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Le LSAP demande 100 euros pour chaque ménage
Luxembourg 4 min. 10.02.2022 Cet article est archivé
Hausse des prix de l'énergie

Le LSAP demande 100 euros pour chaque ménage

Comme les prix de l'essence et de l'énergie augmentent de manière dramatique, le gouvernement doit agir, a demandé le CSV lors d'une heure d'actualité au Parlement ce mercredi.
Hausse des prix de l'énergie

Le LSAP demande 100 euros pour chaque ménage

Comme les prix de l'essence et de l'énergie augmentent de manière dramatique, le gouvernement doit agir, a demandé le CSV lors d'une heure d'actualité au Parlement ce mercredi.
Photo: Marc Wilwert
Luxembourg 4 min. 10.02.2022 Cet article est archivé
Hausse des prix de l'énergie

Le LSAP demande 100 euros pour chaque ménage

Le Parlement cherche des moyens d'alléger la charge des bas salaires face aux coûts élevés de l'énergie. Le CSV et le LSAP font des propositions concrètes.

(tb avec Dani Schumacher) «Nous avons besoin d'un changement de cap clair du gouvernement vers plus de pouvoir d'achat», a déclaré mercredi le coprésident du groupe CSV dans le cadre de l'heure d'actualité sur le renchérissement général demandée par son parti. Pour Gilles Roth, il est en effet clair que ce ne sont pas seulement les bas revenus qui souffrent de l'énorme augmentation des prix, par exemple dans le secteur de l'énergie, mais aussi la classe moyenne, et ce depuis longtemps. Le gouvernement doit enfin agir, car «ce n'est pas seulement la classe moyenne qui s'effondre, mais tout le modèle luxembourgeois». 


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Et parce que les prix du diesel ont plus que doublé depuis le début de l'année, tandis que ceux du mazout ont augmenté de moitié, le CSV demande un plafonnement temporaire des prix du mazout et du gaz. Un tel objectif pourrait être atteint en réduisant temporairement les taxes et les accises, car l'État ne doit pas profiter des prix élevés.

En ce qui concerne l'indemnité kilométrique, Gilles Roth demande qu'elle soit adaptée à l'inflation, en passant de 0,30 à 0,40 euro par kilomètre. 

Peu de marge de manœuvre pour le DP

Mais surtout, il demande une adaptation des valeurs de référence de l'allocation de renchérissement afin que davantage de personnes puissent en profiter. La valeur de référence de base doit être augmentée de 2.250 euros (salaire minimum simple) à 2.700 euros (salaire minimum qualifié). Pour les ménages de plusieurs personnes, la valeur devrait également augmenter de manière significative, selon le député CSV. D'une manière générale, Gilles Roth s'est à nouveau prononcé en faveur d'une adaptation du barème fiscal à l'inflation.

De son côté, le DP ne voit que peu de marge de manœuvre. Son porte-parole André Bauler, mais aussi la ministre des Finances Yuriko Backes (DP), ont surtout fait référence dans leurs discours aux diverses mesures prises par le passé, comme l'augmentation du salaire minimum, du Revis et de l'allocation de renchérissement, la réindexation des allocations familiales ou encore les allègements liés à la réforme fiscale: «Ce gouvernement a déjà aidé les bas salaires à plusieurs reprises», a souligné André Bauler, rejetant énergiquement le reproche du CSV selon lequel le gouvernement aurait «baissé les bras».


A customer looks at an information note while shopping in a supermarket in Budapest's 12th district on February 1, 2022, as the government announced a price stop for several basic foods. - Hungarian Prime Minister Orban had announced price controls from February 1 on several common grocery items in response to rising inflation. The price control is effective until May 1, 2022. (Photo by ATTILA KISBENEDEK / AFP)
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Le député DP a déposé une motion au nom des partis de la majorité, demandant notamment au gouvernement de mettre en place un «soutien ciblé». Si la motion a finalement été adoptée par 33 voix pour, l'opposition n'a cessé de critiquer cette demande, la jugeant trop peu contraignante et trop vague.

Le LSAP s'est en revanche montré beaucoup plus concret. Cécile Hemmen a évoqué un «chèque énergie» et a laissé entrevoir une aide unique de 100 euros pour tous les ménages. En outre, il faut à nouveau augmenter l'allocation de renchérissement pour éviter que les bas salaires aient de plus en plus de mal à joindre les deux bouts: «Nous devons agir rapidement et de manière socialement équitable», a déclaré Hemmen.

François Benoy (Déi Gréng) a trouvé quelque chose à redire à ces propositions. Il pourrait par exemple s'imaginer une subvention unique pour les frais de chauffage et une nouvelle augmentation de l'allocation de vie chère serait également logique, étant donné que le risque de pauvreté est déjà très élevé au Luxembourg. Il faut en effet des mesures à court terme pour contrer l'explosion des coûts. Mais à plus long terme, il faut également agir sur la fiscalité afin d'alléger de manière ciblée les charges pesant sur les bas revenus. 

«Le vert coûte cher»  

L'ADR est bien entendu d'un tout autre avis. Pour Roy Reding, le problème du prix élevé de l'essence est en partie à attribuer à la politique du gouvernement. La taxe sur le CO2 fait inutilement grimper les coûts: «Il faut enfin mettre fin aux augmentations constantes des taxes», a déclaré Roy Reding. Il a parlé d'une politique énergétique verte «mal orientée»: «Le vert coûte cher», conclut-il. Comme on pouvait s'y attendre, le ministre de l'Énergie Claude Turmes (Déi Gréng) a rejeté ce reproche avec véhémence.


PRODUKTION - 11.10.2021, Berlin: Ein Autofahrer tankt ein Auto mit Benzin Super E5 an einer Tankstelle des Mineralölkonzerns Total in der Chausseestrasse. Statistisches Bundesamt gibt am 13.10.2021 Inflationsrate für September 2021 bekannt. Foto: Carsten Koall/dpa +++ dpa-Bildfunk +++
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Myriam Cecchetti (Déi Lénk) voit dans l'explosion des prix avant tout une conséquence de la libéralisation. Une fixation des prix par l'État pour les produits de la vie quotidienne et pour différents services est «préférable à toutes les primes». La prime unique de 100 euros, telle qu'elle est envisagée par le LSAP, est certes mieux que rien, mais elle est loin d'être suffisante pour aider les bas salaires à traverser la crise. 

Sven Clement (Pirate) s'est prononcé, comme Roth, en faveur d'une base plus large pour les valeurs de référence de l'allocation de renchérissement. Il n'a pas apprécié l'argumentation des partis majoritaires, mais surtout celle du DP. La référence aux mesures prises ces dernières années ne résout pas le problème actuel : «Cela n'aide pas les gens aujourd'hui».

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