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Le Luxembourg attend aussi la pilule anti-covid
Luxembourg 1 3 min. 27.10.2021
Santé

Le Luxembourg attend aussi la pilule anti-covid

Le directeur de la Santé reste suspendu à l'avis de l'Agence européenne des médicaments sur le "Molnupiravir".
Santé

Le Luxembourg attend aussi la pilule anti-covid

Le directeur de la Santé reste suspendu à l'avis de l'Agence européenne des médicaments sur le "Molnupiravir".
Photo : Gerry Huberty
Luxembourg 1 3 min. 27.10.2021
Santé

Le Luxembourg attend aussi la pilule anti-covid

Patrick JACQUEMOT
Patrick JACQUEMOT
Le laboratoire Merck a développé ce qui semble être le premier médicament contre l'infection liée au coronavirus. Et si la France a déjà passé commande, le Grand-Duché compte s'appuyer sur l'Europe pour bénéficier de ce possible traitement.

Il fallait un premier et, dans la course au traitement contre le covid, le vainqueur pourrait bien être américain. En effet, le laboratoire US, Merck, a semble-t-il trouvé la formule du comprimé antiviral qui pourrait combattre la maladie liée à l'infection au SARS-CoV2 qui a fait ce jour au moins 4,9 millions de victimes dans le monde et causé 843 décès au Grand-Duché. Nom du médicament porteur de bien des espoirs : Molnupiravir ou MSD.


IPO , PK Coronasituation Paulette Lenert und Jean-Claude Schmit , Covid-19 , Foto:Guy Jallay /Luxemburger Wort
«La situation sanitaire est en train de se dégrader»
Alors que la ministre de la Santé a indiqué mercredi faire un geste supplémentaire à destination des personnes non vaccinées, le directeur de la Santé fait le point sur les perspectives sanitaires dans un contexte marqué par une hausse nette des nouvelles infections.

Le 11 octobre dernier, la firme a déposé une demande d'autorisation de mise sur le marché auprès des autorités américaines. Elle vient de le faire aussi auprès de l'Agence européenne des médicaments. L'autorité qui, ces derniers mois, a donné son aval pour l'emploi des quatre vaccins utilisés partout dans l'UE pour réfréner l'épidémie et ses conséquences sur la santé. 

A peine ces dépôts effectués que certains pays passaient déjà des précommandes. A commencer par les Etats-Unis, pour 1,7 million de doses mais aussi la France qui a fait savoir qu'elle était intéressée par l'octroi de 50.000 doses de la pilule. «Ces doses arriveront à compter des derniers jours de novembre ou des premiers jours de décembre, c'est-à-dire dès que les traitements sortiront des chaînes de production», a déclaré Olivier Véran lors d'une audition au Sénat. Pour le Luxembourg, les autorités n'en sont pas encore là.

Ainsi, comme cela avait été le cas pour les commandes de vaccin, le pays (petit marché avec ses 620.000 habitants) s'en remet à la Commission européenne. Celle-ci pourrait venir centraliser les demandes des Etats membres demandeurs. Reste que le directeur de la Santé, le Dr Jean-Claude Schmit, ne cache pas son intérêt pour ce traitement (facilement administrable) si ses effets bénéfiques étaient confirmés. 

Selon le laboratoire américain, qui a effectué des essais sur près de 800 patients, le molnupiravir diminue par deux les risques d'hospitalisation quand il est donné à des patients venant d'être testés covid+. Mais ces données n'ont pas encore été rendues publiques. 

Mais il apparaît que ce médicament (ou ce type de traitement également en cours de développement par les laboratoires Pfizer ou Roche) pourrait changer la donne dans la lutte contre l'épidémie. Il a comme intérêt majeur d'être pris sous forme orale et pourrait donc être utilisé de manière bien plus facile que les traitements intraveineux comme ceux actuellement administrés en cas d'hospitalisation.

Un bémol : le prix

«Imaginez que nous ayons eu (au début de la crise sanitaire) un traitement antiviral qui réduisait de 50% le nombre de cas graves, imaginez l'impact sanitaire dans notre pays au cœur de la première et de la deuxième vague, on aurait eu beaucoup moins de décès et beaucoup moins de cas graves», s'est ainsi enthousiasmé le ministre français à l'annonce de la commande par Paris du médicament.

Bémol : le coût du traitement sera a priori élevé. Il serait question de plus de 650 euros la dose... Mercredi, le laboratoire Merck a toutefois annoncé un accord qui pourrait permettre de diffuser largement dans une centaine de pays pauvres des versions génériques de son médicament anti-covid. Un (beau) geste qui ne s'appliquerait pas aux Etats plus favorisés. 

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