlie" (Berlin est Charlie"), ou encore "Surmonter la terreur", et même une caricature de Mahomet.

Parapluies noirs à Los Angeles

"We are Charlie" pouvait-on lire en anglais à Washington sur la pancarte tenue par l'ambassadeur de France Gérard Araud, qui a conduit un cortège de plusieurs milliers de personnes entre le musée de la presse et un mémorial aux forces de l'ordre.

La directrice du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde avait fait le déplacement, ainsi que plusieurs ambassadeurs. Les Etats-Unis étaient représentés par la secrétaire d'Etat adjointe chargée des Affaires européennes, Victoria Nuland.

Cinq à six cents personnes se sont rassemblées à Los Angeles où des parapluies noirs portaient le slogan "Je suis Charlie".

Dans la soirée, la cérémonie des Goldens Globes organisée dans la capitale du cinéma a été marquée par de vibrants hommages aux victimes des attentats de Paris.

"Nous ne marcherons pas dans la peur. Nous ne le ferons pas... Alors, 'je suis Charlie'", a dit en français la star hollywoodienne George Clooney en recevant le prix Cecil DeMille, honorant sa carrière et son engagement humanitaire.

Dans un communiqué appelant à intensifier les efforts pour promouvoir la tolérance et la compréhension, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a lui tout particulièrement mis en garde contre des représailles visant les musulmans, à la suite des attentats de Paris.

Dans la matinée, Madrid avait donné le coup d'envoi, avec plusieurs centaines de personnes rassemblées Puerta del Sol pour observer plusieurs minutes de silence, avant d'entonner l'hymne français et déployer un drapeau bleu-blanc-rouge. "C'était un acte terriblement barbare, ils ont attaqué des valeurs universelles", déclarait Angel Freire, un enseignant espagnol retraité de 65 ans.

Les participants ont ensuite rejoint un rassemblement prévu devant la gare d'Atocha, théâtre des attentats islamistes les plus meurtriers commis en Europe, le 11 mars 2004, avec 191 morts.

A Stockholm, 3.000 personnes ont bravé la neige et des températures en-dessous de zéro - et quelques centaines à Oslo - pour brandir des stylos. "Il est important de soutenir la démocratie et la liberté d'expression", selon Goeran Andersson, 72 ans.

A Londres, environ deux mille personnes se sont réunies sur Trafalgar Square, brandissant des crayons et portant des pancartes "Je suis Charlie". Le maire de Londres Boris Johnson a expliqué qu'"aujourd'hui Londres et Paris sont unis dans le deuil, dans l'indignation mais aussi dans la détermination pour se battre pour la liberté".

Dans la soirée, la mairie de Londres a illuminé la façade de la National Gallery, des fontaines de Trafalgar Square ainsi que le Tower Bridge aux couleurs du drapeau français.

En Irlande, 2.000 personnes ont participé à une manifestation, selon la police, avec des pancartes "Je suis Charlie" en langue gaélique.

Refus de la violence

A Athènes, 500 personnes ont marché sur la place Syntagma, au pied du Parlement, un millier à Thessalonique. De même à Genève 500 personnes se sont rassemblées place De Neuve, 2.000 à Lausanne selon la RTS.

A Rome, un millier de personnes se sont rassemblées devant l'ambassade de France, chantant pour certaines la Marseillaise, et autant se trouvaient devant le consulat de France à Milan (nord).

A Lisbonne, quelque 200 personnes ont manifesté.

Hors Europe, 500 personnes ont participé à une cérémonie d'hommage organisée par la mairie de Jérusalem, devant un écran sur lequel était écrit en français "Jérusalem est Charlie".

A Beyrouth, des centaines de personnes se sont aussi retrouvées, dont certaines tenaient un crayon symbolisant la liberté d'expression.

En Afrique, 200 à 300 personnes ont manifesté à Bujumbura, capitale burundaise, pour "un refus de la violence", a déclaré Alexandre Niyungeko, président de l'Union burundaise des journalistes (UBJ), au nom des médias qui ont organisé le rassemblement ajoutant "ceux qui ont attaqué les collègues français nous ont attaqués aussi, ont attaqué le monde".

En Côte d'Ivoire, 500 personnes se sont rassemblées devant l'ambassade de France à Abidjan. "Le gouvernement ivoirien se sent aujourd'hui français car il a été atteint dans sa dignité", a déclaré Affoussy Banba, la ministre de la Communication, à la double nationalité franco-ivoirienne.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Conakry.

En Argentine, des centaines de personnes se sont rassemblées près de l'ambassade de France à Buenos Aires pour dire "Tous Unis" et "Je suis Charlie".

A Cuba, une cinquantaine de journalistes de médias étrangers et des résidents français se sont réunis à La Havane pour rendre hommage à la rédaction de Charlie Hebdo décimée par l'attaque de mercredi.

En Equateur, une centaine de personnes, en majorité françaises, se sont rassemblées à l'Alliance française de Quito. En présence du président équatorien Rafael Correa, elles ont respecté une minute de silence avant d'entonner la Marseillaise.


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