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Le LSAP en crise: Se relever, redresser sa couronne et continuer
Francine Closener en discussion avec quatre socialistes vainqueurs aux élections communales: Manon Bei-Roller, Bob Steichen, Marguy Kirsch-Hirtt et Jean-François Wirtz (de g. à d.).

Le LSAP en crise: Se relever, redresser sa couronne et continuer

Photo: Caroline Martin
Francine Closener en discussion avec quatre socialistes vainqueurs aux élections communales: Manon Bei-Roller, Bob Steichen, Marguy Kirsch-Hirtt et Jean-François Wirtz (de g. à d.).
Luxembourg 3 min. 14.11.2017

Le LSAP en crise: Se relever, redresser sa couronne et continuer

Maurice FICK
Maurice FICK
Après la débâcle électorale du 8 octobre, le temps est venu pour le LSAP de tirer les leçons de sa défaite et de motiver les troupes pour les élections législatives. Le meeting national organisé lundi au Kinneksbond à Mamer devait semer bonne humeur et optimisme.

(mig - Trad. MF) – Après la débâcle électorale du 8 octobre, le temps est venu pour le LSAP de tirer les leçons de sa défaite et de motiver les troupes pour les élections législatives. La meeting national organisé lundi au Kinneksbond à Mamer devait semer bonne humeur et optimisme.

Le LSAP s'est lancé «uni et avec confiance dans les élections communales». Mais le soir du scrutin, la confiance a cédé la place à l'horreur. Une horreur visible sur les mines déconfites des caciques du parti, les élus et les candidats au soir des élections et résumée par des petites phrases comme «Le résultat des élections est dramatique», «Le LSAP est en crise» et «Les gens ne savent plus ce que représente le LSAP. Le LSAP lui-même ne sait plus ce qu'il représente».

Le soutien du parti au pouvoir par l'électorat s'amenuise depuis 2005. Si à cette époque, les socialistes étaient le parti dominant à l'échelle communale en cumulant 35% des suffrages dans les communes au scrutin proportionnel, ils sont tombés à 25,8% des voix cette fois.

La difficile autocritique

Le chef du groupe parlementaire socialiste, Alex Bodry, peut autant qu'il veut, faire l'éloge du travail de la coalition gouvernementale (DP-LSAP-Les Verts), souligner l'apport des socialistes aux réformes et «casser» son ancien partenaire de coalition, le CSV, devenu le chef de file de l'opposition politique. Cela n'aide en rien: une analyse autocritique de la situation est incontournable.

Début novembre, Alex Bodry a exprimé l'idée de développer une discussion critique au sein du parti. Il a surtout montré une chose: à savoir à quel point il est difficile pour les dirigeants du parti de mettre de côté leurs pensées d'autosatisfaction pour laisser place à l'autocritique. C'était aussi très clair lundi soir à Mamer.

Quatre vainqueurs sur l'estrade

Celui qui avait espéré des explications sur les causes de la perte de vitesse électorale a été déçu. La direction du parti, qui a organisé pour la première fois sous cette forme un tel meeting informel avec la base, a préféré présenter aux militants quatre vainqueurs des communales qui sont montés sur l'estrade pour expliquer aux camarades comment on gagne des élections.

Le mot d'ordre de l'événement - une sorte de soirée de divertissement animée par l'ancienne journaliste et Secrétaire d'Etat à l'Economie et à la Défense, Francine Closener - était: se relever, redresser sa couronne et continuer avec conviction. Le vice-Premier ministre, Etienne Schneider, en particulier, ne se lasse pas de réciter son mantra sur l'excellent travail gouvernemental, comme si cela pouvait atténuer la chute libre du LSAP.

L'opinion du chef du groupe parlementaire était un peu plus critique. Après tout, il a demandé que le LSAP, «Parti de la justice globale», «apporte des réponses concrètes dans tous les domaines politiques» et «de rompre avec une attitude de compromis de contraintes et un discours de défense peu attractif».

Un bon social-démocrate

Avec sa capacité à enthousiasmer l'assistance, Etienne Schneider est intervenu à la fin. Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a entre-temps, parlé de démocratie, des réfugiés et de la nécessité d'une politique de défense commune, en glissant qu'un social-démocrate «doit se remettre en question chaque matin en se levant». «Nous ne le faisons pas toujours, mais la plupart du temps tout de même», a plaisanté Asselborn, sachant bien qu'il avait touché la corde sensible.

Visiblement les camarades ont tiré une leçon de la défaite: qu'il faut inclure la base du parti si l'on veut maintenir la cohésion. A présent tous les membres du parti peuvent participer via les médias numériques à la préparation du programme électoral pour les législatives de 2018.


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